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WebCamp Québec 2013 – Conception d’interfaces Web : la mobilité force à « trouver l’universel dans le spécifique »
L’adoption massive par les internautes des plateformes mobiles et la mise en marché graduelle des objets connectés à Internet (télévision, lunettes et autres réfrigérateurs) imposent aux concepteurs d’interfaces un défi de taille : doit-on repenser son site Web chaque fois qu’un nouveau gadget lié au Web voit le jour?
C’est ce que se sont demandé les participants à la discussion sur l’expérience utilisateur au WebCamp de Québec ce mardi 21 mai. François Vachon, un spécialiste en accessibilité qui assistait aux échanges, a joliment résumé ce défi, qui consiste selon lui à "aller chercher l’universel dans le spécifique".
Le "responsive design" : une solution qui ne fait pas l’unanimité
Le « responsive design » -ou la création de sites Web adaptatifs en français- semble faire partie de la solution au problème d’adaptation des interfaces « conventionnelles » aux plateformes mobiles. On conçoit un seul site, cette nouvelle formule magique en adapte la consultation à l’appareil utilisé par l’ordinateur. Or, la création de sites adaptatifs ne fait pas de miracles : si votre site complet croule sous le contenu mal structuré, votre site mobile sera tout aussi rebutant, malgré les modifications apportées aux feuilles de styles. La solution? Concevez des interfaces pensées pour le mobile. Épurez, simplifiez. Comme l’ont souligné des participants aux échanges, votre site Web, même visité par un ordinateur de bureau, gagnera à être articulé autour de l’essentiel. Pourquoi créer 2 sites quand on peut en concevoir un avec le même contenu? Plus complexes à développer, plus cher, les sites « adaptatifs » évitent de gérer plusieurs noms de domaine ainsi que les multiples mises à jour. La formule convient à la plupart des sites, car la majorité ne contiennent pas d’applications.
Un site adapté, mais pas optimisé
Un bémol : le « responsive design » n’optimiserait pas la consultation sur mobile, et, par le fait même, l’accomplissement des tâches à exécuter sur le petit écran téléphonique. Les détracteurs de cette méthode questionnent aussi le principe de « répercuter » sur une version mobile tout le contenu d’un site Web. Certains jugent que sur mobile, il faut prioriser l’information à dispenser, ne fournir que celle apte à satisfaire les besoins d’un utilisateur. Celui-ci recourt à son téléphone pour accomplir des tâches précises et a peu de temps pour le faire. Qui sommes-nous pour juger des contenus à soumettre aux utilisateurs de notre site? répliquent des opposants à l’épuration à l’excès. La consultation de vos statistiques de fréquentation pourrait vous surprendre :certaines pages de votre site complet que vous ne jugiez pas intéressantes pour mobile sont peut-être régulièrement consultées par les propriétaires de tablettes ou de téléphones. Un utilisateur qui amorce une tâche sur un site complet et la poursuit sur un site mobile épuré sera-t-il confondu? Sur mobile, les tenants de cette école de pensée proposent d’offrir tous les contenus du site complet en les hiérarchisant autrement et en modifiant certaines fonctionnalités. Un moteur de recherche, pense un participant, a peut-être davantage d’importance sur mobile.
La création de sites Web adaptatifs ne répond pas à tous les problèmes
Certains navigateurs, dont les plus récentes versions d’Internet Explorer, ne détecteraient pas parfaitement l’appareil de l’utilisateur. D’où l’ajout, par certains, de lignes de codes à certaines des versions « adaptées » d’un site classique pour en favoriser le « rendu ». La conception de sites adaptatifs exigerait aussi davantage d’efforts de l’intégrateur, le maître-d’oeuvre de l’adaptation des maquettes du designer Web qui ne peut, justement, prévoir le rendu de chacune des maquettes pour l’ensemble des plateformes qui serviront à consulter le site.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir et à lire aussi :
WebCamp Québec 2013 – 10 conseils pour créer des interfaces Web qui répondent à vos objectifs
Ce mardi 21 mai, la 5e édition du WebCamp de Québec a accordé une large place au thème de l’expérience des utilisateurs sur le Web (UX) et à la conception d’interfaces qui rendent cette expérience conviviale et agréable. Animée par Jonathan Parent de numadn, la discussion sur le sujet a généré les évidences ou les souhaits habituels :
- les interfaces Web doivent s’articuler autour des besoins des utilisateurs et du contexte dans lequel ils les satisfont : en déplacement, au bureau, à la maison, etc.
- les tests auprès de ses publics cibles sont incontournables pour s’assurer que lesdits besoins soient comblés;
- il faut éviter de travailler pendant 2 ans à la conception de la solution "totale" pour privilégier plutôt les itérations à taille humaine -méthode Agile- et les mises en ligne partielles qu’on teste, puis qu’on bonifie.
Les nombreuses interventions et les échanges parfois animés ont toutefois permis de mettre en lumière quelques conseils à mettre à profit durant le travail de conception d’interfaces Web.
Sachez -vraiment- à qui vous vous adressez
Dans leur travail d’élaboration d’interfaces, des consultants ont confié avoir été confrontés à un défi de taille : "lutter" contre les perceptions d’un client qui jurait bien connaître ses utilisateurs.
Vous entreprenez un projet Web destiné à une clientèle X. Disposez-vous de données objectives -sondages, études, enquêtes- sur cette clientèle ou la définissez-vous uniquement par votre intuition? Quels sont les besoins réels -et non supposés- de cette clientèle? Quelles sont les tâches qu’elle accomplit ou aimerait accomplir sur votre site? Vous laissez-vous influencer, dans votre définition des besoins, par des attentes de collègues ou d’unités administratives -votre service juridique, par exemple- qui ne sont pas fondées?
Bref, méfiez-vous d’une connaissance insuffisante ou de perceptions erronées.
Évitez les mariages forcés
Vous devez vous associer les services de ressources externes dans votre projet Web? Assurez-vous qu’elles partagent votre vision des choses. Il y a parfois de ces couples impossibles à faire fonctionner, et ce, malgré bien des efforts.
Ne brimez pas votre créativité, ni celle de vos partenaires
Ce qui peut la freiner?
- Certains systèmes de gestion de contenu : tout doit-il y être intégré et par conséquent, standardisé;
- Des appels d’offres trop précis.
Votre appel d’offres laisse-t-il de la place à la vision ou aux recommandations des experts que vous sollicitez? Y détaillez-vous davantage les solutions à implanter que les besoins de vos utilisateurs ou les objectifs à atteindre?
Alors que les experts du Web ne s’entendent pas sur les titres à attribuer aux divers métiers, est-il vraiment nécessaire de déterminer les profils que devra compter l’équipe que vous engagerez et la formation universitaire ou collégiale qu’elle devra posséder?
