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Retour sur le GouvCamp 2013 – Rêver de faire mieux de façon pragmatique!
Comment la technologie, la collaboration et les communications numériques peuvent améliorer la mission des gouvernements ?
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C’est autour de cette question que près d’une centaine de personnes se sont réunies pour la 2e édition du GouvCamp qui s’est déroulée le 20 février dernier à Québec en pré-ouverture du WAQ. Voici un compte rendu des faits saillants de l’événement.
L’idée de créer un GouvCamp est venue de Sylvain Carle en 2010. C’est par un message vidéo de l’initiateur qu’a débuté l’événement.
C’est avec tristesse que je ne peux être avec vous, mais c’est avec joie que je vois la tradition du GouvCamp s’implanter et poursuivre sur sa lancée au Québec. – Sylvain Carle
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Thèmes multiples et discussions enrichissantes
Avant de débuter les échanges, les animateurs Patrick Leduc et Mathieu invitent les participants à voter pour les sujets qu’ils souhaitent voir aborder. Le sujet le plus populaire lors de cette édition du GouvCamp a été, sans grande surprise, les médias sociaux. Mais d’autres thèmes ont également été abordés, tels : l’accès aux médias sociaux, les outils collaboratifs interministériels, les données ouvertes, la mobilité et les suites du rapport Gautrin.
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Sujet 1 : les médias sociaux
«On fait des relations sociales et non des relations publiques sur les médias sociaux.»
Les contenus qui ne sont pas nécessairement en lien direct avec la mission de l’organisation ont une fonction sur les médias sociaux, ils sont susceptibles de rejoindre ou même de toucher davantage les gens. Lors des échanges, on évoque une certaine réserve concernant les messages trop prudents. Les gens veulent percevoir des émotions, des valeurs, affirme un participant!.
Mais jusqu’où peut-on aller à ce niveau en tant qu’organisation gouvernementale? Des messages ludiques qui suscitent de l’intérêt sont-ils bien perçus à l’égard de la responsabilité civile? Une certaine réserve est soulevée certes, mais il est important d’établir une relation avec l’utilisateur afin qu’il puisse avoir du plaisir à nous suivre et à interagir avec nous. Le défi est de trouver le bon ton, trouver son style.
«Il faut avoir la confiance de nos patrons et de nos collègues sur les sujets que l’on va aborder sur les médias sociaux. Il est important d’avoir des contacts directs avec les bonnes personnes au sein de l’organisation.»
Sur les médias sociaux, ça prend du naturel. On ne peut pas se permettre de faire valider notre message et de répondre sur les réseaux 3 jours plus tard. L’instantanéité dans les réponses est important; il ne faut pas attendre que le train passe.
Est-ce qu’on doit répondre à tout sur les médias sociaux? Au moins, répondre «Merci!», affirme un participant. Et il peut arriver exceptionnellement qu’il faille répondre à des heures atypiques par rapport à l’horaire normal des organismes publics.
«Ne pas y aller (sur les médias sociaux), ça coûte cher.»
Les médias sociaux permettent d’être en contact direct avec les citoyens, de se créer un réseau et des relayeurs d’information. Il faut que leur utilisation réponde à un besoin et il faut savoir le type d’information que l’on désire y véhiculer. L’avantage de l’utilisation des médias sociaux réside beaucoup dans la création d’un réseau. D’où l’importance d’aller sur les médias sociaux en adaptant les valeurs et la culture des différentes communautés.
«Ce n’est pas d’intégrer les médias sociaux qui est difficile, ce qui est difficile, c’est de changer nos processus avant de les intégrer.»
Avant tout, il est essentiel de prévoir davantage de souplesse dans nos processus de travail et affranchir certaines barrières hiérarchiques. Il ne suffit donc pas d’avoir des lignes de communication bien définies pour bien intégrer les médias sociaux.
Sujet 2: Faire de la veille sans accès sur les médias sociaux
«La confiance est gratuite, la sécurité coûte une fortune.»
Pour la grande majorité des employés de la fonction publique, la veille sur les médias sociaux est difficile, puisqu’un grand nombre d’entre eux n’ont pas accès aux réseaux sociaux à leur travail.
Quelles sont les solutions mises en place pour palier à ce problème ? La clé selon plusieurs participants est de toujours justifier notre demande d’accès dans le cadre de ce que l’on fait dans notre travail. Lorsque notre besoin est bien établi, il est plus facile de rencontrer notre patron pour lui justifier notre demande d’accès.
Il peut parfois être nécessaire dans certains cas de faire intervenir un responsable de la sécurité de l’information. Dans tous les cas, montrer que puiser de l’information sur le Web nous permettra d’en tirer des bénéfices dans le cadre de nos fonctions est la meilleure solution.
Au-delà de cela, est-ce réellement pertinent de bloquer l’accès aux médias sociaux? Pourquoi ne pas donner accès à tous, tout simplement? «Il faut éduquer, communiquer avec notre employeur.» Les craintes relevées par les participants sont notamment reliées à la perte de temps par les employés, à la perte de contrôle de l’information, mais surtout à la méconnaissance de ces outils à l’interne.
