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Stratégies et innovations Web – Retour sur la journée Infopresse de Québec

Le 10 octobre dernier se tenait à l’hôtel Pur de Québec une journée de conférences organisée par Infopresse. Autour du thème « Stratégies et innovations Web », les 7 conférenciers ont abordé divers sujets tels que le multiplateforme, les données libres, la ludification, le social local mobile (SoLoMo) et les communications gouvernementales.

Notre collègue Anne-Marie Gauthier, webmestre et chargée de projet à Commission de la capitale nationale du Québec, a assisté à une partie de cette journée. Voici son compte rendu de trois conférences.

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Gamification : Intégrer le jeu dans sa stratégie de marque
Par Issam Heddad, TP1

Ludi quoi? Ludification, c’est le terme français désignant gamification. Il s’agit de l’utilisation d’éléments de design de jeu dans des contextes non ludiques. Selon la définition du terme sur Wikipedia, « son objet est d’augmenter l’acceptabilité et l’usage de ces applications en s’appuyant sur la prédisposition humaine au jeu ».

Depuis 2008, avec l’entrée dans nos vies des téléphones intelligents, puis des tablettes numériques, le jeu nous accompagne partout. On désigne cette réalité Casual Revolution, alors qu’aux États-Unis, le nombre de personnes qui jouent au moins une heure par mois est passé de 56 millions en 2008 à 135 millions en 2012!

Dans la presentation, on a vu que selon Mark Pincus, CEO de Zynga, « Game mechanics will be the most valuable skill in the new economy ». De son côté, le Gartner Group pretend qu’ « en 2015, la moitié des processus d’innovation va inclure des mécaniques de jeux ».

Alors, M. Heddad, comment utiliser la ludification dans nos organisations ? Voici ce qu’il nous conseille : il faut identifier les profils de nos utilisateurs-joueurs, concevoir et maintenir à long terme différents modes d’engagement, repenser nos systèmes d’interaction en intégrant des éléments de jeu et s’inspirer des mécaniques de jeux à succès.

Plusieurs exemples concrets de ludification nous ont été donnés, dont :

  • Chromaroma, un jeu qui montre les déplacements en transport en commun grâce à l’utilisation des données ouvertes de la carte Oyster, à Londres.
  • Khan Academy, un site Web dont la mission est d’offrir une éducation gratuite à tous, partout, grâce à la diffusion de capsules vidéos éducatives et à des tests pour évaluer les compétences des utilisateurs.

Aujourd’hui, la sphère du design de jeu et la sphère du Web sont trop éloignées. Selon M. Heddad, le jeu n’est pas une intervention dans un système. Le jeu est plutôt une manière de repenser le système dans sa globalité. Ainsi, il croit que « le design ludique va évoluer rapidement pour toucher toutes les sphères de notre société et transformer les systèmes existants ». Rien de moins!

L’entreprise de demain : Vers une culture numérique
Par Luc Lespérance, Atelya

Démarrons ce résumé avec une citation de Andrew McAfee : « Le phénomène d’Entreprise 2.0 correspond à l’utilisation des plateformes sociales et collaboratives du Web 2.0 par et pour les employés à des fins de productivité et d’efficacité ».

Dans sa conférence, M. Lespérance nous a présenté trois grandes réalités pour la nouvelle génération d’entreprise : la socialisation de l’entreprise, le développement des usages numériques et l’arrivée massive de la génération « Y » (ou le départ massif des baby-boomers).

1. Socialisation de l’entreprise

Contrairement à ce que l’on peut penser, il s’agit d’une transformation d’abord culturelle et non technologique. L’entreprise 2.0, c’est une nouvelle façon de communiquer et de collaborer à l’interne, en capitalisant sur les réseaux. En eux-mêmes, les outils 2.0 sont des coquilles vides; ce sont les usagers qui les rendent vivants.

2. Évolution du poste de travail

Aujourd’hui, les besoins technologiques évoluent rapidement. Les employés s’attendent à avoir accès à leurs dossiers à distance, aiment que leurs données soient accessibles peu importe le support (interopérabilité) et utilisent de plus en plus leurs appareils personnels. D’ailleurs, 41 % des employés utilisent leur ordinateur personnel à des fins professionnelles, alors que 48 % des téléphones personnels sont également utilisés à des fins professionnelles.