Engagez un "metteur en scène"
Excellente métaphore que celle évoquée par François Vachon, un des participants à la discussion, pour souligner l’absence de direction dans certains projets.
Dotez votre équipe de conception et de réalisation d’un coordonnateur qui possède une vue d’ensemble du projet et de ses objectifs. Vous éviterez ainsi que les costumes ne soient pas ajustés à la taille des acteurs ou que ceux-ci se déplacent difficilement dans les décors pensés par la production!
Évitez de travailler en silos
La conception d’interfaces peut certes s’effectuer selon une séquence d’étapes -cueillette d’information sur le besoin à satisfaire et sur la clientèle visée, analyse, conception, réalisation-, il n’empêche que tous les spécialistes impliqués doivent faire partie du projet dès son amorce.
N’attendez pas l’étape de la programmation pour solliciter l’avis du programmeur sur ce qui est réalisable ou non dans votre projet. La programmation peut compromettre l’ergonomie d’une interface, des graphistes peuvent concevoir des interfaces qu’un programmeur ne réussira jamais à rendre accessibles aux personnes handicapées.
En somme, faites se parler graphiste, intégrateur, ergonome, programmeur, spécialiste de l’accessibilité dès le début du projet et tout au long de son déroulement : de ces échanges jaillira une interface dont l’esthétisme n’étouffera pas l’efficacité et dont la programmation ne compromettra pas les objectifs de communication et ce processus créatif conférera de la "saveur" à votre projet.
Questionnez les processus de travail
De bien pertinentes questions sur les façons de faire de votre organisation pourraient surgir en cours de réflexion sur vos interfaces Web. Ne les balayez pas sous le tapis. Le succès d’une interface Web, comme un service en ligne, dépend bien souvent des processus qui y sont arrimés, pour traiter les données recueillies, par exemple.
Ne remettez pas à plus tard…
« Le plus gros mensonge dans le développement Web c’est la phase 2! », affirme avec justesse Jonathan Parent. "La phase 2 d’un projet ne doit pas être un sac à idées."
Une bonne idée surgit au cours de votre projet? Évitez d’en remettre la réalisation à une phase ultérieure!
Visez la cible
Vous êtes convaincu que l’interface que vous avez créée est la bonne, mais que vos utilisateurs ne sont pas encore prêts à y naviguer? Déployez cette interface par étape, selon une stratégie d’implantation. C’est ce qu’aurait fait le site de partage de vidéos Daily Motion, selon Jonathan Parent.
Testez, mais soyez conscient de vos limites
Vous n’avez pas les moyens d’engager un expert indépendant pour réaliser des tests auprès d’utilisateurs potentiels? Ce n’est pas une raison pour ne pas faire ces tests vous-mêmes, mais rappelez-vous que vous n’êtes pas complètement neutres. Des techniques comme l’oculométrie -"eye tracking"- peuvent ajouter une couche objective à vos observations, mais la méthode est parfois coûteuse.
L’oculométrie est-elle indispensable? Pour une participante, y recourir, c’est avouer sa méconnaissance des principes de base en conception graphique.
À l’inverse, l’oculométrie perpétue-t-elle de vieux modèles, freine-t-elle l’innovation? Concevoir en s’appuyant sur le fait que l’internaute jette un regard en forme de L inversé sur une page Web rassure. Peut-on se permettre d’innover en étant celui qui prépare l’internaute à décoder une interface autrement?
Mesurez, révisez, recommencez
Tout -ou presque- se mesure sur le Web. Utilisez les outils de mesure à votre disposition pour vérifier si votre interface est fréquentée et si elle répond aux attentes, puis améliorez-la en fonction des données recueillies.
Quelques outils ou références mentionnés par les participants à la discussion
- Axure : fort utile pour concrétiser ces idées d’interfaces en prototypes Web. Ceux-ci serviront à l’interne ou comme base pour des tests d’utilisabilité;
- UXpin : un outil qui permet de créer des interfaces en exploitant les possibilités du "responsive Web design";
- AppCooker : une application payante pour concevoir des interfaces destinées au mobile;
- Lean UX : une lecture proposée par l’animateur Jonathan Parent;
- Du… papier : "J’ai créé mes plus belles interfaces sur des serviettes de table", s’est plu à rappeler ce même animateur.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
Retour sur le WAQ 2013 – Réussir la mise en place d’un intranet 2.0
(Deuxième article de deux) – L’avènement des plateformes mobiles modifie la façon dont nous accédons à Internet. Jumelées à l’omniprésence dans nos vies des médias sociaux et à l’utilisation de la messagerie instantanée, ces technologies font de nous des internautes différents de ceux que nous étions lors de la mise en place des intranets dans nos organisations.
Or, ces intranets ne se sont pas adaptés aux êtres sociaux et mobiles que nous sommes devenus, a constaté le conférencier Yann Sadok lors du récent Web à Québec 2013. Quel outil substituer, alors, à ces dépôts de documents « jolis mais dans lesquels on ne trouve rien »? Les fameux réseaux sociaux d’entreprise?
Et si la solution à la désuétude des intranets ne logeait pas seulement dans le choix d’un outil, si libre et collaboratif soit-il?
Doter son organisation d’une vision globale 2.0
Cette vision, croit Yann Sadok, doit précéder, puis accompagner la refonte de l’intranet actuel en vue de mettre en place un intranet collaboratif ou réseau social d’entreprise.
Cette vision repose sur :
- une "gouvernance forte": elle sera soutenue à haut niveau et avec fermeté;
- la considération des besoins réels des employés, qu’ils travaillent sur un ordinateur de bureau conventionnel ou à partir d’un appareil mobile;
- la conception d’un "outil intelligent", cet outil idéal qui s’adapte à l’horaire de travail et aux habitudes d’utilisation de son "propriétaire" et lui fournit uniquement les documents ou l’information dont il a besoin pour exercer ses tâches.
Les 5 piliers de l’intranet collaboratif
Cet internet 2.0 constitue l’incarnation de la vision 2.0 de l’organisation. En quoi consiste-t-il, selon Sadok?
Il est à la fois :
- source d’information : filtres pour personnaliser la présentation de cette information, fils RSS ou autres formes d’alertes pour être tenu au courant des mises à jour liées aux sujets qui nous intéressent;
- lieu d’acquisition de connaissances, "enrichies" par les "commentaires, opinions et évaluations" de ses collègues, ou transmises par l’intermédiaire de blogues ou de foires aux questions;
- espace de travail en communautés : par projet, par sujet (finances, ressources humaines, etc.);
- incitatif à la collaboration : par la découverte de l’expertise et des aptitudes de ses collègues grâce à un profil enrichi, la création de groupes d’intérêt;
- banque d’applications et des données.