Dans ce contexte, les organisations sont-elles prêtes à intégrer les médias sociaux en milieu de travail? Il est d’abord important de se donner le temps en tant qu’employé d’apprivoiser ces nouvelles technos. Et pour aider à démystifier et réduire les craintes de nos dirigeants, il faut les informer, les éduquer et les accompagner. De toute évidence, il y a un changement de culture important à effectuer en passant du mode contrôle à confiance, ont souligné plusieurs participants.
Une participante souligne que dans son organisation, l’ouverture aux médias sociaux s’est d’abord faite au sein de sa direction des communications. L’organisation a par la suite créé un comité d’accessibilité sur les médias sociaux à l’interne regroupant différentes unités et depuis, avec la volonté de leur dirigeant, les médias sociaux sont ouverts à l’ensemble de l’organisation (sans toutefois encore être promu). La prochaine étape est d’offrir une activité de sensibilisation pour l’ensemble des gestionnaires. Si les employés sont bien encadrés, cela peut être très favorable, affirme la participante.
Sujet 3: Les outils collaboratifs interministériels
«Tu innoves, car tu désobéis.»
Le besoin de communiquer plus efficacement entre les employés du gouvernement est évident et partagé par l’ensemble des participants. Qu’est ce que vous voyez comme outil de collaboration pour qu’on puise avancer à ce niveau? Comment pouvons-nous échanger de l’information entre nous de façon plus efficace? A-t-on réellement une volonté au gouvernement pour mettre en place des outils interministériels?
«On a la technologie nécessaire, mais l’organisation ne semble pas mûre actuellement pour le mettre en œuvre.»
En ce moment, il existe une liste de diffusion s’adressant aux webmestres du gouvernement du Québec. Elle inclut 697 membres et permet de communiquer et de s’envoyer des messages.
Toutefois, cet outil présente plusieurs limites. Certains doivent maintenant faire approuver leur message avant publication. Les documents sur la liste sont archivés sur le serveur, mais ne sont pas rendus disponibles (bien que c’est une chose qui pourrait se faire éventuellement). Il demeure difficile d’échanger, vu le manque de possibilités et de structure de l’outil. Des petits groupes sont donc créés ici et là à différents niveaux gouvernementaux et on s’éparpille.
Que faire? Consulter les ministères et organismes et mieux définir notre besoin à l’interne en matière d’échange d’information serait un bon point de départ pour déterminer quel outil à mettre en place, indique un participant. À la suite de ce commentaire, à tour de rôle, les participants ont évoqué certaines fonctionnalités qu’ils aimeraient voir dans un éventuel outil collaboratif interministériel :
- un endroit pour stocker les documents;
- une plateforme collaborative pour échanger avec une possibilité de recevoir des alertes;
- la création de groupes de travail sur des sujets spécifiques;
- la création d’un réel patrimoine commun où les échanges sont structurés et où l’information est facilement accessible et sécurisée.
4. Données ouvertes
Quand on parle de données ouvertes, on parle de données en format ouvert, accessibles, exploitables et réutilisables. Que pouvons-nous faire en matière de données ouvertes au sein de nos organisations? Devons-nous nous concentrer sur la libération et/ou l’exploitation de données?
«Les organisations publiques savent que le site donnees.gouv.qc.ca existe, mais attendent des directives claires pour déposer des données.»
Le portail de données ouvertes a été lancé au mois de juin 2012 sous l’ancien gouvernement. Plusieurs participants soulignent le fait qu’aucune ligne directrice officielle ne leur a été donnée jusqu’à présent. Actuellement, le nouveau gouvernement doit s’approprier en quelque sorte le projet.
Cependant, le portail existe et on peut y déposer de la donnée. Il est donc possible à l’interne de lancer des initiatives et de rendre des données disponibles. Une fois les données ouvertes, elles peuvent être réutilisées librement, ce qui favorisera, par le croisement de données existantes, la création d’applications, voire de nouveaux services.
«Se concentrer à l’interne sur la libération de la donnée, va permettre le développement et la cocréation de services par la société civile.»
«Des données ouvertes, c’est de l’expérimentation.»
Au Directeur général des élections (DGE), lors des dernières élections, on a expérimenté la libération de données. Les employés ont créé un fichier d’hébergement à côté de leur serveur et ont partagé des données cartographiques (circonscriptions) et les résultats des élections pour que les gens puissent concevoir des applications. Le site La soirée des résultats a été créé par des développeurs bénévoles avec ces données.
Sans contredit, l’État a difficilement les moyens d’offrir des services inachevés, en test ou en expérimentation. Si un ministère «se plante», cela peut facilement créer un débat, souligne un participant. Lorsqu’on ouvre nos données, il y a certainement des problèmes qui surgiront (ne serait-ce que des problèmes d’encodage). Que faire dans ce cas? Au DGE, ils ont demandé aux gens d’être tolérants : «on débute là-dedans, on expérimente, la donnée n’est donc pas formatée parfaitement. » Les gens ont bien réagi.
«Le gouvernement est dans un mode produit, il doit passer en mode collaboration avec les citoyens.»
Dans l’actualité, on parle beaucoup de corruption. Si tous les contrats étaient ouverts, il y aurait moins de problèmes, affirme un participant. Le but de tout cela? Rétablir la confiance. Les citoyens ont besoin de reprendre confiance avec leurs institutions.
