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E-Gouv Ottawa
Non, E-Gouv Québec n’a pas de plan d’ouverture d’une succursale à Ottawa, quoique nous soyons en discussion depuis déjà quelques semaines avec nos amis de Zegouv.ca au sujet de certains projets communs. En fait, ce titre accrocheur visait simplement à attirer votre attention sur une belle histoire de rencontre professionnelle comme celles que permettent souvent, enfin assez souvent, les réseaux sociaux.
Il y a quelques jours, Mme Kema Joseph, du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada (BCC), nous a écrit à la suite de sa découverte de notre blogue. Kema voulait en savoir plus sur notre groupe de veille afin d’écrire un article dans l’intranet de son organisation.
Nous avons répondu à ses questions avec plaisir et nous étions d’ailleurs très fiers de susciter l’intérêt des collègues en communication du fédéral. Mme Joseph a écrit son article; cependant, puisque son texte n’est disponible qu’à l’interne, il est impossible d’y avoir accès. Enfin, théoriquement.
Vous nous connaissez, nous aimons partager avec nos lecteurs et nos abonnés, alors nous avons demandé la permission de publier l’article de Kema à notre sujet sur notre blogue et nous avons obtenu l’accord du BCC. Mais juste avant de vous laisser lire cette chronique, nous voulions nous aussi en savoir un peu plus sur la mission du BCC. Voici un bref portrait de cet organisme.
Qu’est-ce que le BCC?
Le Bureau de la collectivité des communications (BCC) a été créé en 2002 afin de promouvoir le professionnalisme et l’excellence au sein de la communauté des communications du gouvernement fédéral. Appuyé par les ministères fédéraux, le BCC sert les communicateurs en partageant des pratiques exemplaires, des outils, des conseils et des informations, accompagnées d’un programme de formation et d’une offre de perfectionnement professionnel, consistante et adaptée aux changements qui animent le domaine des communications.
Accessible exclusivement au personnel fédéral interne, les services du BCC constituent une occasion unique pour les communicateurs d’apprendre, de grandir et de mettre à l’essai de nouvelles idées. Sa mission est entre autres d’appuyer l’utilisation des nouvelles technologies et des nouveaux médias et de bonifier le travail des communicateurs grâce à l’échange d’information et du réseautage. Bref, c’est un peu comme un E-Gouv Québec, mais à l’interne.
Le BCC offre également une foule d’autres services aux spécialistes des communications du gouvernement du Canada, comme par exemple :
- un programme de mentorat d’avant‐garde avec guide professionnel d’encadrement pour le perfectionnement en leadership des communicateurs de niveau intermédiaire;
- des activités d’apprentissage gratuites, nommées CaféCOMM, sur les principaux sujets d’actualité qui touchent les communicateurs;
- la Conférence des communicateurs du gouvernement du Canada à laquelle assistent plus de 1 000 communicateurs;
- la promotion des nouvelles et des activités des ministères et organismes qui concernent l’ensemble de la collectivité des communications;
- la possibilité de contribuer ou d’accéder, par l’intermédiaire du groupe de travail, à un ensemble grandissant de connaissances, à des réseaux et à un dépôt de pratiques exemplaires liées aux nouvelles technologies et à leur influence sur la façon de communiquer du gouvernement.
Pour remplir sa mission, en plus de son équipe régulière, le Bureau de la collectivité des communications compte aussi sur l’engagement d’un réseau de bénévoles à travers tout le pays, des membres des conseils fédéraux des communications, des communautés de pratique et de bien d’autres acteurs des communications au gouvernement fédéral. En résumé, le BCC est un bon exemple de travail collaboratif et de partage des connaissances visant à améliorer et à innover en matière de communication publique.
Naissance d’une nouvelle collaboration?
Lors de nos échanges avec Kema, nous avons convenu qu’il serait peut-être intéressant de pousser un peu plus loin notre collaboration. Rédaction d’articles sur notre blogue, partage de nos différentes sources de veilles, collaboration pour la couverture de certains événements…pour le moment, nous ne savons pas quelle forme concrète prendra cette idée de coopération «fédérale-provinciale», mais restez bien branchés, vous en serez les premiers informés.
En terminant, merci beaucoup à Mme Joseph pour sa curiosité et sa veille active (et merci à Anne-Marie Gauthier de m’avoir fait suivre le courriel de Kema), cela nous a donné non seulement l’occasion de nous faire connaître auprès de nos collègues du fédéral, cela nous a également permis de découvrir le travail de l’équipe du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada.
Les belles rencontres professionnelles, c’est là une autre des forces des réseaux sociaux et des communications numériques.
Patrick Parent, E-Gouv Québec
en collaboration avec Kema Joseph
Voici la version intégrale de l’article écrit par Kema Joseph et parue dans l’intranet et le bulletin électronique du BCC
Pas de soucis, E-Gouv Québec veille pour vous!
E-Gouv Québec est un groupe de veille (watch group) sur les communications numériques et interactives animées par des spécialistes du Web au gouvernement du Québec et des mordus du sujet. Fondé le 30 septembre 2010 par Anne-Marie Gauthier, Patrick Parent et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec a pour mission de partager les actualités et les bonnes pratiques des communications numériques avec les collègues des équipes Web du gouvernement du Québec, ainsi que toutes personnes intéressées par le domaine. Sur leur blogue, on y retrouve notamment des comptes-rendus de lectures et de conférences auxquelles ont assisté l’équipe, des entrevues avec divers acteurs du milieu des communications numériques et des communicateurs du domaine de l’internet provenant du secteur public, des chroniques et plus encore. E-Gouv Québec produit également des entrevues et des reportages vidéo qui sont diffusés sur sa chaîne Vimeo.
En plus du blogue, E-Gouv Québec détient une page Facebook et sont également sur Twitter. Le groupe partage des nouvelles publiées sur le Web, traitant de tout ce qui est liés aux communications numériques et interactives : Internet, mobilité, gouvernement en ligne, données ouvertes, technologies, participation citoyenne, médias sociaux, design Web, ergonomie, accessibilité, etc. Le blogue permet à l’équipe d’E-Gouv d’aller au-delà du simple partage d’information, et agit un peu comme source centrale et mémoire vive de leurs activités.
Le blogue E-Gouv est également un espace d’apprentissage pour les administrateurs. Ils perçoivent ce blogue comme une opportunité pour apprendre à bloguer, utiliser de nouveaux outils et raffiner leurs connaissances, tout en partageant leurs découvertes avec d’autres spécialistes en communications numériques. C’est justement à cause du besoin d’expérimenter sur les plateaux de Facebook et Twitter qu’E-Gouv a vu le jour.
Les membres du groupe accomplissent leurs activités sur une base bénévole et volontaire en dehors de leurs fonctions officielles. Ce blogue n’est pas affilier au gouvernement du Québec. E-Gouv Québec est gratuit, ne profite d’aucune subvention et compte uniquement sur l’implication bénévole et volontaire de ses membres et animateurs, des collaborateurs occasionnels et des abonnés. E-Gouv Québec n’est pas une organisation politique et n’appuie aucun parti.
Pour en apprendre davantage, visitez leur blogue, leur page Facebook ou suivez-les sur Twitter.
Retour sur le GouvCamp 2013 – Rêver de faire mieux de façon pragmatique!
Comment la technologie, la collaboration et les communications numériques peuvent améliorer la mission des gouvernements ?
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C’est autour de cette question que près d’une centaine de personnes se sont réunies pour la 2e édition du GouvCamp qui s’est déroulée le 20 février dernier à Québec en pré-ouverture du WAQ. Voici un compte rendu des faits saillants de l’événement.
L’idée de créer un GouvCamp est venue de Sylvain Carle en 2010. C’est par un message vidéo de l’initiateur qu’a débuté l’événement.
C’est avec tristesse que je ne peux être avec vous, mais c’est avec joie que je vois la tradition du GouvCamp s’implanter et poursuivre sur sa lancée au Québec. – Sylvain Carle
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Thèmes multiples et discussions enrichissantes
Avant de débuter les échanges, les animateurs Patrick Leduc et Mathieu invitent les participants à voter pour les sujets qu’ils souhaitent voir aborder. Le sujet le plus populaire lors de cette édition du GouvCamp a été, sans grande surprise, les médias sociaux. Mais d’autres thèmes ont également été abordés, tels : l’accès aux médias sociaux, les outils collaboratifs interministériels, les données ouvertes, la mobilité et les suites du rapport Gautrin.
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Sujet 1 : les médias sociaux
«On fait des relations sociales et non des relations publiques sur les médias sociaux.»
Les contenus qui ne sont pas nécessairement en lien direct avec la mission de l’organisation ont une fonction sur les médias sociaux, ils sont susceptibles de rejoindre ou même de toucher davantage les gens. Lors des échanges, on évoque une certaine réserve concernant les messages trop prudents. Les gens veulent percevoir des émotions, des valeurs, affirme un participant!.