L’intranet 2.0 doit en quelque sorte se coller à ce qu’est devenu le Web, une multitude de réseaux à l’intérieur desquels des communautés commentent, créent, échangent et s’enrichissent mutuellement.
5 éléments à considérer durant la conception et la réalisation de l’intranet 2.0
Trois préalables :
- Bien évaluer et comprendre ses objectifs.
- Bien identifier ses besoins.
- Bien connaître ses clientèles.
Deux lignes de pensée :
- Placer la technologie au service des affaires.
- Répondre aux attentes des utilisateurs.
Auxquels Sadok ajoute un conseil : se faire appuyer par un professionnel.
2 approches possibles pour la mise en place
La première, classique, privilégie la réalisation d’un outil conçu par une équipe de projet, de façon linéaire. Yann Sadok rappelle toutefois le risque de miser sur une "solution géante", qu’on implante en une seule phase après des mois de développement, et qui ne convient finalement à personne. Mieux vaut déployer la solution pan par pan, pour offrir la possibilité aux utilisateurs de la tester et ainsi la bonifier en fonction de leurs commentaires.
La deuxième, plus audacieuse, propose de faire confiance aux employés en virtualisant tous les postes de travail, en offrant sur ces postes une banque d’applications sociales, en créant un compte Twitter fermé pour l’organisation et en autorisant les employés à travailler avec leurs appareils. Dans cette approche, ce sont en quelque sorte les membres de l’organisation qui créent leur propre intranet.
Facteurs de réussite
- Gérer le changement dès le début du projet, en annonçant clairement ses objectifs aux employés, entre autres.
- Doter son intranet d’un moteur de recherche performant, en intégrant notamment des métadonnées aux documents pour en faciliter le repérage.
Intranet 2.0: quand trouver le temps de s’y mettre?
Commentaire éditorial.
La mise en place d’un intranet 2.0 m’apparaît comme un projet prometteur. Cependant, à l’heure où nous devons rendre nos sites Web et leurs documents PDF accessibles, offrir davantage de services en ligne et sur les médias sociaux, revoir nos sites pour en faire des plateformes mobiles efficaces, investir du temps et des ressources dans un intranet, est-ce incontournable? Un outil collaboratif pour la fonction publique québécoise, vivement! Mais je ne vois pas le jour où mon équipe aura le temps de renouveler l’intranet en profondeur.
Et pourtant, les bénéfices de la mise en place de l’intranet 2.0 semblent clairs… Qu’en pensez-vous?
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir aussi :
Retour sur le WAQ 2013 – L’intranet 1.0, symptôme d’une vision d’organisation à transformer
(Premier article de deux) L’avènement des plateformes mobiles modifie la façon dont nous accédons à Internet. Jumelées à l’omniprésence dans nos vies des médias sociaux et à l’utilisation de la messagerie instantanée, ces technologies font de nous des internautes différents de ceux que nous étions lors de la mise en place des intranets dans nos organisations.
Or, ces intranets ne se sont pas adaptés aux êtres sociaux et mobiles que nous sommes devenus, a constaté le conférencier Yann Sadok lors du récent Web à Québec 2013. Quel outil substituer, alors, à ces dépôts de documents « jolis mais dans lesquels on ne trouve rien »? Les fameux réseaux sociaux d’entreprise?
Et si la solution à la désuétude des intranets ne logeait pas seulement dans le choix d’un outil, si libre et collaboratif soit-il?
L’intranet 1.0, ce mésadapté social
L’intranet de première génération est le reflet de processus de travail que le Web 2.0, en induisant de nouveaux comportements, a rendu dépassés. Il consacre aussi le fait que l’internaute est devenu plus moderne que son organisation
Curieux, l’employé explore et adopte dans sa vie quotidienne les plus récentes technologies numériques, creusant un fossé quasi infranchissable entre ses outils et ceux qu’on lui propose dans son milieu de travail. Son organisation peine à suivre son appétit d’innovation en raison de budgets ou de ressources limitées ou hésite à lui emboîter le pas par méconnaissance ou par crainte des nouveaux outils comme les réseaux sociaux.
En s’imposant comme mode de communication, la mobilité participe à cet écart entre l’internaute et son organisation. Elle offre de l’information géolocalisée, dans un contexte épuré, enrichi par la fameuse réalité augmentée.
Un risque : des réseaux de communication parallèles
En ne s’adaptant pas à cet internaute social, mobile et ouvert au changement, l’intranet 1.0 encourage la création de réseaux ou d’espaces de communication parallèles -des communautés sur Facebook, par exemple- où se partagent des connaissances à laquelle l’organisation n’accède pas. En maintenant la "staticité" de cet outil de communication, les organisations précipitent le mouvement « Bring your own device » -l’utilisation au bureau de son appareil personnel et de ses applications-, détournant le fruit du travail de l’employé vers sa tablette ou son téléphone intelligent.
Portrait robot de l’intranet 2.0
Qu’attendent les internautes de leur intranet? Sadok dresse le portrait robot de l’intranet 2.0 en s’appuyant sur les travaux de l’Observatoire de l’intranet et de la stratégie numérique.
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Des contenus mis à jour régulièrement que les employés pourront aussi consulter sur leur téléphone intelligent.
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Des applications accessibles comme sur leur téléphone.
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Des outils et des interfaces personnalisés répondant à leurs besoins, adaptés à leur façon de naviguer et à leurs activités de la journée.
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Un espace de partage avec leurs collègues.
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De l’information permettant de mieux connaître ces derniers (biographie, expériences professionnelles antérieures) sous forme de fiches personnelles inspirées des profils Facebook ou LinkedIn.
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Un intranet simple comme Google avec un champ de recherche performant.
À ce portrait robot de l’intranet enfin utile et efficace s’ajoutent :
- la présence d’outils collaboratifs fonctionnant essentiellement à l’aide de logiciels libres;
- l’existence d’une messagerie instantanée;
- une meilleure adéquation entre l’intranet et le site Web de l’organisation;
- un réseau conçu à partir d’un outil ouvert existant plutôt que d’une solution-maison;
- une gouvernance ne reposant plus entre les seules mains d’une direction informatique, mais plutôt confiée à un groupe réunissant spécialistes des TI et des communications.
L’intranet 2.0 devrait aussi coller à ce qu’est devenu le Web et ses réseaux : une source de nouvelles en continue permettant la création de contenus à plusieurs.
Voilà un portrait qui correspond à celui d’un futur outil collaboratif pour la fonction publique québécoise dressé par les participants au plus récent GouvCamp, selon le compte rendu de cette activité publié récemment dans le blogue d’E-Gouv Québec.
L’intranet 2.0, un vecteur de changements?