Sujet 5: La mobilité
La mobilité est un canal essentiel qu’on ne doit pas négliger au gouvernement. Il y a un fort lien avec le thème précédent, considérant qu’en libérant des données, des applications mobiles seront créées.
Le Responsive Web Design peut être une orientation à considérer davantage au sein du gouvernement, affirme un participant. Cette approche consiste à configurer notre site Web afin qu’il puisse facilement s’afficher sur petit écran. On adapte le développement et le visuel en conséquence sans changer la manière de naviguer.
Bien entendu, tout dépend de ce que notre clientèle a réellement besoin, mais plusieurs s’entendent pour dire que ce n’est pas au sein du gouvernement que les applications mobiles doivent être créées, mais bien à l’externe par la réutilisation des données ouvertes.
Sujet 6 : Rapport Gautrin… les suites
«Comme travail de collaboration interne-externe de mémoire ça ne s’était pas encore vu.»
Sous le dernier gouvernement, M. Henri-François Gautrin, député de Verdun et leader parlementaire adjoint du gouvernement a été mandaté pour mener des travaux sur l’utilisation du Web 2.0 au gouvernement et proposer des stratégies d’action afin que le Québec puisse en tirer tous les avantages possibles.
Le rapport a été déposé officiellement à l’Assemblée nationale et a été rendu public le 2 mai 2012. Il est actuellement en ligne sur le site du Ministère du Conseil exécutif (MCE) : « Gouverner ensemble : Comment le Web 2.0 améliorera-t-il les services aux citoyens ? »
Le rapport comprend 32 recommandations sur les questions de transparence gouvernementale, de participation citoyenne et de collaboration entre les employés de l’État. Il est le fruit d’une vaste consultation, d’abord sous forme traditionnelle auprès des dirigeants de la fonction publique québécoise, puis sous forme de débat sur Internet auprès des employés de l’État et du grand public (www.consultationgautrinweb2.gouv.qc.ca).
Lors de la conférence de presse du 2 mai 2012 des actions concrètes ont été annoncées et le gouvernement s’est engagé à mettre en œuvre toutes les recommandations du rapport Gautrin. Comment s’annoncent les suites maintenant sous un nouveau gouvernement?
Il serait difficile de ne pas continuer à aller de l’avant compte tenu du contexte actuel où le gouvernement s’expose à des dépassements de coûts pour les projets et à la corruption, affirme un participant. De plus, comme l’ancien gouvernement s’est commis au conseil des ministres en faveur de l’ensemble des recommandations du Rapport Gautrin, on ne peut plus reculer.
Le gouvernement ouvert semble vu par les différents partis politiques comme une solution. Actuellement, on constate que le ministre Bernard Drainville, ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne, prend un leadership et démontre un vif intérêt sur le sujet.
«Un véritable projet de société autour du numérique doit se créer.»
Les suites du GouvCamp…
Thierry Goulet, responsable de l’organisation du GouvCamp, nous a déjà présenté les premières suites du GouvCamp en créant un groupe sur LinkedIn : Le Web et le gouvernement.
Remerciements
Merci aux animateurs de l’événement, Patrick Leduc et Mathieu, merci aux organisateur du Web à Québec pour leur grande (et précieuse) collaboration et pour leur appui, merci à Marie-Andrée Vézina et Sandrine Charron pour leur aide logistique le jour de l’événement et surtout, un énorme (gigantesque) merci à Thierry Goulet pour l’organisation de cette 2e édition du GouvCamp.
Merci spécial aussi à Clément Falardeau pour ses notes audio qui nous ont été très utiles pour la rédaction de ce compte rendu.
Et en terminant, nous remercions tous les participants qui se sont joints à nous pour le GouvCamp. Cette anti-conférence existe pour vous et grâce à vous!
Quelque chose à ajouter?
Vous étiez présent lors du GouvCamp et vous constatez que nous avons oublié des sujets dans notre compte rendu? N’hésitez surtout pas à commenter cet article, il nous fera plaisir de vous lire. Vous n’étiez pas présent au GouvCamp mais vous aimeriez participer aux échanges, vous pouvez vous aussi commenter l’article, c’est gratuit, mais très enrichissant!
Par Joëlle Bernard en collaboration avec Patrick Parent, E-Gouv Québec
À lire aussi sur notre blogue :
Aspects légaux du Web 2.0 : Et si le « Retweet » m’était conté ou comment départager le partage (2/2)
Le réseau Action TI présentait le séminaire Aspects légaux du Web 2.0 le 23 janvier dernier au Musée national des beaux-arts de Québec. Geneviève Clavet, agente d’information à la Commission de la capitale nationale du Québec, vous présente ici la deuxième et dernière partie d’un compte rendu des deux conférences.
Et si le « Retweet » m’était conté ou… comment départager le partage
Marie-Josée Lapointe, BCF Avocats d’affaires
Avocate, agent de marques de commerce
La Cour suprême du Canada a déjà affirmé que l’expansion rapide d’Internet jumelée aux réseaux sociaux faisait de chaque individu un diffuseur en puissance. Une réputation peut être anéantie en un seul clic, tweet ou statut. Ainsi, les médias sociaux comportent leurs lots de risques de poursuites, notamment parce qu’ils font face à des problèmes de diffusion de contenu diffamatoire et de violation potentielle accrue des droits de propriété intellectuelle.
