Archive

Archive for août 2012

Au tour d’Option nationale de répondre à nos questions

Le 23 août dernier, en collaboration avec l’équipe québécoise de Démocratie Ouverte, nous avons publié l’article Le plan numérique et le gouvernement ouvert s’invitent dans la campagne électorale. Ce billet contenait 6 questions qui s’adressaient aux principales formations politiques en campagne électorale.

En plus de diffuser l’article sur nos réseaux, nous avons fait parvenir les questions par courriel à la Coalition Avenir Québec, à Option Nationale, au Parti Libéral du Québec, au Parti Québécois, à Québec solidaire et au Parti vert du Québec.

Québec Solidaire a répondu à nos questions le 24 août. Nous avons reçu le 29 août cette réponse de Denis Monière et Pierre Cloutier d’Option nationale.

Selon les statuts de notre parti, l’instance souveraine d’Option nationale est le congrès qui se réunit au moins une fois à tous les 3 ans. Le Congrès adopte le programme du parti et ses grands textes d’orientation.

Lors de son congrès de fondation, les membres d’Option nationale, réunis en congrès ont adopté 66 propositions divisées en 6 grands thèmes que sont l’indépendance, l’économie, l’éducation, la santé, l’identité, la langue, la culture et la démocratie. Vous trouverez ici ce programme que l’on appelle aussi « plate-forme »

Lors de ce congrès, vous comprendrez aisément que nous n’avons pas pu, comme nous l’aurions souhaité, traiter en profondeur tous les sujets qui peuvent se présenter dans une société aussi complexe que la nôtre. Les membres doivent faire des choix et surtout doivent adopter des propositions qui leur semblent prioritaires et qui permettent à la population de comprendre facilement les grandes orientations du parti.

Ainsi, les 6 questions que vous nous posez n’ont pas été traitées de façon spécifique par nos membres lors de son congrès, de sorte qu’il est impossible d’y répondre de façon unilatérale et engageante pour le parti sans tomber dans ce qu’on reproche le plus aux partis traditionnels, à savoir la langue de bois et les fausses promesses électorales.

Cependant il est raisonnable de croire que les préoccupations que vous soulevez dans vos questions pourraient recevoir chez nos membres un accueil favorable puisqu’ils ont adopté, lors de congrès, 2 propositions qui sont pertinentes à ces préoccupations.

La 1re proposition adoptée dans ce domaine par nos membres traite de l’Internet haute-vitesse. Elle se lit comme suit :

2.3 Un gouvernement d’Option nationale fera en sorte que l’Internet haute-vitesse soit systématiquement implanté sur tout le territoire du Québec par le biais d’appels d’offres intégrés reconnaissant le fait que cette technologie est aujourd’hui un outil de communication, d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique.

La 2e proposition pertinente à vos préoccupations se lit comme suit :

6.6 Un gouvernement d’Option nationale mettra sur pied une Commission nationale de la démocratie participative dont le rôle sera d’étudier, de proposer, de développer, d’encourager et d’encadrer, tant aux échelles nationale, régionale que locale, divers mécanismes et initiatives (citoyennes) dans le domaine économique, (social) et politique.

Donc, vous avez ici, à travers ces 2 propositions, une vue générale de l’orientation ou  de la « philosophe » générale de notre parti dans ce domaine d’activités : développement de l’Internet haute-vitesse et sa reconnaissance comme outil non seulement de communication, mais également d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique d’une part et, d’autre part, mise en place d’un instrument public de développement de la démocratie participative.

Ces 2 éléments de l’orientation générale de notre parti nous permettent raisonnablement de croire que les 6 questions que vous posez pourront recevoir non seulement une réponse favorable de nos membres, mais également des autres instances du parti, comme le conseil national, le bureau national ou la Chefferie.

Fort de cette conviction, nous vous invitons en conséquence à garder le contact avec nous afin de mieux nous aider à vous aider dans vos démarches.

Merci à l’équipe d’Option nationale et bonne fin de campagne!

par E-Gouv Québec et Démocratie Ouverte

Publicités

L’équipe de Québec solidaire répond à nos questions

Le 23 août dernier, en collaboration avec l’équipe québécoise de Démocratie Ouverte, nous avons publié l’article Le plan numérique et le gouvernement ouvert s’invitent dans la campagne électorale. Ce billet contenait 6 questions qui s’adressaient aux principales formations politiques en campagne électorale.