Yann Sadok entrevoit plusieurs bénéfices à la mise en place de cet intranet 2.0.
- La fin du travail en silos par la possibilité de questionner ses collègues sur un dossier ou sur un sujet donné
- Une réflexion ou un document enrichis plus aisément par le point de vue, l’expertise de ses collègues, ceux qui ne nous entourent pas, qui ne font pas partie de notre équipe immédiate ou qu’on ne pense pas à consulter
- L’évaluation en continue des programmes, services, façons de faire de l’organisation
- L’accès aux connaissances de l’entreprise, souvent conservées dans des courriels ou des espaces réseaux réservés à une unité en particulier
- Le dévoilement dans un espace public des préoccupations des employés et la chance pour les gestionnaires d’y réagir rapidement.
Une vision d’entreprise à renouveler
Les attentes des employés à l’égard de leur intranet sont-elles le reflet de ce qu’ils attendent de leur organisation? Les employés aspirent-ils à un mode de gestion renouvelé plutôt qu’à un simple outil revu et corrigé?
Plus qu’un intranet 2.0, Yann Sadok croit que c’est une vision nouvelle qu’il faut implanter dans nos organisations, celle de l’entreprise connectée. Ce qu’il s’emploie actuellement à faire dans une organisation gouvernementale « de grande envergure » comme il le révèle dans cet article de son blogue. On a hâte d’en savoir plus!
L’intranet incarnerait en quelque sorte la mise en place de cette vision en se transformant en profondeur. Devenu réseau social d’entreprise, il pourrait sortir des frontières de l’organisation, stimulant ainsi la naissance d’un réseau reliant clients, partenaires, employés, fournisseurs.
Comment mettre en place cette nouvelle vision d’entreprise? Je vous expose la vision de Sadok dans un prochain billet.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir aussi :
JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations
Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web.
C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre "présent" politique et démocratique.
Engager les citoyens par les données et l’interaction
De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.
David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.
Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.
La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.
Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.
Les données, le pétrole du 21e siècle
C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.
En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.
Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »). Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.
L’incontournable appui politique
David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.
La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.
Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.
Joëlle Bernard et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À lire aussi sur notre blogue :
JIQ 2012 – Que nous réservent les TI du futur ?
Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web.
C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils se sont notamment fait demander s’ils étaient prêts à embrasser ce futur connecté, social, mobile et collaboratif, qui s’imposera en tout lieu, en tout temps et dans tout objet du quotidien, de la maison à l’école et à l’hôpital, des plus hautes sphères du gouvernement jusqu’aux services municipaux de proximité.
À lui seul, Réjean Bourgault, cofondateur de 5Déka et membre de la World Future Society, a évoqué plusieurs tendances émergentes qui pourraient bouleverser notre façon de travailler, de communiquer et de vivre en société. Encore. De petites révolutions s’annoncent en transport, en santé, dans le commerce de détail.
En guise de compte rendu de la JIQ 2012, voici quel futur attend le secteur des communications numériques, de la gestion, de l’administration et de l’éducation.
Des équipements toujours plus puissants et plus petits
Sur le plan des équipements informatiques et de l’infrastructure technologique, Réjean Bourgault a sans surprise annoncé la poursuite des efforts de miniaturisation des appareils et l’augmentation de leur performance. « Un ordinateur sera un milliard de fois plus puissant dans 40 ans », prédit-il, mentionnant aussi l’avènement de la technologie Li-Fi (Light Fidelity), ou la possibilité de transférer un haut volume de données à travers des ampoules. Pour en savoir plus, lire cet article de lapresse.ca .
La vidéo, la webdiffusion et la virtualisation : l’image exploitée а toutes les sauces
La popularité de la vidéo en ligne ne se démentira pas, selon le prophète Bourgault, qui voit dans sa boule de cristal une hausse de la popularité des visionnements d’évènements en direct. Une caméra intégrée sur nos lunettes facilitera de telles captations et leur retransmission sur des sites comme YouTube.
Vous ne savez pas comment engager la conversation dans un cocktail où vous vous sentez bien seul? Vos verres de contact équipés eux aussi de caméras balaieront bientôt les invités sur place pour vous permettre d’accéder à leurs profils LinkedIn ou Facebook et ainsi découvrir qui ils sont ou à quoi ils s’intéressent.
Vous ne pouvez assister à une activité de formation comme la JIQ? Pas de souci! Grâce à la virtualisation, vous y déléguerez votre avatar qui réseautera avec ceux de vos collègues. Non seulement prendrez-vous connaissance du contenu des conférences de la Journée grâce à la webdiffusion, mais vous créerez aussi des liens avec les gens sur place.
La vidéo s’insinuera encore plus dans les modes d’apprentissage, croit Réjean Bourgault, mentionnant notamment la plateforme Khan Academy, dont la description sur Google nous apprend que ses 3000 vidéos « couvrent tous les domaines d’apprentissage, de l’arithmétique à la physique, en passant par les finances, l’histoire et des centaines d’habiletés à développer ».
Une vision branchée de l’école de l’avenir
Des livres « 100% multimédias », encore plus interactifs que les livres accessibles par l’intermédiaire des tablettes numériques, et des robots-enseignants, comme il en existe déjà en Corée du Sud, voilà d’autres surprises que nous réserveront les technologies dans le secteur de l’éducation, soutient Réjean Bourgault.
René Marquis, vice-président Éducation chez EXO U, a abondamment cité la Corée du Sud, l’un des pays les plus branchés du monde, dans sa conférence sur l’école 3.0. Dans ce pays d’Asie, tout le matériel scolaire aurait été transféré sur des plateformes virtuelles. Pour contrer la fracture numérique, le gouvernement a donné accès aux technologies à tous les élèves.
Tourné vers l’avenir comme son collègue Bourgault, M. Gagnon prédit l’instauration d’un enseignement davantage personnalisé et individualisé. Outre cette tendance, voici selon lui les tendances qui s’imposeront dans les écoles à long, moyen ou court termes :
- l’infonuagique : l’information désormais accessible « en temps réel, partout, tout le temps »
- la connectivité constante : nous serons toujours -ou presque!- en ligne
- l’entrée en classe des réseaux sociaux, utiles pour échanger de l’information
- la croissance de l’usage des téléphones intelligents par les élèves.
M. Gagnon s’est inquiété des conséquences de l’absence de cours d’initiation aux technologies de l’information à l’école. Remarquant qu’au Québec, aucun standard n’encadre l’achat des équipements informatiques et que ceux-ci, par conséquent, ne sont pas compatibles entre eux, il a plaidé en faveur de lignes directrices en la matière.