Les médias sociaux et la diffamation
Des propos diffamatoires, diffusés à un large auditoire, méritent généralement une plus grande compensation que ceux communiqués à un groupe restreint. On comprend facilement tout l’impact que les médias sociaux, diffusant à grande échelle, peuvent avoir dans des cas de diffamation.
Exemple de cas de propos diffamatoires tenus à grande échelle : GENEX/CHOI FM contre ADISQ
D’ailleurs, selon une étude québécoise, les médias sociaux décupleraient les poursuites en diffamation : à elles seules, elles correspondraient à 10 % des décisions judiciaires liées au Web 2.0. et rendues au Québec.
De Twitter au blogue, en passant par les hyperliens, les dangers d’engendrer sa responsabilité sont donc toujours bien présents, tant pour l’organisme que pour le citoyen.
Prenons un blogue, par exemple, où un fragile équilibre existe entre le droit à la sauvegarde de la réputation et le droit à la liberté d’expression. Il revient aux responsables ou modérateurs de blogues de jouer un rôle préventif afin que cet équilibre soit maintenu. Le tout en faisant bien sûr preuve de jugement.
Par conséquent, effectuer une veille et un filtrage adéquat s’avère crucial, car une organisation a le devoir de prendre les mesures pour s’assurer du respect des règlements de son blogue ou de sa nétiquette. Des règles internes de contrôle des échanges, non seulement sur votre blogue, mais sur toutes les plateformes sociales où vous êtes présents, devraient donc être instaurées, en prenant soin de vous donner une ligne éditoriale et de nommer un « chief knowledge officer ».
Exemple de cas de propos diffamatoires sur un blogue : Corriveau contre Canoë/Richard Martineau.
Exemple de cas de propos diffamatoires sur Twitter : Courtney Love contre Simorangkir (The Boudoir Queen).
Avec Twitter, non seulement y a-t-il un risque d’émettre un tweet diffamatoire (dit twibel), mais on s’expose également à des poursuites lorsque l’on retweet un twibel. Contrairement au partage d’un hyperlien, le partage d’un tweet au contenu diffamatoire peut engendrer la responsabilité de la personne qui en fait le partage. Pourquoi cette différence? Elle réside surtout dans le fait que le twibel s’affiche directement sous les yeux des usagers. Pas le texte auquel réfère l’hyperlien, qui agit plutôt ici à titre de bas de page. À moins bien sûr que l’hyperlien lui-même exprime un sens diffamatoire. Oh subtilités!
Qu’en est-il si j’indique dans ma biographie Twitter que mes retweets ne signifient pas que j’en endosse le contenu? Et y a-t-il une différence si le retweet est modifié ou commenté? Selon Mme Lapointe, la mention dans votre biographie n’est pas suffisante. N’étant pas insérée dans le RT, elle n’est généralement pas lue par les usagers. Afin de s’exonérer, on suggère donc de se dégager des propos tenus à même le tweet qui sera retweeté (un certain défi compte tenu du nombre de caractère maximal imposé). Ou s’abstenir.
Au même titre que les blogues ou que Twitter, on s’abstient, sur les médias sociaux, de publier des propos diffamatoires ou d’inviter des commentaires en publiant des questions qui portent un jugement. Notons que dans une décision québécoise rendue dans la dernière année, la Cour a estimé que des propos publiés sur Facebook étaient péjoratifs et injurieux.
On invite donc à la prudence sur toutes les plateformes sociales. Et à tourner ses pouces sept fois avant publication!
Les médias sociaux et la propriété intellectuelle
On s’attaque plus particulièrement aux droits d’auteur, par la reproduction non-autorisée de photos, d’articles ou de vidéos, par exemple.
Inévitablement, lorsqu’il est question de propriété intellectuelle dans les médias sociaux, on pense à Pinterest . Le fait de reproduire ou partager une photo de façon non-autorisée, le concept à la base même de Pinterest, constitue une violation de droit d’auteur. D’ailleurs, plus souvent qu’autrement, les photos partagées, ou « pinées », n’appartiennent pas à l’usager ou celui-ci n’en détient pas les droits d’utilisation.
Il en va de même pour le contenu partagé sur les autres médias sociaux. Pourtant, les conditions d’utilisation de ces médias, toutes très similaires pour la grande majorité, indiquent clairement que le contenu que vous publiez doit vous appartenir, et que vous ne devez en aucun cas publier du matériel sur leur plateforme qui pourrait enfreindre les droits d’autrui ou autrement enfreindre la loi. On doit donc toujours pouvoir prouver qu’on détient les droits moraux du matériel avant de partager ou qu’on a l’autorisation pour le faire.
Qu’est-ce qui explique alors l’absence de poursuites envers Pinterest et ses usagers? Les entreprises apprécient la publicité gratuite qu’entrainent les « pin » et « repin », et cette nouvelle source d’achalandage pour leur site. Autres facteurs non-négligeables, propres aux médias sociaux en général et plutôt décourageants dans les cas de poursuites : l’anonymat de multiples comptes (qui se cache derrière @AscenceurRC, hmm?) et la propagation virale (cette possibilité de repinner, tout comme de retweeter).