Mais jusqu’où peut-on aller à ce niveau en tant qu’organisation gouvernementale? Des messages ludiques qui suscitent de l’intérêt sont-ils bien perçus à l’égard de la responsabilité civile? Une certaine réserve est soulevée certes, mais il est important d’établir une relation avec l’utilisateur afin qu’il puisse avoir du plaisir à nous suivre et à interagir avec nous. Le défi est de trouver le bon ton, trouver son style.
«Il faut avoir la confiance de nos patrons et de nos collègues sur les sujets que l’on va aborder sur les médias sociaux. Il est important d’avoir des contacts directs avec les bonnes personnes au sein de l’organisation.»
Sur les médias sociaux, ça prend du naturel. On ne peut pas se permettre de faire valider notre message et de répondre sur les réseaux 3 jours plus tard. L’instantanéité dans les réponses est important; il ne faut pas attendre que le train passe.
Est-ce qu’on doit répondre à tout sur les médias sociaux? Au moins, répondre «Merci!», affirme un participant. Et il peut arriver exceptionnellement qu’il faille répondre à des heures atypiques par rapport à l’horaire normal des organismes publics.
«Ne pas y aller (sur les médias sociaux), ça coûte cher.»
Les médias sociaux permettent d’être en contact direct avec les citoyens, de se créer un réseau et des relayeurs d’information. Il faut que leur utilisation réponde à un besoin et il faut savoir le type d’information que l’on désire y véhiculer. L’avantage de l’utilisation des médias sociaux réside beaucoup dans la création d’un réseau. D’où l’importance d’aller sur les médias sociaux en adaptant les valeurs et la culture des différentes communautés.
«Ce n’est pas d’intégrer les médias sociaux qui est difficile, ce qui est difficile, c’est de changer nos processus avant de les intégrer.»
Avant tout, il est essentiel de prévoir davantage de souplesse dans nos processus de travail et affranchir certaines barrières hiérarchiques. Il ne suffit donc pas d’avoir des lignes de communication bien définies pour bien intégrer les médias sociaux.
Sujet 2: Faire de la veille sans accès sur les médias sociaux
«La confiance est gratuite, la sécurité coûte une fortune.»
Pour la grande majorité des employés de la fonction publique, la veille sur les médias sociaux est difficile, puisqu’un grand nombre d’entre eux n’ont pas accès aux réseaux sociaux à leur travail.
Quelles sont les solutions mises en place pour palier à ce problème ? La clé selon plusieurs participants est de toujours justifier notre demande d’accès dans le cadre de ce que l’on fait dans notre travail. Lorsque notre besoin est bien établi, il est plus facile de rencontrer notre patron pour lui justifier notre demande d’accès.
Il peut parfois être nécessaire dans certains cas de faire intervenir un responsable de la sécurité de l’information. Dans tous les cas, montrer que puiser de l’information sur le Web nous permettra d’en tirer des bénéfices dans le cadre de nos fonctions est la meilleure solution.
Au-delà de cela, est-ce réellement pertinent de bloquer l’accès aux médias sociaux? Pourquoi ne pas donner accès à tous, tout simplement? «Il faut éduquer, communiquer avec notre employeur.» Les craintes relevées par les participants sont notamment reliées à la perte de temps par les employés, à la perte de contrôle de l’information, mais surtout à la méconnaissance de ces outils à l’interne.
Dans ce contexte, les organisations sont-elles prêtes à intégrer les médias sociaux en milieu de travail? Il est d’abord important de se donner le temps en tant qu’employé d’apprivoiser ces nouvelles technos. Et pour aider à démystifier et réduire les craintes de nos dirigeants, il faut les informer, les éduquer et les accompagner. De toute évidence, il y a un changement de culture important à effectuer en passant du mode contrôle à confiance, ont souligné plusieurs participants.
Une participante souligne que dans son organisation, l’ouverture aux médias sociaux s’est d’abord faite au sein de sa direction des communications. L’organisation a par la suite créé un comité d’accessibilité sur les médias sociaux à l’interne regroupant différentes unités et depuis, avec la volonté de leur dirigeant, les médias sociaux sont ouverts à l’ensemble de l’organisation (sans toutefois encore être promu). La prochaine étape est d’offrir une activité de sensibilisation pour l’ensemble des gestionnaires. Si les employés sont bien encadrés, cela peut être très favorable, affirme la participante.
Sujet 3: Les outils collaboratifs interministériels
«Tu innoves, car tu désobéis.»
Le besoin de communiquer plus efficacement entre les employés du gouvernement est évident et partagé par l’ensemble des participants. Qu’est ce que vous voyez comme outil de collaboration pour qu’on puise avancer à ce niveau? Comment pouvons-nous échanger de l’information entre nous de façon plus efficace? A-t-on réellement une volonté au gouvernement pour mettre en place des outils interministériels?
«On a la technologie nécessaire, mais l’organisation ne semble pas mûre actuellement pour le mettre en œuvre.»
En ce moment, il existe une liste de diffusion s’adressant aux webmestres du gouvernement du Québec. Elle inclut 697 membres et permet de communiquer et de s’envoyer des messages.
Toutefois, cet outil présente plusieurs limites. Certains doivent maintenant faire approuver leur message avant publication. Les documents sur la liste sont archivés sur le serveur, mais ne sont pas rendus disponibles (bien que c’est une chose qui pourrait se faire éventuellement). Il demeure difficile d’échanger, vu le manque de possibilités et de structure de l’outil. Des petits groupes sont donc créés ici et là à différents niveaux gouvernementaux et on s’éparpille.
Que faire? Consulter les ministères et organismes et mieux définir notre besoin à l’interne en matière d’échange d’information serait un bon point de départ pour déterminer quel outil à mettre en place, indique un participant. À la suite de ce commentaire, à tour de rôle, les participants ont évoqué certaines fonctionnalités qu’ils aimeraient voir dans un éventuel outil collaboratif interministériel :
- un endroit pour stocker les documents;
- une plateforme collaborative pour échanger avec une possibilité de recevoir des alertes;
- la création de groupes de travail sur des sujets spécifiques;
- la création d’un réel patrimoine commun où les échanges sont structurés et où l’information est facilement accessible et sécurisée.
4. Données ouvertes
Quand on parle de données ouvertes, on parle de données en format ouvert, accessibles, exploitables et réutilisables. Que pouvons-nous faire en matière de données ouvertes au sein de nos organisations? Devons-nous nous concentrer sur la libération et/ou l’exploitation de données?
«Les organisations publiques savent que le site donnees.gouv.qc.ca existe, mais attendent des directives claires pour déposer des données.»
Le portail de données ouvertes a été lancé au mois de juin 2012 sous l’ancien gouvernement. Plusieurs participants soulignent le fait qu’aucune ligne directrice officielle ne leur a été donnée jusqu’à présent. Actuellement, le nouveau gouvernement doit s’approprier en quelque sorte le projet.
Cependant, le portail existe et on peut y déposer de la donnée. Il est donc possible à l’interne de lancer des initiatives et de rendre des données disponibles. Une fois les données ouvertes, elles peuvent être réutilisées librement, ce qui favorisera, par le croisement de données existantes, la création d’applications, voire de nouveaux services.
«Se concentrer à l’interne sur la libération de la donnée, va permettre le développement et la cocréation de services par la société civile.»
«Des données ouvertes, c’est de l’expérimentation.»
Au Directeur général des élections (DGE), lors des dernières élections, on a expérimenté la libération de données. Les employés ont créé un fichier d’hébergement à côté de leur serveur et ont partagé des données cartographiques (circonscriptions) et les résultats des élections pour que les gens puissent concevoir des applications. Le site La soirée des résultats a été créé par des développeurs bénévoles avec ces données.
Sans contredit, l’État a difficilement les moyens d’offrir des services inachevés, en test ou en expérimentation. Si un ministère «se plante», cela peut facilement créer un débat, souligne un participant. Lorsqu’on ouvre nos données, il y a certainement des problèmes qui surgiront (ne serait-ce que des problèmes d’encodage). Que faire dans ce cas? Au DGE, ils ont demandé aux gens d’être tolérants : «on débute là-dedans, on expérimente, la donnée n’est donc pas formatée parfaitement. » Les gens ont bien réagi.
«Le gouvernement est dans un mode produit, il doit passer en mode collaboration avec les citoyens.»
Dans l’actualité, on parle beaucoup de corruption. Si tous les contrats étaient ouverts, il y aurait moins de problèmes, affirme un participant. Le but de tout cela? Rétablir la confiance. Les citoyens ont besoin de reprendre confiance avec leurs institutions.
Sujet 5: La mobilité
La mobilité est un canal essentiel qu’on ne doit pas négliger au gouvernement. Il y a un fort lien avec le thème précédent, considérant qu’en libérant des données, des applications mobiles seront créées.
Le Responsive Web Design peut être une orientation à considérer davantage au sein du gouvernement, affirme un participant. Cette approche consiste à configurer notre site Web afin qu’il puisse facilement s’afficher sur petit écran. On adapte le développement et le visuel en conséquence sans changer la manière de naviguer.
Bien entendu, tout dépend de ce que notre clientèle a réellement besoin, mais plusieurs s’entendent pour dire que ce n’est pas au sein du gouvernement que les applications mobiles doivent être créées, mais bien à l’externe par la réutilisation des données ouvertes.