Les attentes élevées des Y en matière de technologies
Les années à venir verront les Y « envahir » le marché du travail. Les attentes de cette génération en matière d’accès aux technologies sont très élevées. La façon dont les Y ont interagi avec la technologie, les jeux vidéo entre autres, façonne et façonnera leurs comportements de travailleurs, observe Réjean Bourgault.
Des exemples?
- L’évaluation collective par l’intermédiaire des réseaux sociaux -de médecins, de professeurs, de restaurants, d’hôtels, etc.- gagnera en popularité puisque adoptée massivement par cette génération
- Les jeunes qui ont obtenu des centaines de promotions dans les jeux vidéo s’attendront à une reconnaissance constante dans leur vie professionnelle
- Ces jeunes ne comprendront jamais pourquoi ils ne peuvent pas pas utiliser leur propre appareil mobile comme outil de travail dans leur milieu professionnel.
Les gestionnaires reverront complètement leur mode de gestion, croit Réjean Bourgault. Un gestionnaire ne sera plus le seul mentor de l’organisation : s’il veut être au fait des nouvelles technologies ou s’abreuver d’idées neuves, il se choisira lui-même des mentors parmi ses jeunes employés pour éviter d’être dépassé.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir aussi sur notre blogue :
JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique : les faits saillants avec David Hume
Les données auxquelles un gouvernement donne accès (données ouvertes) sont non seulement utiles et bénéfiques aux citoyens, mais aussi aux fonctionnaires qui soutiennent le travail de ce gouvernement. C’est ce qu’a confirmé David Hume, directeur exécutif, mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de la JIQ 2012 à Québec le 19 novembre dernier.
Décrivant l’impressionnant plan numérique de son administration, M. Hume a mis en lumière le nécessaire et incontournable soutien politique à cette démarche de transparence. Un souci d’amélioration continue et une remise en question constante doivent selon lui accompagner toute démarche de ce genre. S’ouvrir n’est en somme que le début d’un processus extrêmement emballant, dont voici les principaux faits saillants et résultats.
Une orientation donnée en haut lieu
La première ministre actuelle de Colombie-Britannique, Kristy Clark, accède à son poste le 14 mars 2011 dans un contexte marqué par la déception des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. Mme Clark prend alors position en faveur d’un échange accru du gouvernement avec les citoyens et de l’implication de ces derniers dans la résolution de problèmes et l’élaboration de politiques. Faire avec eux, plutôt que faire pour eux, en exploitant le potentiel de la technologie, telle est l’orientation donnée en haut lieu.
La fonction publique doit réagir à cette volonté politique. Bonne nouvelle, les employés de l’État appuient cette aspiration d’un gouvernement plus interactif et d’une démocratie véritablement incarnée.
Évidemment, le plan numérique pensé par les sous-ministres et dirigeants d’agences sous la houlette d’un haut fonctionnaire s’adresse d’abord aux citoyens. Ce plan s’appuie sur 2 principes fondamentaux, soit :
- l’ouverture : rendre l’information gouvernementale accessible pour favoriser la transparence et susciter la création d’outils ou d’applications utiles au bien commun;
- l’interaction : mettre à profit les données ouvertes ou des plateformes de consultation 2.0 pour écouter et faire participer les citoyens à la réflexion entourant les politiques publiques.
Or, la stratégie gouvernementale privilégie aussi :
- l’autonomie : comment concevoir des services en ligne qui répondent aux besoins des citoyens et grâce auxquels ils pourront transiger avec l’État simplement, sans l’aide des fonctionnaires qui pourront se consacrer à d’autres tâches ou mieux accompagner les clientèles plus vulnérables;
- l’innovation : comment donner la possibilité aux employés de l’État d’expérimenter de nouveaux outils, notamment de travailler avec leur propre appareil mobile.

JIQ 2012 – M. David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens au gouvernement de la Colombie-Britannique. (Photo : Patrick Parent)
Des données qui comblent les lacunes de la fonction publique
C’est ainsi que les premières données ouvertes mises en ligne contiennent des informations utiles, certes, aux citoyens dans leur vie quotidienne, mais aussi aux fonctionnaires, dont on souhaite stimuler l’initiative et la créativité afin de résoudre des problèmes. Le gouvernement veut enrichir ses échanges avec sa fonction publique, la mettre davantage à profit. L’ouverture permettra de combler des lacunes dans la collaboration entre ministères.
« On voulait que les gens se passionnent pour nos données! », se rappelle David Hume. « Get excited and make things! », que ce soit participer au développement économique ou à des projets de recherche en santé.
L’ouverture ne s’est pas fait sans résistance à l’interne. De l’avis de certains fonctionnaires, les citoyens pourraient ne pas comprendre les données ou mal les utiliser.
N’empêche qu’à l’heure actuelle, le tiers des utilisateurs du site DataBC sont des employés de l’État. DataBC favorise donc l’échange de connaissances entre les membres de la fonction publique.
Transparence accrue dans la démarche d’accès à l’information
Le gouvernement britanno-colombien accompagne la mise en ligne de données publiques d’une révision en profondeur de sa procédure d’accès à l’information. Le site Open Information fait désormais écho à toutes les demandes d’accès transmises à l’administration.
On répond à une demande 72 heures après sa formulation. Des données aussi sensibles que les frais de déplacement de la première ministre et des ministres sont publiées dans ce site extrêmement populaire.
On relève en effet une augmentation considérable dans le nombre de demandes d’accès à l’information depuis sa mise en ligne. Open Information a suscité un réel intérêt envers l’information gouvernementale.
Les citoyens ne se contentent pas toujours des réponses obtenues à la suite d’une première demande: ils requestionnent leur gouvernement et approfondissent les sujets qui les animent. Au point que le volume important de demandes est parfois difficile à gérer!
Une consultation en continu qui permet de recueillir de nouveaux points de vue
À la publication d’information susceptible d’aider les citoyens à participer à la vie de l’État s’ajoute la mise en place d’une plateforme de consultation de ces acteurs cruciaux de la vie démocratique. GovTogetherBC rassemble aujourd’hui toutes les conversations qu’entretient le gouvernement avec ceux qu’il administre, que ce soit en matière d’environnement, d’éducation ou de santé.
On a par exemple consulté le public sur la date à adopter pour un nouveau congé familial destiné à tous les citoyens de la province. Actuellement, la Colombie-Britannique prépare un plan en matière d’emploi, qui répond à une des priorités gouvernementales. Elle le conçoit en collaboration avec le grand public, bénéficiant ainsi des points de vue de gens « qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement, celui des femmes de travailleurs de métiers, par exemple », affirme David Hume.