Que peut-on faire pour protéger nos droits de propriété intellectuelle?
- Implanter une politique de gestion des médias sociaux, visant la conduite des employés. Qui s’en occupe, quel matériel est mis en ligne, etc.
- Mettre en place un système de surveillance, de veille. Ex. : tweenbeep.com (alertes), agooroo.com (rapports sur achats de mots-clefs), Google Adwords.
- Utiliser le marquage approprié (©, ®, ™). Indiquer clairement sur notre site que le contenu nous appartient et que le contenu ne peut être reproduit sans notre autorisation.
- Enregistrer sa marque de commerce.
- Prendre un rôle actif dans les médias sociaux.
Note sur les hyperliens, Google Adwords et la propriété intellectuelle
Il y a les médias sociaux, mais d’autres situations de partage sur le Web risquent aussi d’engendrer notre responsabilité.
L’insertion d’un hyperlien sur un site Internet vers une oeuvre protégée par droits d’auteur ne constitue pas une violation des droits : on le considère comme l’équivalent d’une référence bibliographique. On suit la même logique que le partage d’un hyperlien, référant à un texte aux propos diffamatoires. Cependant, les conditions d’utilisation d’un site Internet peuvent interdire la possibilité de faire des hyperliens vers ce site. Effectuez les vérifications nécessaires à cet effet et obtenez l’autorisation du titulaire du site au préalable.
Quant à votre site Internet, assurez-vous que vos conditions d’utilisation soient présentées sur l’ensemble de votre site, pas uniquement sur votre page d’accueil. Ainsi, vous serez en mesure de vous défendre sur l’utilisation qui pourrait se faire du matériel se trouvant sur votre site, nonobstant vos conditions d’utilisation.
Pour l’emploi de mots-clés de compétiteurs sur Google Adwords, cette pratique n’est pas considérée comme illégale, pour autant qu’elle ne constitue pas de la concurrence déloyale et qu’elle n’ait pas l’intention de tromper. Elle est donc considérée au même titre qu’une annonce dans un journal ou un magazine.
Exemples de cas de poursuite pour utilisation de mots-clés Google Adwords : Chocolat Lamontagne contre Humeur et PCTIA contre Vancouver Career College.
Geneviève Clavet, collaboration spéciale
Agente d’information, Commission de la capitale nationale du Québec
Aspects légaux du Web 2.0 : Nouvelles extensions de noms de domaine (1/2)
Le réseau Action TI présentait le séminaire Aspects légaux du Web 2.0 le 23 janvier dernier au Musée national des beaux-arts de Québec. Geneviève Clavet, agente d’information à la Commission de la capitale nationale du Québec, vous présente ici la première partie d’un compte rendu des deux conférences.
Les nouvelles extensions de noms de domaine
Johanne Auger, BCF Avocats d’affaires
Associée, agent de marques de commerce
C’était en 2011. L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) annonçait la création de nouvelles extensions dans les noms de domaine, plus spécifiquement de nouveaux gTLD, des noms de domaines de premier niveau, tels les .com, .org ou .net. Du 12 janvier au 12 avril 2012, 1 930 demandes de nouveaux gTLD ont été effectuées à travers le monde auprès de l’ICANN. Il est possible de consulter les demandes sur le site de l’ICANN ainsi que de suivre les détails et l’avancement de ce programme. C’est donc dire que l’arrivée des .shoes, .nike, ou .chicago, ainsi que des extensions comprenant des accents et scripts non latins, approche rapidement. Une nouvelle ère qui ne semble pas convaincre tout le monde.
Ces nouveaux gTLD sont fortement contestés, notamment par la coalition CRIDO, dont font partie de grandes marques telles Coca-Cola et Johnson & Johnson. Les inquiétudes? Assister à une augmentation du nombre de cas de cybersquatting et de violation de marques de commerce. Sans oublier les coûts annuels faramineux que chaque titulaire de marque devra assumer, résultant du trafic détourné, de la perte d’achalandage et de la protection de sa marque sur Internet.
Oui, les nouveaux gTLD permettront des noms de domaines courts et simples à retenir, et particulièrement créatifs (ex. : skate.board). Mais les internautes ont aussi leurs habitudes de navigation, bien ancrées, dont celle d’utiliser des engins de recherche pour se diriger vers un site. Par ailleurs, outre l’extension .com, on ne peut que constater le manque d’engouement pour les autres extensions existantes (99 millions de .com contre 14,3 millions de .net en décembre 2011).
Mais les nouveaux gTLD ont un fort potentiel quant à l’amélioration du référencement sur les engins de recherche. Ainsi, les 1 930 demandes reçues par l’ICANN lors de cette première ronde (la prochaine n’aurait lieu que dans cinq ans) démontrent un certain enthousiasme provenant de grandes compagnies, organisations, villes ou régions. Le Québec est du lot : la demande a été effectuée par PointQuébec inc
Pour chaque demande effectuée (dont les frais d’évaluation s’élevaient à 185 000 $US), le demandeur s’engageait à effectuer la gestion de son nouveau gTLD (frais annuel de 25 000 $US pour le maintien). Si sa demande est acceptée, le demandeur aura éventuellement le choix de vendre ou non à des tiers des noms de domaine de deuxième niveau (adidas.shoes, nike.shoes, reebok.shoes). À titre d’exemple, Donuts Inc. a déposé 301 demandes. On dénombre 101 demandes pour Google (certaines ouvertes au public, d’autres non) et 71 chez Amazon (fermées au public et comprenant des demandes en caractères latins, chinois et japonais).