Sujet 6 : Rapport Gautrin… les suites
«Comme travail de collaboration interne-externe de mémoire ça ne s’était pas encore vu.»
Sous le dernier gouvernement, M. Henri-François Gautrin, député de Verdun et leader parlementaire adjoint du gouvernement a été mandaté pour mener des travaux sur l’utilisation du Web 2.0 au gouvernement et proposer des stratégies d’action afin que le Québec puisse en tirer tous les avantages possibles.
Le rapport a été déposé officiellement à l’Assemblée nationale et a été rendu public le 2 mai 2012. Il est actuellement en ligne sur le site du Ministère du Conseil exécutif (MCE) : « Gouverner ensemble : Comment le Web 2.0 améliorera-t-il les services aux citoyens ? »
Le rapport comprend 32 recommandations sur les questions de transparence gouvernementale, de participation citoyenne et de collaboration entre les employés de l’État. Il est le fruit d’une vaste consultation, d’abord sous forme traditionnelle auprès des dirigeants de la fonction publique québécoise, puis sous forme de débat sur Internet auprès des employés de l’État et du grand public (www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca).
Lors de la conférence de presse du 2 mai 2012 des actions concrètes ont été annoncées et le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre toutes les recommandations du rapport Gautrin. Comment s’annoncent les suites maintenant sous un nouveau gouvernement?
Il serait difficile de ne pas continuer à aller de l’avant compte tenu du contexte actuel où le gouvernement s’expose à des dépassements de coûts pour les projets et à la corruption, affirme un participant. De plus, comme l’ancien gouvernement s’est commis au conseil des ministres en faveur de l’ensemble des recommandations du Rapport Gautrin, on ne peut plus reculer.
Le gouvernement ouvert semble vu par les différents partis politiques comme une solution. Actuellement, on constate que le ministre Bernard Drainville, ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, prend un leadership et démontre un vif intérêt sur le sujet.
«Un véritable projet de société autour du numérique doit se créer.»
Les suites du GouvCamp…
Thierry Goulet, responsable de l’organisation du GouvCamp, nous a déjà présenté les premières suites du GouvCamp en créant un groupe sur LinkedIn : Le Web et le gouvernement.
Remerciements
Merci aux animateurs de l’événement, Patrick Leduc et Mathieu, merci aux organisateur du Web à Québec pour leur grande (et précieuse) collaboration et pour leur appui, merci à Marie-Andrée Vézina et Sandrine Charron pour leur aide logistique le jour de l’événement et surtout, un énorme (gigantesque) merci à Thierry Goulet pour l’organisation de cette 2e édition du GouvCamp.
Merci spécial aussi à Clément Falardeau pour ses notes audio qui nous ont été très utiles pour la rédaction de ce compte rendu.
Et en terminant, nous remercions tous les participants qui se sont joints à nous pour le GouvCamp. Cette anti-conférence existe pour vous et grâce à vous!
Quelque chose à ajouter?
Vous étiez présent lors du GouvCamp et vous constatez que nous avons oublié des sujets dans notre compte rendu? N’hésitez surtout pas à commenter cet article, il nous fera plaisir de vous lire. Vous n’étiez pas présent au GouvCamp mais vous aimeriez participer aux échanges, vous pouvez vous aussi commenter l’article, c’est gratuit, mais très enrichissant!
Par Joëlle Bernard en collaboration avec Patrick Parent, E-Gouv Québec
À lire aussi sur notre blogue :
Québec : le Carnaval laisse place au numérique!
Au moment où le plus grand Carnaval d’hiver au monde prend fin, c’est une semaine très intense numériquement parlant qui se prépare dans la vieille Capitale. En effet, pas moins de 3 événements reliés au Web, aux technologies et aux communications numériques se succéderont du 19 au 22 février 2013. Et naturellement, l’équipe de E-Gouv Québec y sera pour veiller pour vous.
Forum Webcom, 19 février 2013
Pour sa première édition à Québec, le Forum Webcom pose une grande question : le numérique peut-il changer le modèle d’affaires de l’État? Le ministre Bernard Drainville est l’invité de la conférence d’ouverture. Par la suite, plusieurs panélistes se relaieront tout au long de la journée pour aborder des thèmes tels la gouvernance de l’État, l’innovation numérique dans le monde municipal, de la santé et de l’éducation ainsi que la gestion et la sécurité informatique. Quelques membres de E-Gouv Québec seront sur place pour vous transmettre les faits saillants de cette journée.
GouvCamp, 20 février 2013
E-Gouv Québec présente, en collaboration avec le Web à Québec, la seconde édition du GouvCamp. Cette anti-conférence gratuite, mais très gratifiante, met en vedette le partage d’idées et de projets de technophiles, d’employés du gouvernement et de citoyens dans une ambiance conviviale et ouverte. Bien entendu, l’équipe de E-Gouv Québec y sera puisque c’est nous qui avons lancé l’invitation!
Web à Québec (WAQ), 20 au 22 février 2013
Ce marathon numérique se termine par…un marathon numérique! Et comme l’équipe de E-Gouv Québec adore veiller sur de grandes et belle distances, nous avons accepté cette année d’être le diffuseur officiel du WAQ 2013. Notre équipe d’athlètes réguliers se fera aider pour l’occasion puisque c’est vraiment très sportif comme parcours de conférences. C’est donc près d’une quinzaine de marathoniens qui feront courir leurs doigts sur les claviers pour diffuser les faits saillants des conférences en direct sur Twitter et prendre des notes pour la publication de comptes rendus sur notre blogue les jours suivants le WAQ. Vous en voulez plus? Nous ferons également des entrevues vidéos avec près d’une vingtaine de conférenciers. Ces capsules exclusives seront diffusées sur notre chaîne Vimeo quelques jours après l’événement. Avec tout cela, c’est un podium assuré.
Si j’étais à votre place, j’irais m’entraîner un peu parce que vous risquez d’être essoufflé en nous suivant toute la semaine! Nous on a l’habitude, on est fait pour veiller fort.
Bonne semaine numérique à vous et au plaisir de vous croiser dans le monde réel ou virtuel.
Patrick Parent, E-Gouv Québec
P.S. J’ai oublié de souhaiter bonnes vacances au Bonhomme Carnaval et de le remercier de nous avoir laissé les clés de la ville pour la semaine. Voilà, c’est fait.
E-Gouv Québec organise le GouvCamp 2013
Encore une fois cette année se déroulera, en marge du WAQ, un GouvCamp, une activité de discussion et d’échange entre passionnés du Web, du numérique, de la techno et interpellés par les défis du gouvernement. Et c’est encore E-Gouv Québec qui se charge de l’organisation cette année.
L’an dernier, Raphaël avait fait un excellent résumé de l’événement. Nous avions alors principalement discuté des données ouvertes, qui étaient le point chaud du moment. Quels seront les sujets de cette année? Y a-t-il eu des réalisations concrètes suite à cette rencontre? Est-ce que les préoccupations ont changé?
Le seul moyen de le savoir est de se présenter le 20 février prochain en après-midi, à l’Espace 400e! Les billets (gratuits) sont disponibles sur EventBrite et nous vous encourageons à proposer un sujet que vous aimeriez aborder lors de la rencontre car c’est vous qui êtes les participants et les interlocuteurs!
Effectivement, un GouvCamp se veut une rencontre en droite lignée avec les autres «camps», concept qui a été importé il y a quelques années au Québec par Sylvain Carle, l’instigateur des GouvCamp. Il ne pourra peut-être pas se présenter cette année, l’animation sera donc assurée par des collègues du gouvernement provincial.
Nous vous attendons et souhaitons une participation aussi grande que l’an dernier, et ce malgré une semaine de février qui s’annonce numériquement assez chargée!
Thierry Goulet. E-Gouv Québec
JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations
Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web.
C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre "présent" politique et démocratique.
Engager les citoyens par les données et l’interaction
De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.
David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.
Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.
La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.
Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.
Les données, le pétrole du 21e siècle
C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.
En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.
Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »). Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.
L’incontournable appui politique
David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.
La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.
Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.
Joëlle Bernard et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À lire aussi sur notre blogue :
Un intranet 2.0 dans une organisation publique? Ça se peut!
Le projet d’implantation d’un intranet 2.0 à la Ville de Québec a débuté au cours de l’année 2010. La refonte de l’intranet a alors été considérée comme une priorité pour stimuler et améliorer la communication interne à la Ville.
L’intranet 1.0 : une source d’information accessoire
L’intranet datait de plusieurs années. Les employés le fréquentaient presque uniquement pour le bottin téléphonique ou la consultation de procès-verbaux. Il n’était pas considéré comme une source d’information importante.
Par ailleurs, des sondages et des consultations auprès de nos employés nous avaient démontré qu’il y avait un énorme travail à faire en communication interne. Les employés nous disaient entre autres :
- manquer d’information
- travailler en silos
- ne pas savoir où chercher l’information dont ils avaient besoin dans le cadre de leur travail
- ne pas connaître les autres services de la Ville
- ne pas avoir suffisamment de reconnaissance.