Rendre les citoyens autonomes grâce aux services en ligne
Alors que l’administration britano-colombienne songe à faire preuve d’ouverture et de transparence, elle constate que les services en ligne qu’elle dispense ne sont pas très efficaces. Les sites Web gouvernementaux mettent de l’avant des contenus plus ou moins populaires auprès des citoyens, dont les messages de ministres…
On décide de situer le libre-service au cœur des contenus en ligne gouvernementaux, de centrer ces contenus autour des besoins des utilisateurs, plutôt que de la structure gouvernementale, complexe à décoder par les citoyens. S’enclenche alors une vaste consultation auprès de ces derniers.
Les fonctionnaires leur demandent quels services ils souhaitent obtenir. Des employés de l’État se rendent observer les échanges aux comptoirs de l’équivalent de Services Québec en Colombie-Britannique. D’autres se rendent directement chez les gens. On veut les écouter, pour concevoir des services en ligne sur la base de faits, et non de perceptions.
Autre principe qui guide l’administration publique dans sa réflexion sur ses services en ligne : l’accessibilité sans compromis. Penser à tous les types d’internautes, y compris les moins habiles avec le Web, faciliter le repérage d’information en présentant d’abord les nouveautés, en améliorant la navigation et en privilégiant l’image et la vidéo, adopter une approche équilibrée entre les services et la messagerie.
Cette réflexion conduit au lancement du site gov.bc.ca. Dans peu de temps, les sites Web des ministères seront intégrés à ce site fédérateur dans lequel, selon M. Hume, citoyens et entreprises trouvent aisément les renseignements qu’ils cherchent.
JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique par E-Gouv Québec sur la chaîne Vimeo.
Tester, bonifier, écouter
La réflexion de la Colombie-Britannique en matière numérique ne prend pas fin avec le lancement des sites Web mentionnés.
L’ouverture n’est que le début d’une démarche d’interaction entre un gouvernement, une administration publique et les citoyens, constate David Hume. Une fois les données mises en ligne, il faut créer une communauté autour d’elles, les promouvoir par des conférences, mettre en place une culture qui « favorise l’ouverture et l’innovation ».
« On pense parfois que le public est un risque à gérer plutôt qu’une ressource à exploiter », soutient M. Hume, convaincu du contraire. Il a d’ailleurs profité de son passage à la JIQ pour inviter le gouvernement du Québec à ouvrir ses données, pour être plus efficace.
Le site gov.bc.ca fait quant à lui l’objet d’améliorations continues en matière d’ergonomie. Les responsables du site le testent continuellement auprès de citoyens, notamment ceux qui se servent de systèmes d’assistance pour naviguer. Les canaux d’échange demeurent ouverts avec le public pour améliorer le produit offert.
« Où allons-nous maintenant? »
C’est la question que se pose le comité de décideurs responsable des choix du gouvernement en matière numérique. Les gens qui ont mis en place les premiers outils de la stratégie numérique sont-ils les mieux placés pour continuer à coordonner leur développement? Centralisées jusqu’à ce jour en haut lieu, les activités de conception de services en ligne et d’ouverture de données se déplacent vers les ministères qui commencent à prendre la relève.
Qu’avons-nous appris de tout ce processus? Quelle est la meilleure structure d’équipe à établir? Quelle est la gouvernance de données à mettre en place pour favoriser le partage de données? Ce sont des éléments essentiels pour livrer la marchandise promise par notre première ministre, croit David Hume.
« C’est parfois bizarre de vivre dans l’incertitude, l’ambiguïté, mais c’est une condition nécessaire pour réfléchir aux services en ligne les plus adéquats », déclare ce jeune haut fonctionnaire, qui voit dans l’écoute des citoyens, la cohésion et la cohérence les conditions essentielles à la poursuite du plan numérique de son gouvernement.
« L’avenir m’emballe! » lance-t-il avec enthousiasme. Nous poursuivrons notre travail de concertation auprès d’autres organisations publiques pour mieux régler les problèmes de nos citoyens. Il y a beaucoup d’occasions à saisir dans ce domaine pour créer les changements durables dans nos organismes. »
Les britano-colombiens éliront un nouveau gouvernement le 14 mai 2013. Quel sera l’avenir du plan numérique? Le nouveau gouvernement poursuivra-t-il les efforts entrepris? C’est aussi ça vivre dans l’ambiguïté…
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir aussi :
- Entrevue avec M. David Hume réalisée par l’équipe de E-Gouv Québec dans le cadre de la JIQ 2012 (19 novembre 2012)
- Présentation de M. David Hume utilisée lors de sa conférence à la JIQ le 19 novembre 2012 (pdf)
- Une stratégie inspirante pour le prochain gouvernement du Québec : le gouvernement ouvert de la Colombie-Britannique (3 septembre 2012)
Élections provinciales : quelle place accorderont les partis politiques au gouvernement ouvert et 2.0?
Dans quelques heures, les principaux partis politiques aspirant à former le prochain gouvernement du Québec dévoileront leur programme électoral. E-Gouv Québec a voulu savoir quelle place accordent ces partis aux enjeux découlant des communications numériques. Nous avons exploré leurs programmes et plateformes actuels, en attente du contenu de leur programme électoral « officiel ».
Le rapport Gouverner ensemble de l’équipe du député de Verdun, Henri-François Gautrin, a-t-il des chances de « survivre » au rendez-vous électoral, voire d’inspirer un futur plan numérique ou une stratégie de communication 2.0? Les formations politiques québécoises sont peu éloquentes et explicites quant à d’éventuelles mesures à prendre pour susciter de véritables échanges sur le Web entre gouvernement et citoyens et pour encourager la participation de ces derniers aux décisions gouvernementales d’importance. Pas un mot non plus sur l’utilisation des technologies pour augmenter la « performance » de l’administration publique québécoise ou pour en accroître l’attraction.
À ce jour, le rapport Gautrin constitue la proposition la plus concrète pour les spécialistes du Web au gouvernement du Québec.
Le Parti libéral du Québec: ouverture des données gouvernementales et encadrement de la participation citoyenne
Dans sa réflexion thématique sur la création de la richesse dévoilée lors de son 31e Congrès des membres les 21, 22 et 23 octobre 2011 (Canaliser les énergies du Québec), le parti gouvernemental propose « d’utiliser les possibilités du Web 2.0 pour améliorer les services offerts à la population et les échanges avec les citoyens » (proposition 22). Cette amélioration verrait le jour à l’aide de 2 mesures, ainsi énoncées :
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« de rendre publique les données gouvernementales » en « [mandatant] un organisme central comme la Bibliothèque nationale ou l’Institut de la statistique pour mettre ces données à la disposition du public dans un format uniforme de façon à simplifier la recherche de l’information . Tous les ministères et organismes doivent être mis à contribution. Le changement devrait pouvoir être terminé dans un délai d’une année; »
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d’encadrer la participation citoyenne afin que la population puisse directement contribuer à l’élaboration de politiques publiques. Une directive qui encadrera la participation citoyenne devra être produite d’ici un an, incluant des mesures pour assurer la sécurité des transactions ».