Et si notre compétiteur a acquis un gTLD pour lequel nous avons un intérêt? On se doute bien qu’on ne pourra mettre la main sur un de ses noms de domaine de deuxième niveau. Une période d’opposition a donc été prévue, proposant quatre motifs de contestation : la confusion que pourrait créer un nouveau gTLD, la violation de droits d’un tiers, la dérogation des normes internationales de moralité et d’ordre public ou l’opposition d’une portion importante d’une communauté visée par un nouveau gTLD. Cette période d’opposition est en cours et se poursuit jusqu’au 13 mars 2013.
Entre temps, les recommandations sont les suivantes :
- procédez rapidement à l’enregistrement de vos marques de commerce importantes;
- assurez-vous d’adopter des marques de commerce distinctives;
- surveillez les demandes de gTLD afin de vous assurer qu’elles ne contiennent pas votre marque de commerce;
- considérez enregistrer vos marque de commerce comme nom de domaine de deuxième niveau auprès de ces nouveaux gTLD, si le gestionnaire le permet et lorsque cela sera possible (l’entrée en vigueur des premiers gTLD est anticipée à septembre 2013 par l’ICANN);
- ajustez votre politique de gestion de noms de domaine;
- utilisez le mécanisme visant à bloquer l’enregistrement d’un nom de domaine identique à votre marque si celui-ci est disponible (comme pour les .xxx);
- portez une attention particulières à certaines extensions malveillantes (ex. : .sucks).
Soyez vigilants, surveillez vos marques ou secteurs d’activités!
Note sur les .CA
Depuis le 13 janvier 2013, il est dorénavant possible d’enregistrer un nom de domaine internationalisé français (IDN) .ca, soit avec des accents et caractères allant au-delà de l’ASCII, et ainsi obtenir ses noms de domaine dans les deux langues officielles du Canada. Seul le titulaire d’un nom de domaine (ex. : preside.ca) est en mesure d’enregistrer toutes les variantes de caractères français d’un même nom (ex. : préside.ca, présïdê.ca). Attention, on mentionne cependant que les chinois auraient commencé à enregistrer les noms de domaine accentués si on ne le fait pas…
Geneviève Clavet, collaboration spéciale
Agente d’information, Commission de la capitale nationale du Québec
Québec : le Carnaval laisse place au numérique!
Au moment où le plus grand Carnaval d’hiver au monde prend fin, c’est une semaine très intense numériquement parlant qui se prépare dans la vieille Capitale. En effet, pas moins de 3 événements reliés au Web, aux technologies et aux communications numériques se succéderont du 19 au 22 février 2013. Et naturellement, l’équipe de E-Gouv Québec y sera pour veiller pour vous.
Forum Webcom, 19 février 2013
Pour sa première édition à Québec, le Forum Webcom pose une grande question : le numérique peut-il changer le modèle d’affaires de l’État? Le ministre Bernard Drainville est l’invité de la conférence d’ouverture. Par la suite, plusieurs panélistes se relaieront tout au long de la journée pour aborder des thèmes tels la gouvernance de l’État, l’innovation numérique dans le monde municipal, de la santé et de l’éducation ainsi que la gestion et la sécurité informatique. Quelques membres de E-Gouv Québec seront sur place pour vous transmettre les faits saillants de cette journée.
GouvCamp, 20 février 2013
E-Gouv Québec présente, en collaboration avec le Web à Québec, la seconde édition du GouvCamp. Cette anti-conférence gratuite, mais très gratifiante, met en vedette le partage d’idées et de projets de technophiles, d’employés du gouvernement et de citoyens dans une ambiance conviviale et ouverte. Bien entendu, l’équipe de E-Gouv Québec y sera puisque c’est nous qui avons lancé l’invitation!
Web à Québec (WAQ), 20 au 22 février 2013
Ce marathon numérique se termine par…un marathon numérique! Et comme l’équipe de E-Gouv Québec adore veiller sur de grandes et belle distances, nous avons accepté cette année d’être le diffuseur officiel du WAQ 2013. Notre équipe d’athlètes réguliers se fera aider pour l’occasion puisque c’est vraiment très sportif comme parcours de conférences. C’est donc près d’une quinzaine de marathoniens qui feront courir leurs doigts sur les claviers pour diffuser les faits saillants des conférences en direct sur Twitter et prendre des notes pour la publication de comptes rendus sur notre blogue les jours suivants le WAQ. Vous en voulez plus? Nous ferons également des entrevues vidéos avec près d’une vingtaine de conférenciers. Ces capsules exclusives seront diffusées sur notre chaîne Vimeo quelques jours après l’événement. Avec tout cela, c’est un podium assuré.
Si j’étais à votre place, j’irais m’entraîner un peu parce que vous risquez d’être essoufflé en nous suivant toute la semaine! Nous on a l’habitude, on est fait pour veiller fort.