De plus, le personnel exerçait des pressions pour que le journal interne ne soit plus imprimé en si grande quantité. Le courriel était également sur-utilisé pour informer les employés sur toutes sortes de sujets, de niveaux d’importance divers. Évidemment, en raison de l’étendue de l’organisation, la circulation de l’information était complexe et les moyens pour rejoindre les employés ne semblaient plus efficaces.
1re étape : la prise en compte des besoins des employés et des "générateurs de contenu"
Les employés voulaient un intranet qui soit un outil de travail convivial, qu’ils puissent personnaliser et dans lequel la recherche serait efficace. Certains employés nous ont également dit ne pas le consulter à cause du manque d’accès à des postes informatiques (employés de terrain).
La détermination de ces besoins a conduit à l’adoption d.orientations stratégiques et d’objectifs principaux. En somme, nous voulions concevoir un site :
- qui soit la 1re source d’information pour l’ensemble des employés
- qui permette la diffusion et le partage de cette information, en mode collaboratif et participatif
- dont l’arborescence s’articule autour des besoins et non de la structure administrative
- accessible directement en ouvrant le poste de travail et à l’extérieur des bureaux de la Ville (à la maison par exemple)
- qui contribue à renforcer le sentiment d’appartenance et la mobilisation des employés
- qui facilite le travail des employés, peu importe où ils se trouvent, et s’arriment à leurs habitudes
- qui encourage le réseautage et stimule la vie sociale
- que tous les employés s’approprient et consultent régulièrement.
La technologie choisie par le Service de technologies de l’information a été SharePoint 2010. Il faut dire que SharePoint 2003 (WSS) était déjà très utilisé dans l’organisation et que la plupart des services avaient des intranets sectoriels en WSS. Un des objectifs de cette refonte était également de rapatrier tous les intranets sectoriels sous l’intranet de la Ville et d’hiérarchiser l’information.
Pourquoi un intranet 2.0 ?
Dès le départ, nous souhaitions offrir une plate-forme collaborative et participative. Nous voulions donner des nouveaux outils aux employés pour qu’ils puissent transmettre de l’information et s’exprimer.
Nous espérions aussi que les employés s’approprient réellement l’intranet, que celui-ci ne soit pas seulement l’intranet des Ressources humaines ou des Communications. Nous avons donc donné la parole aux employés, mais de façon encadrée.
Nous avions enfin comme objectif de décentraliser la diffusion de l’information. Dans l’ancien intranet, seul le Service des communications pouvait déposer des documents ou publier de l’information, ce qui était très lourd à gérer. Nous envisagions d’élargir le nombre de diffuseurs en maintenant une équipe responsable du contenu et de la modération sur tout ce qui est publié.
Les principales fonctionnalités 2.0 du nouvel intranet
- Actualités avec section Commentaires.
- Babillard pour diffusion des avis de retraites, de l’annonce de l’arrivée de nouveaux employés, des naissances, décès, petites annonces, etc. Près de 50 fournisseurs de contenu y ont accès.
- Club social pour les annonces de ce club. La diffusion de ces annonces est réservée aux administrateurs eux-mêmes.
- Toute la documentation de la Ville alimentée et mise à jour par près de 200 fournisseurs de contenu.
- Forum ouvert à tous les employés.
- Favoris personnalisables par chacun.
- Mes outils de travail, une section elle-aussi personnalisable.
- Un accès direct à l’intranet sectoriel de l’employé.
- La liste des sites de collaboration auxquels l’employé a accès.
- Bottin avec fiche "enrichie" sur l’employé (description, photo, activité récente, etc.).
Album photos : quelques captures d’écran de l’intranet de la Ville de Québec.
Un vaste chantier qui implique une importante gestion du changement
Implanter un intranet collaboratif, c’est aussi transformer les façons de faire et le travail de plusieurs personnes. Au-delà du concept, de l’architecture d’information, de l’analyse fonctionnelle, de la rédaction de contenu, du design graphique, il nous a fallu penser à la gestion du changement et de la transformation organisationnelle.
La gestion du changement a certainement été un des volets auquel nous avons consacré le plus de temps et d’énergie durant près de 2 ans. Nous y avons travaillé à l’aide de plusieurs activités de communication.
- Présentations du projet à tous les gestionnaires.
- Présentations aux employés.
- Implication de la Direction générale dans le projet.
- Rencontres avec des employés pour recueillir les contenus.
- Conception d’outils de formation (guide, capsules en ligne) et formation des fournisseurs de contenu de l’intranet.
- Diffusion d’une vidéo promotionnelle annonçant le nouvel intranet dans l’ancienne plateforme et par les gestionnaires lors des rencontres d’équipes.
Un accueil favorable
Le nouvel intranet 2.0 a été très bien accueilli par l’ensemble des employés et des gestionnaires. Dès les premiers jours, les sections personnalisables telles que Mes outils et Mes favoris ont remporté un tel succès qu’elles ont franchi le maximum d’utilisateurs prévus par le système. Il a donc fallu se réajuster très rapidement et augmenter la capacité de personnalisation.
Depuis le 29 mai 2012, nous avons en moyenne 3 000 visiteurs uniques par jour et au-dessus de 50 000 pages vues quotidiennement. Les 10 principales destinations sont :
- le bottin
- les actualités
- les outils de travail
- les sites de collaboration
- le babillard
- les mouvements de personnel
- la documentation
- la section Ressources humaines
- le club social
- les intranets sectoriels.
Les forums arrivent au 15e rang. Environ une vingtaine de forum ont été créés depuis le lancement, mais dans le dernier mois, près de 1 000 visiteurs uniques ont lu au moins un billet sur le forum.
Nous devrons investir plus d’efforts pour inciter les gens à utiliser davantage le forum, car lorsqu’il est utilisé pour faire des appels à tous, il répond aux besoins des utilisateurs.
Autre fait important à souligner: aucun commentaire d’employé a dû être retiré de l’intranet . Les gens étant obligatoirement identifiés lors d’une action collaborative dans l’intranet, on observe un phénomène d’autorégulation assez fort.
Les commentaires sur les actualités fonctionnent très bien, surtout lorsque l’actualité concerne directement des employés. Les gens s’en servent beaucoup pour faire de la reconnaissance envers leurs collègues.
Et ce n’est pas fini!
Nous sommes présentement en phase 2 du projet. Cette phase vise l’implantation d’autres fonctionnalités.
- Calendrier corporatif avec tous les événements et activités de la Ville (internes et externes)
- Blogues avec blogueurs identifiés et sujets soumis pour approbation à l’équipe responsable de l’intranet
- Bienvenue aux nouveaux employés – Section personnalisable visible seulement par les nouveaux employés
- Publication des avis de concours dans l’intranet par les Ressources humaines en remplacement d’un courriel envoyé à tous les employés systématiquement
- Alertes informatiques – Section en page d’accueil informant les employés des pannes et problèmes informatiques et des travaux informatiques qui peuvent avoir des conséquences sur leurs outils (mise à jour d’un système, etc.)
- Étoiles pour évaluer le contenu.
Après cette phase, l’ouverture à l’externe et l’accès aux plateformes mobiles seront nos prochains défis!
Marie-Ève Humbert, conseillère en communication, Ville de Québec
Collaboration spéciale
En complément :
- Entrevue vidéo avec Marie-Ève Humbert et Martin Vézina de la Ville de Québec. Ils y décrivent les principales étapes de conception du nouvel intranet.
JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique : les faits saillants avec David Hume
Les données auxquelles un gouvernement donne accès (données ouvertes) sont non seulement utiles et bénéfiques aux citoyens, mais aussi aux fonctionnaires qui soutiennent le travail de ce gouvernement. C’est ce qu’a confirmé David Hume, directeur exécutif, mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de la JIQ 2012 à Québec le 19 novembre dernier.
Décrivant l’impressionnant plan numérique de son administration, M. Hume a mis en lumière le nécessaire et incontournable soutien politique à cette démarche de transparence. Un souci d’amélioration continue et une remise en question constante doivent selon lui accompagner toute démarche de ce genre. S’ouvrir n’est en somme que le début d’un processus extrêmement emballant, dont voici les principaux faits saillants et résultats.
Une orientation donnée en haut lieu
La première ministre actuelle de Colombie-Britannique, Kristy Clark, accède à son poste le 14 mars 2011 dans un contexte marqué par la déception des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. Mme Clark prend alors position en faveur d’un échange accru du gouvernement avec les citoyens et de l’implication de ces derniers dans la résolution de problèmes et l’élaboration de politiques. Faire avec eux, plutôt que faire pour eux, en exploitant le potentiel de la technologie, telle est l’orientation donnée en haut lieu.
La fonction publique doit réagir à cette volonté politique. Bonne nouvelle, les employés de l’État appuient cette aspiration d’un gouvernement plus interactif et d’une démocratie véritablement incarnée.