Ces recommandations sont incluses dans le récent « rapport Gautrin », qui a conduit le 2 mai 2012, à la mise en oeuvre des premières bases du « Gouvernement ouvert » tels que la mise en ligne du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec le 28 juin dernier.
Le Parti québécois: combler la fracture numérique et s’ouvrir aux logiciels libres
Dans son programme Agir en toute liberté, adopté lors du 16e congrès national du parti les 15,16 et 17 avril 2011, le Parti québécois évoque une première fois la question de l’Internet alors qu’il annonce ses intentions en matière de « rayonnement culturel ». La formation de Pauline Marois annonce ainsi qu’elle « reprendra l’ensemble des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications actuellement contrôlés par le gouvernement fédéral », notamment en
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« assurant l’accès à la téléphonie sans fil et à Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire québécois;
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créant, dans Internet, un nom de domaine québécois ».
Aspirant par ailleurs à la création d’un État performant et responsable, le Parti québécois s’engage à élargir « les appels d’offres informatiques aux logiciels libres » et à instaurer « dès son arrivée un groupe conseil, libre d’intérêts particuliers, pour le guider sur le virage à prendre ». S’il évoque la transparence dans une volonté de rendre public la rémunération des hauts fonctionnaires et des « directions de société d’état » et d’en débattre, le parti souverainiste ne mentionne pas les données ouvertes dans son programme.
Coalition avenir Québec: engagement en faveur d’un gouvernement ouvert
Les 21 et 22 avril 2012, les membres de la Coalition avenir Québec réunis en congrès de fondation ont adopté 54 propositions sous le thème « Relançons le Québec ensemble et maintenant ». Aspirant à « tenir les Québécois informés de l’état des finances publiques de manière complète et transparente » (proposition 28), les caquistes miseront entre autres, pour atteindre cet objectif, sur « l’adoption d’une politique de gouvernement ouvert à travers la création d’une plate-forme de publication de données ouvertes, libre et accessible ». Nous nous permettons donc de supposer qu’ils appuieront eux aussi le récent portail de données ouvertes du gouvernement du Québec.
Option nationale: Internet sur tout le territoire québécois
Combler la fracture numérique constitue aussi un objectif pour Option nationale. Dans sa plateforme de fondation adoptée le 25 février 2012, la formation politique de Jean-René Aussant énonce qu’elle « fera en sorte que l’Internet haute-vitesse soit systématiquement implanté sur tout le territoire du Québec par le biais d’appels d’offres intégrés, reconnaissant le fait que cette technologie est aujourd’hui un outil de communication, d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique ».
On milite aussi en faveur de la mise sur pied d’une « Commission nationale de la démocratie participative dont le rôle sera d’étudier, de proposer, de développer, d’encourager et d’encadrer, tant aux échelles nationale, régionale que locale, divers mécanismes et initiatives dans les domaines économique et politique ». Le parti ne précise toutefois pas si cette commission recourra aux médias sociaux ou à d’autres moyens de communication numérique pour parvenir à ses fins.
Québec solidaire et Parti vert du Québec : silence sur les enjeux 2.0
Les documents constituant le programme de Québec solidaire ne contiennent aucune référence aux enjeux découlant du gouvernement ouvert et 2.0. Silence aussi sur ces enjeux dans la Plateforme électorale 2012 du Parti vert du Québec.
E-Gouv Québec en veille électorale
Nous l’avons déjà remarqué depuis quelques semaines, les politiciens utiliseront les réseaux sociaux durant la campagne électorale. Mais est-ce que les différents partis traiteront et se positionneront sur les enjeux tels que le gouvernement ouvert, le plan «nerd» (déploiement d’une stratégie numérique nationale), les logiciels libres et les autres sujets reliés à la démocratie ouverte, aux communications numériques et aux technologies de l’information?
L’équipe de E-Gouv Québec veillera et sera attentive aux discussions et échanges sur ces questions pendant cette campagne électorale parce qu’entre autres, nous ne sommes pas convaincus que les grands médias s’attarderont à ce sujet qui touche pourtant toutes les sphères de notre société et aussi, parce que ces questions nous passionnent.
Et vous, vous en pensez quoi? Faites-nous part de vos commentaires, vos observations, vos questions et si vous militez pour un parti politique, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées tout en vous identifiant clairement.
Bonne campagne électorale à tous et toutes!
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
Google+ : l’art de séduire par le référencement
La conférence Découvrir Google+ prononcée par Patrick Drolet le 3 avril dernier lors du Printemps des réseaux sociaux de Québec -voir le sommaire des conférences sur le site du colloque pour le Power Point de la conférence- ne m’a pas convaincu de l’urgence de créer la page de mon organisation sur le réseau social de Google. Sauf pour l’impact de l’existence d’une telle page sur le référencement des contenus produits par l’Office de la protection du consommateur.
G+ offrirait la possibilité de promouvoir son site Web et ses autres profils sur les réseaux sociaux, ce qui vaudrait son pesant d’or dans les calculs d’indexation du moteur de recherche de Google. Dans un avenir rapproché, Google pourrait positionner la page G+ d’une organisation avant son site Web dans les résultats de recherche qu’il affiche.
Quoiqu’il en soit, G+ est loin de détourner les masses de Facebook au Canada. Et bien que les utilisateurs du réseau le fréquentent régulièrement (60% le consulteraient chaque jour, 80% une fois par semaine), ils y passent très peu de temps: 3 minutes par mois en moyenne. C’est peu pour établir une discussion…
Pourquoi créer une page Google+ ?
Pour:
- réserver votre nom avant que d’autres s’en emparent;
- positionner votre organisation comme avant-gardiste;
- joindre un nouveau public.
Selon les statistiques citées par Patrick Drolet, l’adepte typique de G+ est un homme âgé entre 25 et 34 ans. Il gagne un salaire moyen s’élevant entre 30 000 et 100 000 dollars et travaille dans les domaines de l’informatique ou des communications. Cet utilisateur a aussi 20% de chance d’être étudiant.
Les plus d’une page G+
- Contrairement à Facebook, vous avez la possibilité d’y modifier les « statuts » que vous y publiez.
- La fréquentation de votre page peut être mesurée et étudiée par Google Analytics.
- Les cercles y facilitent la gestion des abonnés.
- You Tube y est intégré.
- Vos abonnés ne peuvent pas publier sur votre babillard.
Mais est-ce vraiment un avantage quand vous voulez interagir ou proposer un service à la clientèle virtuel?