Bonne semaine numérique à vous et au plaisir de vous croiser dans le monde réel ou virtuel.
Patrick Parent, E-Gouv Québec
P.S. J’ai oublié de souhaiter bonnes vacances au Bonhomme Carnaval et de le remercier de nous avoir laissé les clés de la ville pour la semaine. Voilà, c’est fait.
Un nouveau visuel pour E-Gouv Québec
E-Gouv Québec vient de s’offrir un gros changement pour la nouvelle année, soit un tout nouveau visuel! On sentait qu’il fallait changer un peu le look de notre signature, elle faisait tellement 2010
Un gros merci à Patrick Morency, collègue graphiste au gouvernement, qui a travaillé bénévolement (comme nous tous) sur cette image renouvelée.
Il nous a aussi concocté un nouveau design pour le blogue, que nous allons moderniser aussi au cours de l’année… merci de votre patience!
Thierry Goulet, E-Gouv Québec
JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations
Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web.
C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre "présent" politique et démocratique.
Engager les citoyens par les données et l’interaction
De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.
David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.
Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.
La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.
Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.
Les données, le pétrole du 21e siècle
C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.
En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.
Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »). Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.
L’incontournable appui politique
David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.
La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.
Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.
Joëlle Bernard et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
À lire aussi sur notre blogue :
JIQ 2012 – Que nous réservent les TI du futur ?
Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web.
C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils se sont notamment fait demander s’ils étaient prêts à embrasser ce futur connecté, social, mobile et collaboratif, qui s’imposera en tout lieu, en tout temps et dans tout objet du quotidien, de la maison à l’école et à l’hôpital, des plus hautes sphères du gouvernement jusqu’aux services municipaux de proximité.
À lui seul, Réjean Bourgault, cofondateur de 5Déka et membre de la World Future Society, a évoqué plusieurs tendances émergentes qui pourraient bouleverser notre façon de travailler, de communiquer et de vivre en société. Encore. De petites révolutions s’annoncent en transport, en santé, dans le commerce de détail.
En guise de compte rendu de la JIQ 2012, voici quel futur attend le secteur des communications numériques, de la gestion, de l’administration et de l’éducation.
Des équipements toujours plus puissants et plus petits
Sur le plan des équipements informatiques et de l’infrastructure technologique, Réjean Bourgault a sans surprise annoncé la poursuite des efforts de miniaturisation des appareils et l’augmentation de leur performance. « Un ordinateur sera un milliard de fois plus puissant dans 40 ans », prédit-il, mentionnant aussi l’avènement de la technologie Li-Fi (Light Fidelity), ou la possibilité de transférer un haut volume de données à travers des ampoules. Pour en savoir plus, lire cet article de lapresse.ca .
La vidéo, la webdiffusion et la virtualisation : l’image exploitée а toutes les sauces
La popularité de la vidéo en ligne ne se démentira pas, selon le prophète Bourgault, qui voit dans sa boule de cristal une hausse de la popularité des visionnements d’évènements en direct. Une caméra intégrée sur nos lunettes facilitera de telles captations et leur retransmission sur des sites comme YouTube.
Vous ne savez pas comment engager la conversation dans un cocktail où vous vous sentez bien seul? Vos verres de contact équipés eux aussi de caméras balaieront bientôt les invités sur place pour vous permettre d’accéder à leurs profils LinkedIn ou Facebook et ainsi découvrir qui ils sont ou à quoi ils s’intéressent.
Vous ne pouvez assister à une activité de formation comme la JIQ? Pas de souci! Grâce à la virtualisation, vous y déléguerez votre avatar qui réseautera avec ceux de vos collègues. Non seulement prendrez-vous connaissance du contenu des conférences de la Journée grâce à la webdiffusion, mais vous créerez aussi des liens avec les gens sur place.
La vidéo s’insinuera encore plus dans les modes d’apprentissage, croit Réjean Bourgault, mentionnant notamment la plateforme Khan Academy, dont la description sur Google nous apprend que ses 3000 vidéos « couvrent tous les domaines d’apprentissage, de l’arithmétique à la physique, en passant par les finances, l’histoire et des centaines d’habiletés à développer ».
Une vision branchée de l’école de l’avenir
Des livres « 100% multimédias », encore plus interactifs que les livres accessibles par l’intermédiaire des tablettes numériques, et des robots-enseignants, comme il en existe déjà en Corée du Sud, voilà d’autres surprises que nous réserveront les technologies dans le secteur de l’éducation, soutient Réjean Bourgault.
René Marquis, vice-président Éducation chez EXO U, a abondamment cité la Corée du Sud, l’un des pays les plus branchés du monde, dans sa conférence sur l’école 3.0. Dans ce pays d’Asie, tout le matériel scolaire aurait été transféré sur des plateformes virtuelles. Pour contrer la fracture numérique, le gouvernement a donné accès aux technologies à tous les élèves.
Tourné vers l’avenir comme son collègue Bourgault, M. Gagnon prédit l’instauration d’un enseignement davantage personnalisé et individualisé. Outre cette tendance, voici selon lui les tendances qui s’imposeront dans les écoles à long, moyen ou court termes :
- l’infonuagique : l’information désormais accessible « en temps réel, partout, tout le temps »
- la connectivité constante : nous serons toujours -ou presque!- en ligne
- l’entrée en classe des réseaux sociaux, utiles pour échanger de l’information
- la croissance de l’usage des téléphones intelligents par les élèves.