Évidemment, le plan numérique pensé par les sous-ministres et dirigeants d’agences sous la houlette d’un haut fonctionnaire s’adresse d’abord aux citoyens. Ce plan s’appuie sur 2 principes fondamentaux, soit :
- l’ouverture : rendre l’information gouvernementale accessible pour favoriser la transparence et susciter la création d’outils ou d’applications utiles au bien commun;
- l’interaction : mettre à profit les données ouvertes ou des plateformes de consultation 2.0 pour écouter et faire participer les citoyens à la réflexion entourant les politiques publiques.
Or, la stratégie gouvernementale privilégie aussi :
- l’autonomie : comment concevoir des services en ligne qui répondent aux besoins des citoyens et grâce auxquels ils pourront transiger avec l’État simplement, sans l’aide des fonctionnaires qui pourront se consacrer à d’autres tâches ou mieux accompagner les clientèles plus vulnérables;
- l’innovation : comment donner la possibilité aux employés de l’État d’expérimenter de nouveaux outils, notamment de travailler avec leur propre appareil mobile.

JIQ 2012 – M. David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens au gouvernement de la Colombie-Britannique. (Photo : Patrick Parent)
Des données qui comblent les lacunes de la fonction publique
C’est ainsi que les premières données ouvertes mises en ligne contiennent des informations utiles, certes, aux citoyens dans leur vie quotidienne, mais aussi aux fonctionnaires, dont on souhaite stimuler l’initiative et la créativité afin de résoudre des problèmes. Le gouvernement veut enrichir ses échanges avec sa fonction publique, la mettre davantage à profit. L’ouverture permettra de combler des lacunes dans la collaboration entre ministères.
« On voulait que les gens se passionnent pour nos données! », se rappelle David Hume. « Get excited and make things! », que ce soit participer au développement économique ou à des projets de recherche en santé.
L’ouverture ne s’est pas fait sans résistance à l’interne. De l’avis de certains fonctionnaires, les citoyens pourraient ne pas comprendre les données ou mal les utiliser.
N’empêche qu’à l’heure actuelle, le tiers des utilisateurs du site DataBC sont des employés de l’État. DataBC favorise donc l’échange de connaissances entre les membres de la fonction publique.
Transparence accrue dans la démarche d’accès à l’information
Le gouvernement britanno-colombien accompagne la mise en ligne de données publiques d’une révision en profondeur de sa procédure d’accès à l’information. Le site Open Information fait désormais écho à toutes les demandes d’accès transmises à l’administration.
On répond à une demande 72 heures après sa formulation. Des données aussi sensibles que les frais de déplacement de la première ministre et des ministres sont publiées dans ce site extrêmement populaire.
On relève en effet une augmentation considérable dans le nombre de demandes d’accès à l’information depuis sa mise en ligne. Open Information a suscité un réel intérêt envers l’information gouvernementale.
Les citoyens ne se contentent pas toujours des réponses obtenues à la suite d’une première demande: ils requestionnent leur gouvernement et approfondissent les sujets qui les animent. Au point que le volume important de demandes est parfois difficile à gérer!
Une consultation en continu qui permet de recueillir de nouveaux points de vue
À la publication d’information susceptible d’aider les citoyens à participer à la vie de l’État s’ajoute la mise en place d’une plateforme de consultation de ces acteurs cruciaux de la vie démocratique. GovTogetherBC rassemble aujourd’hui toutes les conversations qu’entretient le gouvernement avec ceux qu’il administre, que ce soit en matière d’environnement, d’éducation ou de santé.
On a par exemple consulté le public sur la date à adopter pour un nouveau congé familial destiné à tous les citoyens de la province. Actuellement, la Colombie-Britannique prépare un plan en matière d’emploi, qui répond à une des priorités gouvernementales. Elle le conçoit en collaboration avec le grand public, bénéficiant ainsi des points de vue de gens « qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement, celui des femmes de travailleurs de métiers, par exemple », affirme David Hume.
Rendre les citoyens autonomes grâce aux services en ligne
Alors que l’administration britano-colombienne songe à faire preuve d’ouverture et de transparence, elle constate que les services en ligne qu’elle dispense ne sont pas très efficaces. Les sites Web gouvernementaux mettent de l’avant des contenus plus ou moins populaires auprès des citoyens, dont les messages de ministres…
On décide de situer le libre-service au cœur des contenus en ligne gouvernementaux, de centrer ces contenus autour des besoins des utilisateurs, plutôt que de la structure gouvernementale, complexe à décoder par les citoyens. S’enclenche alors une vaste consultation auprès de ces derniers.
Les fonctionnaires leur demandent quels services ils souhaitent obtenir. Des employés de l’État se rendent observer les échanges aux comptoirs de l’équivalent de Services Québec en Colombie-Britannique. D’autres se rendent directement chez les gens. On veut les écouter, pour concevoir des services en ligne sur la base de faits, et non de perceptions.
Autre principe qui guide l’administration publique dans sa réflexion sur ses services en ligne : l’accessibilité sans compromis. Penser à tous les types d’internautes, y compris les moins habiles avec le Web, faciliter le repérage d’information en présentant d’abord les nouveautés, en améliorant la navigation et en privilégiant l’image et la vidéo, adopter une approche équilibrée entre les services et la messagerie.
Cette réflexion conduit au lancement du site gov.bc.ca. Dans peu de temps, les sites Web des ministères seront intégrés à ce site fédérateur dans lequel, selon M. Hume, citoyens et entreprises trouvent aisément les renseignements qu’ils cherchent.
JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique par E-Gouv Québec sur la chaîne Vimeo.
Tester, bonifier, écouter
La réflexion de la Colombie-Britannique en matière numérique ne prend pas fin avec le lancement des sites Web mentionnés.
L’ouverture n’est que le début d’une démarche d’interaction entre un gouvernement, une administration publique et les citoyens, constate David Hume. Une fois les données mises en ligne, il faut créer une communauté autour d’elles, les promouvoir par des conférences, mettre en place une culture qui « favorise l’ouverture et l’innovation ».
« On pense parfois que le public est un risque à gérer plutôt qu’une ressource à exploiter », soutient M. Hume, convaincu du contraire. Il a d’ailleurs profité de son passage à la JIQ pour inviter le gouvernement du Québec à ouvrir ses données, pour être plus efficace.
Le site gov.bc.ca fait quant à lui l’objet d’améliorations continues en matière d’ergonomie. Les responsables du site le testent continuellement auprès de citoyens, notamment ceux qui se servent de systèmes d’assistance pour naviguer. Les canaux d’échange demeurent ouverts avec le public pour améliorer le produit offert.
« Où allons-nous maintenant? »
C’est la question que se pose le comité de décideurs responsable des choix du gouvernement en matière numérique. Les gens qui ont mis en place les premiers outils de la stratégie numérique sont-ils les mieux placés pour continuer à coordonner leur développement? Centralisées jusqu’à ce jour en haut lieu, les activités de conception de services en ligne et d’ouverture de données se déplacent vers les ministères qui commencent à prendre la relève.
Qu’avons-nous appris de tout ce processus? Quelle est la meilleure structure d’équipe à établir? Quelle est la gouvernance de données à mettre en place pour favoriser le partage de données? Ce sont des éléments essentiels pour livrer la marchandise promise par notre première ministre, croit David Hume.
« C’est parfois bizarre de vivre dans l’incertitude, l’ambiguïté, mais c’est une condition nécessaire pour réfléchir aux services en ligne les plus adéquats », déclare ce jeune haut fonctionnaire, qui voit dans l’écoute des citoyens, la cohésion et la cohérence les conditions essentielles à la poursuite du plan numérique de son gouvernement.
« L’avenir m’emballe! » lance-t-il avec enthousiasme. Nous poursuivrons notre travail de concertation auprès d’autres organisations publiques pour mieux régler les problèmes de nos citoyens. Il y a beaucoup d’occasions à saisir dans ce domaine pour créer les changements durables dans nos organismes. »
Les britano-colombiens éliront un nouveau gouvernement le 14 mai 2013. Quel sera l’avenir du plan numérique? Le nouveau gouvernement poursuivra-t-il les efforts entrepris? C’est aussi ça vivre dans l’ambiguïté…
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À voir aussi :
- Entrevue avec M. David Hume réalisée par l’équipe de E-Gouv Québec dans le cadre de la JIQ 2012 (19 novembre 2012)
- Présentation de M. David Hume utilisée lors de sa conférence à la JIQ le 19 novembre 2012 (pdf)
- Une stratégie inspirante pour le prochain gouvernement du Québec : le gouvernement ouvert de la Colombie-Britannique (3 septembre 2012)
Faire des sites Web pour mobiles – Deuxième partie: Quelles sont les options techniques?
Cet article est le second d’une trilogie pour aider les spécialistes du Web du gouvernement du Québec à prendre des décisions concernant la création de sites pour mobiles.
Le premier article avait pour objet l’intérêt de faire des sites pour mobiles, alors que le présent billet devrait guider le lecteur vers l’une des diverses méthodes qui peuvent être utilisées pour répondre à la nouvelle clientèle.
Comme il a été vu dans le précédent article, la technologie mobile est en pleine explosion et il n’existe pas de standards bien définis quant à la réalisation des sites. Ainsi, plusieurs méthodes s’offrent à nous et il importe de connaître les avantages et inconvénients de chacune.