Dans les faits, c’est comme réseau social d’entreprise que G+ semble offrir les fonctionnalités les plus intéressantes, avec notamment ses fameuses vidéobulles permettant de réunir en vidéo de 2 à 10 personnes.
G+ a-t-il davantage de potentiel pour les entreprises que pour les organismes gouvernementaux? Après tout, rapporte Patrick Goulet, un directeur de Google aurait présenté le réseau comme un « produit publicitaire ».
Et vous, que pensez-vous de Google+?
Pour en savoir plus sur la façon dont les marques exploitent G+:
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
Coordonnées du conférencier
Patrick Drolet, concepteur-rédacteur, Brasseur d’idées
- Site Web : http://www.patrickgoulet.com/brasseur/
- Twitter : @brasseurdidees
Conseils et outils pour surveiller sa marque sur le Web
La revue de presse « standard » envoyée le matin ne suffit plus pour « être à l’écoute » de ce qui se dit et s’écrit sur notre organisation. D’autant plus que cette revue de presse s’intéresse presqu’exclusivement aux médias traditionnels, n’étendant pas ses « oreilles » aux blogues ou aux médias sociaux.
Quel(s) outil(s) lui adjoindre pour faire une surveillance « exhaustive » des messages qui nous encensent, nous critiquent ou évoquent notre « marque » sur le Web? Mon collègue Patrick Parent a fait une première énumération d’outils dans un article sur la gestion de la réputation en ligne publié sur ce blogue. Sébastien Lévesque, de StratégiaWeb, l’a fort bien complétée lors d’une récente conférence au Printemps des réseaux sociaux de Québec le 4 avril dernier.
Commencer par la base
Voici quelques techniques « d’écoute » élémentaires qui peuvent rapporter :
- Se « googler » ou chercher le nom de son ministère ou de son organisme dans les outils de recherche de Facebook ou Twitter
Twitter permet de programmer des requêtes de recherche et d’en afficher les résultats en temps réel; cet affichage peut être suivi simultanément en parallèle avec le fil d’information du compte dans des consoles de gestion des médias sociaux, comme TweetDeck et Hootsuite. Hootsuite offre aussi la possibilité de programmer des recherches.
Bonne nouvelle: on publie un commentaire négatif sur vous sur Twitter? Sachez qu’il disparaît du réseau après 14 jours: pas une bonne raison, cependant, pour laisser le temps faire son oeuvre et ne pas réagir…
- Configurer des alertes Google (Google Alertes)
Il est possible de programmer des alertes composées d’un nom de ville et d’un mot clé.
Sébastien Lévesque vous suggère de créer des alertes dont les mots clés correspondent aux noms des « influenceurs » susceptibles de mentionner votre organisation ou de publier du contenu auquel elle devrait réagir. L’outil SocialMention serait efficace pour repérer ces influenceurs.
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Faire de la veille à l’aide de Facebook et Twitter
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S’abonner aux fils RSS des sites ou des blogues qui « écrivent » sur nous
Je suis toujours surpris du peu de gens qui exploitent la technologie des fils RSS pour faire de la veille, alors que des outils gratuits comme Google Reader sont tellement simples d’utilisation. On peut classer ses fils RSS par dossier ou par sujet (Actualités, Chroniqueurs, Web, Relations publiques, etc.), en facilitant d’autant plus la consultation. L’application FeedLy, recommandée par Sébastien Lévesque, rend plus conviviale la lecture de son fil Google Reader, transformant l’interface un peu "drabe" en véritable magazine.
Pour être à l’affût de ce qu’on raconte sur les médias sociaux
Voici quelques outils à explorer selon Sébastien Lévesque :
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Nutshelmail : cet outil gratuit ferait un rapport des activités qui se déroulent sur nos comptes sociaux.
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Socialmention : parcourt le Web et les réseaux sociaux à la recherche des mentions d’une marque et interprète les sentiments qui s’en dégagent. En plus d’aider à l’identification d’influenceurs, l’outil fournirait les mots clés utilisés par les internautes pour trouver notre site, ainsi que les sources qui les y ont conduits. Socialmention ferait aussi rapport par fils RSS.
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YourOpenBook.org : enquête pour vous dans les statuts Facebook accessibles à tous. Cet outil peut filtrer les résultats selon le sexe de leur auteur.
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Monitter : outil d’écoute sur Twitter qui serait particulièrement utile pour la veille en direct, pendant la conférence de presse d’un ministre par exemple.
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Qwitter : dont le rapport hebdomadaire dévoile le nombre de personnes s’étant désabonnées de notre compte Twitter.
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Thinkupapp : un outil au code source qu’on installe sur ses serveurs pour créer sa propre plateforme de surveillance.
Lévesque évoque aussi ces outils payants, qui proposent pour la plupart une version d’essai gratuite de 7 à 30 jours: Trackur, Raven, Brandwatch, Twitter Counter, Twentyfeet, SocialVolt.
Les bonnes pratiques du veilleur
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« Toute vérité est bonne à entendre »: accorder de l’importance à tous les commentaires recensés et y réagir.
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Protéger son nom de domaine
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Se doter d’une nétiquette ou d’une politique éditoriale et la faire connaître pour se donner les moyens de réagir aux commentaires déplacés
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Conserver une capture d’écran de chaque commentaire avant de le supprimer
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Se préparer au pire.
En temps de crise :
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Rester calme
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Prendre les devants : éviter de se cacher
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Être plus présent sur les médias sociaux.
Après la crise :
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Tenter de redorer sa marque par une campagne de notoriété sur le Web ou en créant du contenu « inspirant » pour « refouler » les résultats de recherche négatifs: « ce n’est pas facile, mais ce n’est pas impossible! », pense Sébastien Lévesque.
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Faire un post-mortem pour tenter d’améliorer ses pratiques.
Pour être complimenté, il faut d’abord bien se positionner!
Vous voulez récolter des fleurs sur le Web? Créer du contenu intéressant, recommande Sébastien Lévesque. Lire à cet effet les articles que j’ai écrit sur le blogue d’E-Gouv Québec en lien avec la stratégie de contenu sur les médias sociaux et le rôle de l’animateur de communauté.
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Raconter l’histoire de votre organisation par l’intermédiaire de la ligne du temps de Facebook.
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Publier une infolettre: son taux d’engagement est encore très élevé et la démarche d’abonnement vous permet de récolter les courriels de « clients potentiels » à qui, avec leur accord évidemment, vous pouvez partager vos contenus.
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Adapter les titres de vos contenus aux médias sociaux: ne reproduisez pas tel quel les titres de vos communiqués ou de vos actualités s’ils se prêtent mal au médium! La page Facebook de TVA Nouvelles constituerait un « très bon exemple » de cette pratique, selon Lévesque.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
Coordonnées du conférencier
Sébastien Lévesque, président de StrategiaWeb