En plus de diffuser l’article sur nos réseaux, nous avons fait parvenir les questions par courriel à la Coalition Avenir Québec, à Option Nationale, au Parti Libéral du Québec, au Parti Québécois, à Québec solidaire et au Parti vert du Québec.

Les premières réponses sont arrivées le 24 août de la part de l’équipe de Québec solidaire (QS). Tel que convenu, nous publions leurs réponses de façon intégrale.

  1. Croyez-vous que la diffusion pro-active de l’information publique (données sur les contrats, suivi des grands projets, information budgétaire, statistiques, rapports d’inspection, etc.) pourrait aider à lutter contre la corruption en favorisant entre autres la participation citoyenne?
    • Réponse QS : Fondamentalement, la diffusion pro-active de l’information publique est une bonne chose et donc souhaitable. Néanmoins, sans moyen pour que les citoyens participent directement aux prises de décisions des différents paliers gouvernementaux, cette information ne contribue pas à elle seule à assurer une meilleure gestion publique. Québec solidaire entend aller plus loin. Dans notre programme, nous proposons d’intégrer des mécanismes de démocratie participative permettant aux utilisatrices et utilisateurs, aux travailleuses et travailleurs des services publics, aux communautés locales et régionales et aux organismes communautaires de déterminer les priorités locales et régionales ainsi que les ressources qui y sont consacrées.
  2. Croyez-vous que les employés de l’État devraient avoir accès aux réseaux sociaux dans le cadre de leur travail afin d’améliorer la productivité et stimuler l’innovation ?
    • Réponse QS : Bien que Québec solidaire n’ait pas de position formelle sur le sujet, nous reconnaissons que certaines communautés scientifiques sont bien présentes sur les réseaux sociaux, qui deviennent ainsi des outils de communication incontournables pour être au fait des derniers débats, publications et innovations dans une foule de domaines. Il serait donc effectivement utile que les fonctionnaires participent à la discussion.
  3. Êtes-vous prêts à permettre la participation active des citoyens aux décisions publiques à travers les nouveaux outils numériques disponibles?
    • Réponses QS : Oui, notamment en suivant l’exemple de l’Islande qui en a fait abondamment usage lors de sa propre démarche d’Assemblée constituante.
  4. Êtes-vous prêts à baser la réorganisation de l’administration publique sur les trois principes du gouvernement ouvert qui sont la transparence, la participation et  la collaboration?
    • Réponse QS : Oui, voyez nos propositions en matière de gestion démocratique des services publics expliquées précédemment.
  5. Êtes-vous prêts à prendre les mesures nécessaires pour permettre au gouvernement de bénéficier de l’intelligence collective pour appuyer la résolution des grands enjeux de l’État? Si oui, êtes-vous disposés à rendre accessible les données publiques requises?
    • Réponse QS : Nous appuyons entièrement l’ouverture des données publiques dans une perspective de démocratisation de la gestion des services publics.
  6. Puisque vous aurez à établir une stratégie numérique pour le Québec, êtes-vous favorables à la mise en place d’un ministère du numérique dédié entièrement à sa mise en œuvre ?
    • Réponse QS : Ce serait à étudier, mais nous y sommes ouverts.

Merci à l’équipe de Québec solidaire et bonne fin de campagne!

par E-Gouv Québec et Démocratie Ouverte

Le plan numérique et le gouvernement ouvert s’invitent dans la campagne électorale

Dans le cadre de la présente campagne électorale au Québec, l’équipe québécoise de Démocratie Ouverte et le groupe de veille E-Gouv Québec ont mis en commun leurs idées afin de soumettre aux partis en présence une série de questions sur le enjeux numériques et le gouvernement ouvert.

Dans un esprit non partisan, ces questions seront envoyées aux principaux partis politiques (Coalition Avenir Québec, Option NationaleParti Libéral du Québec, Parti Québécois, Québec solidaire et Parti vert du Québec) afin de leur permettre de nous répondre ou même de prendre des engagements. Par la suite, nous nous engageons à diffuser l’intégralité des réponses reçues à travers nos réseaux avant le 4 septembre prochain.