Quelles sont les options pour faire un site adapté pour mobile?
La création de sites pour mobiles implique que l’on doive faire un choix quant au type de technique à employer pour optimiser le site sur les appareils. Il existe diverses méthodes ou approches que l’on peut mettre en place, mais aucune n’est parfaite, toutes ont leurs petits désagréments.
Le prochain schéma présente les différentes méthodes que l’on peut mettre en place actuellement, car il y a fort à parier que de nouvelles approches soient développées au cours des prochaines années.
On retrouve sur le blog de Google un article qui expose les différences entre les deux principales techniques.
Figure 1: Présentation de diverses approches de conception de sites adaptés pour mobiles. Dans tous les cas, il s’agit de présenter l’information stockée sur une base de données et de s’assurer d’un affichage optimal pour l’utilisateur.
Le site dédié
L’approche du site dédié pour mobile est celle qui est la plus traditionnelle. Dans les faits, le site dédié est une duplication, un autre site, qui lui est optimisé pour les petits appareils.
Cette approche est la plus sécuritaire et la plus simple, du moins, en apparence. Le tout repose sur une des diverses techniques de détection de l’appareil et on dirige l’utilisateur vers un site créé spécifiquement pour les appareils mobiles.
Les risques
Un site dédié pour appareils mobiles implique que l’on détecte que c’est un appareil mobile. Donc, on doit déterminer quels sont ces appareils, ce qui devient assez complexe.
Avant de poursuivre, je me permets une petite parenthèse…
Vous souvenez-vous ces quelques sites qui ont été créés au début des années 2000 qui, aujourd’hui encore, lorsque consultés avec Chrome, Safari ou Firefox, dernières versions, nous indiquent que notre fureteur est trop vieux et que nous devrions utiliser Internet Explorer 6 ou Netscape 4?
Figure 2: Encore aujourd’hui, des services ont été conçus pour des fureteurs précis et ne tolèrent pas d’autres logiciels (Chrome 20 ici). Des situations semblables vont se produire pour les appareils mobiles. Par exemple, une tablette non reconnue pourrait être vue comme un mobile et forcer l’affichage réservé aux petits écrans sur un écran de haute résolution, ce qui n’est pas souhaitable.
Fin de la parenthèse.
Il arrive aussi que des développeurs bien intentionnés crée de véritables cauchemars pour les utilisateurs mobiles. XKCD en a fait une superbe démonstration:
Figure 2: Capacité d’attention d’un serveur Web, il est bien connu qu’il oublie vite qui nous sommes, ce qui peut nous causer bien des problèmes.
Ce qu’illustre XKCD est un problème commun. Plutôt que de permettre à l’utilisateur d’accéder au contenu désiré, le serveur dirige toujours vers la page d’accueil. Il devient donc virtuellement impossible de consulter la page, à moins de s’envoyer le lien par courriel et d’utiliser un appareil «standard».
Parallèlement, la technique du site dédié permet aussi de trier les contenus qui seront diffusés pour mobiles et, par le fait même, optimiser la navigation des utilisateurs. Or, il y a un risque de «balkanisation», un peu à la manière de ce qui se passait à la fin es années ‘90 avec les fureteurs. J’ai par ailleurs fait un billet sur le sujet sur mon blogue personnel, si ça vous intéresse d’en savoir plus sur le sujet.
En sélectionnant des contenus qui ne sont pas accessibles pour mobiles, nous décidons pour l’utilisateur quel est son réel besoin sans prendre en considération qu’il pourrait décider de consulter un contenu que nous jugeons inutile pour lui.
Finalement, le fait d’avoir un site pour mobile et un site pour appareils «réguliers» implique que chaque page a son propre URL, donc des contenus identiques sont dédoublés. Ce n’est pas un problème majeur, mais il y a des irritants, comme dans les moteurs de recherche ou bien lorsqu’un lien mobile est transféré à un utilisateur d’appareil standard et qui sera forcé de consulter le contenu en version mobile.
Avantages
Il n’y a pas que des inconvénients aux sites mobiles. Un des avantages de cette méthode est l’optimisation. Effectivement, puisque l’on crée un site spécifiquement pour appareils mobiles, il devient possible d’optimiser le code de façon à limiter l’usage souvent restreint de bande passante des appareils.
Les pages sont alors plus rapides à charger et la navigation peut être plus agréable. Parlant de navigation, il est aussi possible de revoir complètement l’approche de navigation à l’intérieur du site pour mettre à profit des fonctions de l’appareil ou bien les particularités de l’écran tactile.
Contrairement à l’approche du design adaptatif, celle-ci repose sur le SGC et des méthodes de détection du fureteur (user agent) qui comportera des gabarits qui seront conçus pour les appareils mobiles. Ainsi, on retrouvera un code HTML, des JS et autres CSS et images qui seront conçus pour les mobiles, d’où la mention d’optimisation.
On peut aussi, dans un site mobile, intégrer la notion de «contenu différencié», donc que l’on décide quel contenu sera visualisé sur mobile en opposition à celui présenté sur le site régulier. Mais attention à la balkanisation!
- Le site peut être optimisé pour mobile et comporter des gabarits plus légers et des images de plus petite taille, limitant la charge et facilitant le téléchargement sur les réseaux mobiles;
- Le site étant indépendant du site régulier, on peut sélectionner certains contenus qui ne seront disponibles que dans une version ou l’autre;
- La gestion de projet peut être simplifiée et il est possible de créer un site mobile une fois le site régulier conçu car l’impact en l’un et l’autre peut être minimal;
- On peut créer un site mobile qui comporte une application (type HTML5) permettant de faire du transactionnel.
Inconvénients
- Des erreurs de conception peuvent créer de forts désagréments pour l’utilisateur, par exemple, de forcer l’utilisation de la version mobile;
- Un utilisateur de tablette avec une résolution élevée ne désirera pas nécessairement utiliser la version mobile qui lui sera imposée par défaut;
- Tout le contenu du site devrait être accessible en version mobile et régulière, ce qui n’est pas toujours le cas;
- Il faut souvent dédoubler la gestion du site (version mobile et standard);
- Certaines technologies ne supportent pas bien la création de sites mobiles (cas vécu…);
- Il y a un risque de balkanisation du Web.
Responsive design ou design adaptatif
Présentée en 2010, mais popularisée principalement en 2011 par Ethan Marcotte#, la technique du design adaptatif, mieux connue sous le vocable anglais de «Responsive Web design» est une approche permettant d’adapter le contenu à la largeur de l’écran de l’utilisateur, sans tenir compte de l’appareil utilisé.
Figure 2: Le responsive Web design est une technique permettant d’afficher une même page Web de façon différente selon la largeur de l’écran de l’utilisateur.
La technique
Techiquement, c’est relativement simple (en théorie). Le principe se base sur l’adoption récente des dernières technologies Web, comme le HTML5 et le CSS3 par les fabricants de fureteurs.
Tel que présenté dans la figure 1, la technique repose sur l’utilisation d’une différenciation par CSS de la largeur de l’écran (en utilisant les media queries). Ainsi, on pourra appliquer des feuilles de styles selon la largeur de l’écran et afficher ou cacher, disposer différemment ou modifier l’apparence des éléments de contenu de la page.
C’est le paradis, alors!
L’un des avantages indéniables de cette approche, c’est qu’un seul et même site s’adapte au besoin, selon l’écran. Aucune détection particulière du navigateur ou de l’appareil, un seul URL par page. Bref, ça pourrait être le paradis!
Ce n’est pas toujours le cas…
Mettre une approche de design adaptatif dans un site n’est pas toujours de tout repos. L’expertise est encore jeune, de nouvelles approches sont annoncées chaque semaine (ça nous rappelle un peu la période début 2000 où on abandonnait les tableaux pour faire le positionnement en CSS pures). Bref, c’est une méthode récente qui évolue sans cesse et rapidement.
De plus, un gros inconvénient, c’est le code. Si un seul et même site sert les appareils lourds et les appareils légers (mobiles), on a le même rendu HTML et tout ce qui suit (JavaScript et images). Bon, il existe des techniques complexes pour éviter le téléchargement inutile d’images, mais c’est encore assez complexe.
On se retrouve donc avec un site ajusté pour mobiles, mais qui n’est pas optimisé.
Avantages
- Permet de transposer l’ensemble du contenu d’un site en format adapté pour mobile simplement par l’utilisation de CSS;
- Il n’est pas nécessaire de modifier le système de gestion de contenu (SGC), ce sont les gabarits qui feront l’ensemble du travail;
- Il n’y a pas de gestion en double du contenu;
- Permet d’optimiser l’affichage pour des largeurs d’écrans et non des appareils, ainsi on évite des écueils des différentes plateformes technologiques;
- On ne retrouve pas le contenu sous deux URL différentes car c’est la même page qui s’affiche dans tous les cas;
- Les coûts récurrents de maintenance sont réduits par rapport à la création de sites mobiles distincts.