3. Arrivée des nouvelles générations

Après nous avoir présenté les stéréotypes des générations « X » et « Y », M. Lespérance nous a démontré que les plus jeunes ont de nouvelles attentes envers l’entreprise. Utilisation des modes de communication 2.0, transparence, reconnaissance, horaires flexibles et possibilité d’occuper plusieurs emplois différents, pour ne nommer que celles-là.

Outils collaboratifs

Plusieurs outils peuvent être intégrés à l’intérieur de nos organisations pour augmenter l’efficacité. Wikis des meilleures pratiques, espace de gestion documentaire pour l’évolution de projets en collaboration, messagerie instantanée, blogue, tablettes numériques et téléphones intelligents pour les employés « sur le terrain ». Et rappelons-nous que tous ces outils doivent venir en support à des façons de faire et qu’ils doivent être sélectionnés en fonction des besoins internes d’abord.

Quelques-uns des défis de l’entreprise de demain :

  • nouveau modèle opérationnel basé sur la transparence, la collaboration et le partage;
  • nouveau mode de management décentralisé;
  • nouvelle façon d’attirer et (surtout) de retenir les talents;
  • gestion de la mobilité;
  • émergence de nouveaux métiers de communication.

Bref, il faut rapidement que les entreprises s’adaptent aux nouvelles réalités, notamment en développant une culture de plus en plus numérique.

Et moi je dis : Amen.

Communication gouvernementales et médias sociaux
Par Louis Duchesne, Cossette

M. Duchesne a débuté sa conférence en mettant la table au sujet des nouvelles réalités qu’entraînent les médias sociaux. Statistiques, graphiques, images éloquentes. Mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est son analogie au party de cuisine. Dans ce nouvel esprit participatif que permettent les médias sociaux, les citoyens veulent participer aux activités du gouvernement, être au courant des projets et donner leur opinion. « Les citoyens veulent être dans la cuisine du gouvernement ».

Selon lui, les médias sociaux engendrent quatre nouvelles opportunités pour les organisations gouvernementales. D’abord, ils permettent d’écouter et de prendre le pouls, en monitorant les conversations et en identifier des idées générées par les gens. Un excellent exemple est celui du simulateur budgétaire du Plateau Mont-Royal. Ensuite, les médias sociaux permettent d’améliorer le service au citoyen en y donnant une nouvelle dimension, comme l’a fait le ministère des Finances de l’Ontario avec son compte Twitter @OntMinFinance. Troisièmement, les organisations communiquent plus fréquemment, de façon transparente, ce qui augmente la confiance du citoyen envers son gouvernement. Finalement, les médias sociaux facilitent la sensibilisation car ils permettent de développer des campagnes ciblées à travers les réseaux et d’identifier les influenceurs qui auront un réel impact. M. Duchesne a illustré cette proposition en nous montrant la campagne en ligne du Directeur général des élections « Voter, c’est aussi protéger notre démocratie ». En lien avec cette campagne, M. Duchesne a d’ailleurs insisté sur le fait que de toute sa carrière, c’était la première fois qu’il voyait une campagne Web se transposer à la télévision et non l’inverse. La capsule de 90 secondes a connu un tel succès qu’elle a été adaptée en spot de 60 secondes pour le petit écran. Signe que les temps changent…

Et voici, en vrac, quelques exemples supplémentaires de campagnes publiques dans les médias sociaux, rapportés par M. Duchesne :

  • campagne « jeplanifie.gouv.qc.ca » de la Régie des rentes du Québec;
  • campagne « Quand c’est orange, on redouble de prudence » du ministère des Transports du Québec, mettant en vedette Pierre-Yves Lord, personnalité médiatique québécoise;
  • utilisation du mot-clic #manifencours de la SPVM sur Twitter, afin d’aviser les citoyens des lieux des manifestations dans la métropole lors de la grève étudiante en 2012.

En conclusion à sa conférence, M. Duchesne nous rappelle qu’avant de se lancer, il faut :

  1. Définir ses objectifs d’affaire : Que voulez-vous accomplir dans les médias sociaux? Quel département impliquer? Quels publics rejoindre?
  2. Réaliser un audit médias sociaux : Dresser l’état des plateformes existantes, analyser sa e-réputation, recenser le contenu disponible à l’interne.
  3. Définir les processus internes : Établir sa matrice décisionnelle et les politiques de publication.
  4. S’outiller : Sélection des médias sociaux utilisés, personnalisation des profils, définition des éléments de mesure, formation des employés.
  5. Développer une stratégie de contenu : Ligne éditoriale, style et calendrier éditorial.

Alors, qu’attendez-vous?

Anne-Marie Gauthier, E-Gouv Québec

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