N’hésitez pas à commenter ces questions ou les partager, ce serait bien que ces enjeux deviennent viraux!

Bonne lecture!

Questions à nos prochains gouvernants

  1. Croyez-vous que la diffusion pro-active de l’information publique (données sur les contrats, suivi des grands projets, information budgétaire, statistiques, rapports d’inspection, etc.) pourrait aider à lutter contre la corruption en favorisant entre autres la participation citoyenne?
  2. Croyez-vous que les employés de l’État devraient avoir accès aux réseaux sociaux dans le cadre de leur travail afin d’améliorer la productivité et stimuler l’innovation ?
  3. Êtes-vous prêts à permettre la participation active des citoyens aux décisions publiques à travers les nouveaux outils numériques disponibles?
  4. Êtes-vous prêts à baser la réorganisation de l’administration publique sur les trois principes du gouvernement ouvert qui sont la transparence, la participation et  la collaboration?
  5. Êtes-vous prêts à prendre les mesures nécessaires pour permettre au gouvernement de bénéficier de l’intelligence collective pour appuyer la résolution des grands enjeux de l’État? Si oui, êtes-vous disposés à rendre accessible les données publiques requises?
  6. Puisque vous aurez à établir une stratégie numérique pour le Québec, êtes-vous favorables à la mise en place d’un ministère du numérique dédié entièrement à sa mise en œuvre ?

Mise à jour :

par E-Gouv Québec et Démocratie Ouverte

Élections provinciales : quelle place accorderont les partis politiques au gouvernement ouvert et 2.0?

Dans quelques heures, les principaux partis politiques aspirant à former le prochain gouvernement du Québec dévoileront leur programme électoral.  E-Gouv Québec a voulu savoir quelle place accordent ces partis aux enjeux découlant des communications numériques. Nous avons exploré leurs programmes et plateformes actuels, en attente du contenu de leur programme électoral « officiel ».

Le rapport Gouverner ensemble de l’équipe du député de Verdun, Henri-François Gautrin, a-t-il des chances de « survivre » au rendez-vous électoral, voire d’inspirer un futur plan numérique ou une stratégie de communication 2.0? Les formations politiques québécoises sont peu éloquentes et explicites quant à d’éventuelles mesures à prendre pour susciter de véritables échanges sur le Web entre gouvernement et citoyens et pour encourager la participation de ces derniers aux décisions gouvernementales d’importance. Pas un mot non plus sur l’utilisation des technologies pour augmenter la « performance » de l’administration publique québécoise ou pour en accroître l’attraction.

À ce jour, le rapport Gautrin constitue la proposition la plus concrète pour les spécialistes du Web au gouvernement du Québec.

Le Parti libéral du Québec: ouverture des données gouvernementales et encadrement de la participation citoyenne

Dans sa réflexion thématique sur la création de la richesse dévoilée lors de son 31e Congrès des membres les 21, 22 et 23 octobre 2011 (Canaliser les énergies du Québec), le parti gouvernemental propose « d’utiliser les possibilités du Web 2.0 pour améliorer les services offerts à la population et les échanges avec les citoyens » (proposition 22). Cette amélioration verrait le jour à l’aide de 2 mesures, ainsi énoncées :

  • « de rendre publique les données gouvernementales » en « [mandatant] un organisme central comme la Bibliothèque nationale ou l’Institut de la statistique pour mettre ces données à la disposition du public dans un format uniforme de façon à simplifier la recherche de l’information . Tous les ministères et organismes doivent être mis à contribution. Le changement devrait pouvoir être terminé dans un délai d’une année; »

  • d’encadrer la participation citoyenne afin que la population puisse directement contribuer à l’élaboration de politiques publiques. Une directive qui encadrera la participation citoyenne devra être produite d’ici un an, incluant des mesures pour assurer la sécurité des transactions ».

Ces recommandations sont incluses dans le récent « rapport Gautrin », qui a conduit le 2 mai 2012, à la mise en oeuvre des premières bases du « Gouvernement ouvert » tels que la mise en ligne du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec le 28 juin dernier.