Inconvénients
- Il ne s’agit pas d’une «optimisation du site pour mobile», car le HTML et les codes JS demeurent les même que pour un site non-mobile, impliquant une surcharge de poids et une lenteur possible du chargement de la page;
- Il faut que le design adaptatif soit pris en considération dès le début du projet par l’équipe de conception pour créer l’ergonomie, le design et le code en conséquence, en plus d’adapter la gestion de projet;
- Il peut s’avérer très lourd de faire la gestion de plusieurs CSS en même temps et les impacts du redimensionnement peuvent être parfois difficiles à prévoir et demander plus de temps de corrections;
- C’est une approche qui peut engendrer des coûts supplémentaires lors du développement, principalement si l’équipe de travail est peu familière avec le design adaptatif, ce qui tend à diminuer une fois l’équipe bien formée;
- Il n’est pas possible d’afficher le site en «format régulier» car l’affichage s’adapte selon la largeur de l’écran automatiquement.
Design adaptatif «optimisé»?
Depuis peu, on parle de solutions hybrides, où on inclurait des approches de sites dédiés au design adaptatif. Cette méthode hybride est nommée «Responsive Web design with Server Side components», mieux connue sous le vocable RESS.
Le développement d’application pour mobile
On parle d’application pour mobiles, du type de celles que l’on retrouve dans les AppStores, les magasins d’applications en ligne. Celles-ci sont conçues pour des technologies spécifiques (iOS, Android, WindowsPhone7 ou BlackBerry). Luke Wroblewski parle de «Device experience», une approche plus large qui englobe plus que seulement le mobile.
Dans le cas qui nous intéresse, les applications peuvent s’avérer fort intéressantes dans certaines situations principalement lorsque l’on doit transiger avec la clientèle (transactionnel) ou bien pour mettre à profit certaines fonctionnalités de l’appareil (contacts, GPS, stockage, méthodes de saisies des données, gyroscope…).
Malgré tout, il faut se demander quel est l’intérêt pour une organisation gouvernementale de développer elle-même une application. Les coûts de conception et d’entretien peuvent facilement monter en flèche et il peut s’avérer difficile de faire la maintenance vu la variété d’appareils ou de versions de systèmes d’exploitation sur le marché. De plus, le développement d’applications par les organismes gouvernementaux va plutôt à l’encontre de l’orientation d’ouverture des données publiques qui permet aux citoyens et aux entreprises de créer des applications à partir de ces données.
Avantages
- Permet d’optimiser au maximum l’utilisation des fonctions de l’appareil mobile et l’interface utilisateur;
- Les applications sont spécifiques et peuvent s’avérer fort utiles pour certaines clientèles spécifiques.
Inconvénients
- Il faut développer pour une technologie spécifique ou dédoubler le travail pour toutes celles que l’on désire supporter;
- Une application pour téléphone sera mal affichée sur une tablette et nécessitera un nouveau développement;
- Il faut maintenir l’application à jour;
- Il s’agit d’un développement complet, avec tout ce que ça implique.
Avant d’aller plus loin, je vois poindre les commentaires au sujet des applications HTML5, comme quoi c’est une option viable. Effectivement, il faudrait penser à regarder de ce côté.
Dans les faits, si je ne m’abuse, c’est ni plus ni moins un site dédié dans lequel on retrouve une application (en HTML5), non?
Données ouvertes et API
L’ouverture des données publiques n’est pas, à proprement parler, une approche pour mobile. Effectivement, on parle ici de rendre disponible diverses données spécifiques, via un site dédié ou bien par l’utilisation d’API («Application programming interface») à des développeurs externes du gouvernement qui pourront alors les utiliser dans leurs développements informatiques.
Ainsi, contrairement à toutes les autres approches présentées, au lieu de faire le travail de mobilité, on propose ici d’offrir les données de façon à ce qu’une autre entité puisse développer une application, un site ou autre en utilisant des données que l’organisation rend disponibles.
Il est impossible de déterminer quels seront les produits développés à partir des données ouvertes, ni même quelle en sera leur utilisation, c’est pourquoi on devrait considérer cette approche comme étant complémentaire à toutes les autres.
Oh, et une partie du boulot a été déjà faite, par le biais du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec (ne manque que la variété des données qui viendra avec le temps).
Finalement, peu importe la solution de mobilité choisie, certaines données devront être offertes pour que la communauté puisse bâtir des solutions avec ces dernières.
Le choix d’une solution
Choisir une approche mobile, voici maintenant le nœud de l’histoire. Comment fait-on pour déterminer ce qui est le meilleur choix pour notre organisation et notre clientèle? Plein d’éléments doivent être pris en ligne de compte. Premièrement, a-t-on réellement besoin d’une approche de mobilité?
Le premier article de la série est assez évocateur. Oui. Bon, maintenant, on fait quoi?
Je tiens à rappeler que cette série d’articles s’adresse principalement aux responsables de sites du gouvernement, donc d’organismes publics, qui ont comme principal objectif de diffuser de l’information et ce, à moindre coûts et avec un maximum de facilité pour l’utilisateur.
Luke Wroblewski, qui nous a gratifié d’un passage au Web à Québec en février dernier, résume très bien les questions que l’on doit se poser lorsqu’on veut faire un choix.
Il propose trois options:
- Responsive Web design (design adaptatif);
- Optimisation pour l’appareil (Device experience);
- Design adaptatif avec composants serveurs (RESS).
Pour les besoins de la cause, je vais regrouper les options 1 et 3 sous un même nom, soit design adaptatif. C’est ni plus ni moins des solutions de design adaptatif, mais la 3e comporte un volet de détection de l’appareil et des modifications au niveau du serveur. C’est un «design adaptatif aux stéroïdes», si vous préférez.
Là où on a un élément de précision, c’est au point 2, quand LukeW parle de «Device Experiences». Il traite ici une d’approche à la Netflix, où on fait une application selon le type d’appareil utilisé (ex. mobile Android, iOs, ordinateur, console de jeux…). Bref, du développement d’application très poussée.
Compte tenu du contexte gouvernemental du présent article, je me permet de mettre de côté l’approche de développement d’application, onéreuse et complexe.
À moins d’une raison vraiment exceptionnelle, il y a peu de chances que les coûts engendrés par cette approche puissent être justifiables. Il nous reste donc deux candidats: les sites dédiés (non mentionnés par LukeW) et le design adaptatif.
Lequel choisir? Personnellement, je crois que la majorité des sites gouvernementaux seraient nettement plus viables en offrant une interface réactive à la largeur de l’écran de l’utilisateur plutôt que de rediriger vers un site mobile. La raison est simple: les coûts.
Pourquoi favoriser le design adaptatif?
Lors du design d’un site, on doit créer un visuel et les CSS qui y seront appliqués, de toute façon. Prévoir un montant légèrement plus élevé pour intégrer la notion de design adaptatif n’est pas si sorcier et permet de rejoindre facilement nos utilisateurs peu importe leur outil de visualisation.
La création d’un site mobile dédié nécessite une intervention au niveau de la techno, soit sur le serveur. On parle de redirection, de détection de l’agent utilisateur (user agent), de création d’URL et parfois de gestion particulière au niveau du CMS. Bref, des interventions qu’une équipe de communications devra reléguer à celle du développement et que ces équipes devront reléguer souvent, à leur tour, à l’équipe de gestion des serveurs. Vous voyez le tableau.
Un design adaptatif qui ne comporte qu’une détection de la largeur de l’écran en CSS3 est, en théorie, plus facile à implanter. Une fois le tout en place, ça se maintient relativement bien. Par contre, il faut éviter des pièges.
N’oubliez pas qu’un site adaptatif utilise le même code HTML, les mêmes CSS (ou presque) et le même JavaScript. Il n’est pas rare de voir des sites ne passant tout simplement pas sur mobile, comme celui d’un parti lors de la dernière élection provinciale, qui avait un poids moyen de ses pages de 3,6 Mo sur mobile, en design adaptatif.

Plutôt que de voir le site, on avait un message nous avisant que le fureteur était incapable d’afficher le site.
La mort du site dédié?
Non, le site dédié a encore son utilité. Dans certains contextes, il sera préférable de choisir cette approche. Ne serait-ce que pour des sites ou portions de sites impliquant une saisie par l’utilisateur, des applications Web ou de l’affichage de données important.
On pourrait aussi penser à de gros systèmes gouvernementaux complexes qui pourraient nécessiter un volet mobile multiplateformes et optimisé le plus possible.
Certains sites informationnels seraient peut-être aussi susceptibles de bénéficier d’un volet dédié, si on décide de favoriser une portion du contenu plutôt que de rendre disponible l’ensemble de l’information du site, pour des raisons éditoriales ou autres.
Bref, on doit peser le pour et le contre des deux méthodes avant de se lancer dans l’aventure.
Et la suite?
Le prochain article traitera plus précisément du design adaptatif et de son implication, sa mise en place et de cas vécus dans le cadre de projets gouvernementaux. D’ici là, vous êtes invités à laisser des commentaires sur le blogue de E-Gouv Québec!