M. Gagnon s’est inquiété des conséquences de l’absence de cours d’initiation aux technologies de l’information à l’école. Remarquant qu’au Québec, aucun standard n’encadre l’achat des équipements informatiques et que ceux-ci, par conséquent, ne sont pas compatibles entre eux, il a plaidé en faveur de lignes directrices en la matière.
Les attentes élevées des Y en matière de technologies
Les années à venir verront les Y « envahir » le marché du travail. Les attentes de cette génération en matière d’accès aux technologies sont très élevées. La façon dont les Y ont interagi avec la technologie, les jeux vidéo entre autres, façonne et façonnera leurs comportements de travailleurs, observe Réjean Bourgault.
Des exemples?
- L’évaluation collective par l’intermédiaire des réseaux sociaux -de médecins, de professeurs, de restaurants, d’hôtels, etc.- gagnera en popularité puisque adoptée massivement par cette génération
- Les jeunes qui ont obtenu des centaines de promotions dans les jeux vidéo s’attendront à une reconnaissance constante dans leur vie professionnelle
- Ces jeunes ne comprendront jamais pourquoi ils ne peuvent pas pas utiliser leur propre appareil mobile comme outil de travail dans leur milieu professionnel.
Les gestionnaires reverront complètement leur mode de gestion, croit Réjean Bourgault. Un gestionnaire ne sera plus le seul mentor de l’organisation : s’il veut être au fait des nouvelles technologies ou s’abreuver d’idées neuves, il se choisira lui-même des mentors parmi ses jeunes employés pour éviter d’être dépassé.
Raphaël Thériault, E-Gouv Québec
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Le WAQ 2013 annonce une partie de sa programmation
Aujourd’hui à 10h30, l’équipe du WAQ 2013 convoquait les médias à une conférence de presse afin d’annoncer, entre autres, les noms des conférenciers internationaux qui seront présents à la 3e édition de l’événement.
À titre de diffuseur officiel, l’équipe de E-Gouv Québec a eu droit à quelques primeurs lors d’une entrevue vidéo avec le directeur général et co-fondateur du WAQ, Jonathan Parent.
Voici les faits saillants de la discussion enregistrée quelques heures avant la conférence de presse.
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Patrick Parent, E-Gouv Québec
HACKQuébec, ville ouverte
Le 1er décembre 2012 aura lieu à Québec l’événement HACKQuébec, ville ouverte. L’objectif de l’événement est de permettre aux développeurs de créer des applications à partir d’API offerts par différentes entreprises et des données ouvertes gouvernementales.
Cette journée intensive de «codage» vise aussi à donner l’occasion aux développeurs de la région d’apprendre tout en socialisant. La journée débutera à 9h et se terminera à 21h, un véritable marathon de programmation. Les amateurs de compétition et de défi seront servis puisque plus de 6 000 $ seront offerts en prix aux gagnants des différentes catégories.
HACKQuébec se déroulera dans les locaux de Mirego où tout sera fourni aux participants : bureaux, connexion sans fil, les trois repas de la journée ainsi que les collations et…des breuvages.
Les développeurs d’applications Web et mobiles et les designers d’applications intéressés à participer à ce hackathon peuvent s’inscrire sur la page Eventbrite de l’événement.
L’équipe de E-Gouv Québec sera sur place pour assurer la couverture de l’événement sur Twitter et Facebook, et enregistrer des entrevues vidéos avec les participants et les organisateurs.
C’est un rendez-vous!
L’équipe de E-Gouv Québec
E-Gouv Québec diffuseur officiel du WAQ 2013!
Nous sommes très fiers d’annoncer notre partenariat avec l’événement Web à Québec (WAQ) qui se déroulera du 20 au 22 février 2013.
C’est un mariage naturel entre les deux organisations. L’équipe de E-Gouv Québec assurait déjà une couverture sur Twitter en direct des principales conférences depuis la première édition du WAQ en 2011.
À titre de diffuseur officiel, nous pourrons offrir une couverture encore plus complète et variée. Nous ajouterons à nos faits saillants en direct, des articles, des comptes rendus ainsi que des entrevues et des reportages vidéos exclusifs.
Ce partenariat est une excellente nouvelle pour le WAQ et pour nous, mais surtout pour nos abonnés et lecteurs. C’est aussi une occasion supplémentaire pour promouvoir la vitalité des communications numériques à Québec. Merci à toute l’équipe du WAQ pour cette belle opportunité.
Plus que jamais, E-Gouv Québec veille pour vous!
Patrick Parent, E-Gouv Québec
À lire aussi, une partie de notre couverture du WAQ 2012 :
- GouvCamp et WAQ 2012 : nous y serons! (21 février 2012)
- Le GouvCamp en images (22 février 2012)
- WAQ 2012 – Reportages vidéos de E-Gouv Québec (26 février 2012)
- GouvCamp 2012: rêver le gouvernement mobile, ouvert, social et collaboratif (2 mars 2012)