Le Parti québécois: combler la fracture numérique et s’ouvrir aux logiciels libres

Dans son programme Agir en toute liberté, adopté lors du 16e congrès national du parti les 15,16 et 17 avril 2011, le Parti québécois évoque une première fois la question de l’Internet alors qu’il annonce ses intentions en matière de « rayonnement culturel ». La formation de Pauline Marois annonce ainsi qu’elle « reprendra l’ensemble des pouvoirs et des budgets en matière de culture et de communications actuellement contrôlés par le gouvernement fédéral », notamment en

  • « assurant l’accès à la téléphonie sans fil et à Internet haute vitesse sur l’ensemble du territoire québécois;

  • créant, dans Internet, un nom de domaine québécois ».

Aspirant par ailleurs à la création d’un État performant et responsable, le Parti québécois s’engage à élargir « les appels d’offres informatiques aux logiciels libres » et à instaurer « dès son arrivée un groupe conseil, libre d’intérêts particuliers, pour le guider sur le virage à prendre ». S’il évoque la transparence dans une volonté de rendre public la rémunération des hauts fonctionnaires et des « directions de société d’état » et d’en débattre, le parti souverainiste ne mentionne pas les données ouvertes dans son programme.

Coalition avenir Québec: engagement en faveur d’un gouvernement ouvert

Les 21 et 22 avril 2012, les membres de la Coalition avenir Québec réunis en congrès de fondation ont adopté 54 propositions sous le thème « Relançons le Québec ensemble et maintenant ». Aspirant à « tenir les Québécois informés de l’état des finances publiques de manière complète et transparente » (proposition 28), les caquistes miseront entre autres, pour atteindre cet objectif, sur « l’adoption d’une politique de gouvernement ouvert à travers la création d’une plate-forme de publication de données ouvertes, libre et accessible ». Nous nous permettons donc de supposer qu’ils appuieront eux aussi le récent portail de données ouvertes du gouvernement du Québec.

Option nationale: Internet sur tout le territoire québécois

Combler la fracture numérique constitue aussi un objectif pour Option nationale. Dans sa plateforme de fondation adoptée le 25 février 2012, la formation politique de Jean-René Aussant énonce qu’elle « fera en sorte que l’Internet haute-vitesse soit systématiquement implanté sur tout le territoire du Québec par le biais d’appels d’offres intégrés, reconnaissant le fait que cette technologie est aujourd’hui un outil de communication, d’éducation, de formation et de développement économique, social et politique ».

On milite aussi en faveur de la mise sur pied d’une « Commission nationale de la démocratie participative dont le rôle sera d’étudier, de proposer, de développer, d’encourager et d’encadrer, tant aux échelles nationale, régionale que locale, divers mécanismes et initiatives dans les domaines économique et politique ». Le parti ne précise toutefois pas si cette commission recourra aux médias sociaux ou à d’autres moyens de communication numérique pour parvenir à ses fins.

Québec solidaire et Parti vert du Québec : silence sur les enjeux 2.0

Les documents constituant le programme de Québec solidaire ne contiennent aucune référence aux enjeux découlant du gouvernement ouvert et 2.0. Silence aussi sur ces enjeux dans la Plateforme électorale 2012 du Parti vert du Québec.

E-Gouv Québec en veille électorale

Nous l’avons déjà remarqué depuis quelques semaines, les politiciens utiliseront les réseaux sociaux durant la campagne électorale. Mais est-ce que les différents partis traiteront et se positionneront sur les enjeux tels que le gouvernement ouvert, le plan «nerd» (déploiement d’une stratégie numérique nationale), les logiciels libres et les autres sujets reliés à la démocratie ouverte, aux communications numériques et aux technologies de l’information?

L’équipe de E-Gouv Québec veillera et sera attentive aux discussions et échanges sur ces questions pendant cette campagne électorale parce qu’entre autres, nous ne sommes pas convaincus que les grands médias s’attarderont à ce sujet qui touche pourtant toutes les sphères de notre société et aussi, parce que ces questions nous passionnent.

Et vous, vous en pensez quoi? Faites-nous part de vos commentaires, vos observations, vos questions et si vous militez pour un parti politique, n’hésitez pas à nous faire part de vos idées tout en vous identifiant clairement. 🙂

Bonne campagne électorale à tous et toutes!

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

%d blogueurs aiment cette page :