Thierry Goulet, E-Gouv Québec
Une stratégie inspirante pour le prochain gouvernement du Québec : le gouvernement ouvert de la Colombie-Britannique
En mars 2011, Christy Clark, première ministre de la Colombie-Britannique, s’est engagée à faire de son gouvernement un gouvernement ouvert. Elle n’a pas hésité à placer cet engagement au cœur de sa campagne électorale et a concrétisé cette promesse une fois élue en février 2011. Quelques mois plus tard, cette volonté de transparence et de participation citoyenne devenait réalité.
En juillet 2001, la Colombie-Britannique est devenue le premier gouvernement provincial à lancer un portail de données ouvertes.
À l’aube de l’élection d’un nouveau gouvernement au Québec, nous nous demandons si le prochain chef du gouvernement prendra un engagement aussi clair que la première ministre de la Colombie-Britannique envers le gouvernement ouvert. Pour l’inspirer et lui permettre de voir à quoi pourrait ressembler un gouvernement ouvert au Québec une fois en place, nous proposons un survol de la stratégie de gouvernement ouvert de la Colombie-Britannique.
La stratégie globale
La première ministre invite le gouvernement de la Colombie-Britannique à changer son approche de gouvernance en plaçant le citoyen au coeur des services Web et en faisant preuve davantage de transparence en rendant disponible l’information gouvernementale d’intérêt public.
L’initiative du gouvernement vise principalement l’engagement des citoyens, mais aussi l’amélioration de la prise de décision et l’obligation de rendre des comptes, grâce notamment à un accès amélioré aux données publiques, au partage de l’information gouvernementale et à l’utilisation des médias sociaux.
Travailler plus étroitement avec les citoyens pour planifier les services gouvernementaux, développer des politiques, participer à l’élaboration du budget et améliorer la prestation des services, voici les résultats attendus de la stratégie de gouvernement ouvert de la Colombie-Britannique. Le gouvernement s’engage à parler ouvertement de ses problèmes et de l’établissement de ses priorités en établissant en travaillant de concert avec les citoyens pour trouver des solutions et expliquer les décisions. Il s’agit d’une manière nouvelle d’entrer en contact et de communiquer avec les citoyens favorisant l’innovation et la création de valeur.
Quelques facteurs de succès
Pour faciliter l’implantation du gouvernement ouvert et assurer son succès, le gouvernement de la Colombie-Britannique s’est doté d’une vision gouvernementale centrale grâce à un engagement ferme émanant de la première ministre. Sa stratégie mise sur l’engagement des employés et des citoyens et non sur la technologie en stimulant l’innovation et en incitant un changement de culture organisationnel.
Un ministère a été attitré officiellement à la mise en œuvre du gouvernement ouvert : Ministry of Labour, Citizens’ Services and Open Government. Ce dernier s’est vu confier la responsabilité de diriger les changements et veille actuellement à ce que chaque ministère produise un plan annuel (transformation and technologie plan) décrivant l’avancement de ses travaux notamment en ce qui concerne l’ouverture des données et les efforts réalisés pour effectuer le virage culturel.
«The success of this strategy will ultimately be determined not by tools and technology itself, but by how effectively the employees of the Bc Public service and the citizens of the province adapt and apply those tools together to improve the interaction of the people and their government. » (Source : Citizens @ The Centre: BC Government 2.0 A Transformation and Technology Strategy for the BC Public Service)
Une inspiration pour le Québec
Le Québec a tout à gagner en s’inspirant de la Colombie-Britannique. Bien que le gouvernement du Québec s’est engagé sur la voie du gouvernement ouvert et que des travaux ont été entamés notamment avec la mise en ligne du portail de données ouvertes au mois de juin dernier, beaucoup de travail reste à faire.
L’enjeu principal réside dans le changement de culture organisationnelle et dans la volonté de doter le Québec d’une stratégie centrale d’où pourra émaner progressivement un véritable changement sur les plans numérique et culturel. Ayant toujours fonctionné sous une notion de contrôle dans un mode hiérarchique et rigide, le gouvernement a beaucoup à apprendre pour développer de nouvelles façons de travailler avec le public en passant à un mode beaucoup plus organique et flexible. Cette nouvelle approche amène le gouvernement à prendre des risques (smart risk) et lui demande d’être à l’écoute, de discuter et surtout de collaborer.
Vous voulez en savoir plus sur le sujet? Ne manquez pas la conférence de David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens pour le gouvernement de la Colombie-Britannique à la JIQ le 19 novembre prochain : Comment les citoyens et le gouvernement peuvent travailler ensemble pour réaliser de grandes choses.
Joëlle Bernard, E-Gouv Québec
Sources
- Gouvernement de la Colombie-Britannique (2010) Citizens @ The Centre: BC Government 2.0 A Transformation and Technology Strategy for the BC Public Service
- Gouvernement de la Colombie-Britannique (2011) Open Information and Open Data Policy
- Gouvernement de la Colombie-Britannique (2010) Being the Best 2010/11 Human Resource Plan
- Henri-François Gautrin (2012) Gouverner ensemble - Comment le Web 2.0 améliora-t-il les services aux citoyens ?
- Rencontre avec des représentants du gouvernement de la Colombie-Britannique par Consultation publique – Gautrin Web 2.0 (2011)
Au tour d’Option nationale de répondre à nos questions
Le 23 août dernier, en collaboration avec l’équipe québécoise de Démocratie Ouverte, nous avons publié l’article Le plan numérique et le gouvernement ouvert s’invitent dans la campagne électorale. Ce billet contenait 6 questions qui s’adressaient aux principales formations politiques en campagne électorale.
En plus de diffuser l’article sur nos réseaux, nous avons fait parvenir les questions par courriel à la Coalition Avenir Québec, à Option Nationale, au Parti Libéral du Québec, au Parti Québécois, à Québec solidaire et au Parti vert du Québec.
Québec Solidaire a répondu à nos questions le 24 août. Nous avons reçu le 29 août cette réponse de Denis Monière et Pierre Cloutier d’Option nationale.
Selon les statuts de notre parti, l’instance souveraine d’Option nationale est le congrès qui se réunit au moins une fois à tous les 3 ans. Le Congrès adopte le programme du parti et ses grands textes d’orientation.
Lors de son congrès de fondation, les membres d’Option nationale, réunis en congrès ont adopté 66 propositions divisées en 6 grands thèmes que sont l’indépendance, l’économie, l’éducation, la santé, l’identité, la langue, la culture et la démocratie. Vous trouverez ici ce programme que l’on appelle aussi "plate-forme"
Lors de ce congrès, vous comprendrez aisément que nous n’avons pas pu, comme nous l’aurions souhaité, traiter en profondeur tous les sujets qui peuvent se présenter dans une société aussi complexe que la nôtre. Les membres doivent faire des choix et surtout doivent adopter des propositions qui leur semblent prioritaires et qui permettent à la population de comprendre facilement les grandes orientations du parti.
Ainsi, les 6 questions que vous nous posez n’ont pas été traitées de façon spécifique par nos membres lors de son congrès, de sorte qu’il est impossible d’y répondre de façon unilatérale et engageante pour le parti sans tomber dans ce qu’on reproche le plus aux partis traditionnels, à savoir la langue de bois et les fausses promesses électorales.
Cependant il est raisonnable de croire que les préoccupations que vous soulevez dans vos questions pourraient recevoir chez nos membres un accueil favorable puisqu’ils ont adopté, lors de congrès, 2 propositions qui sont pertinentes à ces préoccupations.
La 1re proposition adoptée dans ce domaine par nos membres traite de l’Internet haute-vitesse. Elle se lit comme suit :
2.3 Un gouvernement d’Option nationale fera en sorte que l’Internet haute-vitesse soit systématiquement implanté sur tout le territoire du Québec par le biais d’appels d’offres intégrés reconnaissant le fait que cette technologie est aujourd’hui un outil de communication, d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique.
La 2e proposition pertinente à vos préoccupations se lit comme suit :
6.6 Un gouvernement d’Option nationale mettra sur pied une Commission nationale de la démocratie participative dont le rôle sera d’étudier, de proposer, de développer, d’encourager et d’encadrer, tant aux échelles nationale, régionale que locale, divers mécanismes et initiatives (citoyennes) dans le domaine économique, (social) et politique.
Donc, vous avez ici, à travers ces 2 propositions, une vue générale de l’orientation ou de la "philosophe" générale de notre parti dans ce domaine d’activités : développement de l’Internet haute-vitesse et sa reconnaissance comme outil non seulement de communication, mais également d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique d’une part et, d’autre part, mise en place d’un instrument public de développement de la démocratie participative.
Ces 2 éléments de l’orientation générale de notre parti nous permettent raisonnablement de croire que les 6 questions que vous posez pourront recevoir non seulement une réponse favorable de nos membres, mais également des autres instances du parti, comme le conseil national, le bureau national ou la Chefferie.
Fort de cette conviction, nous vous invitons en conséquence à garder le contact avec nous afin de mieux nous aider à vous aider dans vos démarches.
Merci à l’équipe d’Option nationale et bonne fin de campagne!
par E-Gouv Québec et Démocratie Ouverte
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