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Archive for décembre 2012

Statistiques de notre blogue en 2012

L’équipe de E-Gouv Québec est en congé jusqu’au 7 janvier 2013. Nous faisons le plein d’énergie pour vous revenir en grande forme numérique pour la nouvelle année.

D’ici là, nous vous invitons à jeter un coup d’oeil au rapport annuel des activités 2012 de notre blogue préparée par WordPress.

Bonne année à tous et toutes!

Voici un extrait :

4 329 films ont été soumis au festival de Cannes de 2012. Ce blog a été vu environ 14 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 3 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Catégories :E-Gouv Québec

JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations

20 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre « présent » politique et démocratique.

Engager les citoyens par les données et l’interaction

De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.

David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.

Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.

La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.

Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.

Les données, le pétrole du 21e siècle

C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.

En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.

Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »).  Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.

L’incontournable appui politique

David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.

La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.

Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.

Joëlle Bernard  et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À lire aussi sur notre blogue :

JIQ 2012 – Que nous réservent les TI du futur ?

18 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils se sont notamment fait demander s’ils étaient prêts à embrasser ce futur connecté, social, mobile et collaboratif, qui s’imposera en tout lieu, en tout temps et dans tout objet du quotidien, de la maison à l’école et à l’hôpital, des plus hautes sphères du gouvernement jusqu’aux services municipaux de proximité.

À lui seul, Réjean Bourgault, cofondateur de 5Déka et membre de la World Future Society, a évoqué plusieurs tendances émergentes qui pourraient bouleverser notre façon de travailler, de communiquer et de vivre en société. Encore. De petites révolutions s’annoncent en transport, en santé, dans le commerce de détail.

En guise de compte rendu de la JIQ 2012, voici quel futur attend le secteur des communications numériques, de la gestion, de l’administration et de l’éducation.

Des équipements toujours plus puissants et plus petits

Sur le plan des équipements informatiques et de l’infrastructure technologique, Réjean Bourgault a sans surprise annoncé la poursuite des efforts de miniaturisation des appareils et l’augmentation de leur performance. « Un ordinateur sera un milliard de fois plus puissant dans 40 ans », prédit-il, mentionnant aussi l’avènement de la technologie Li-Fi (Light Fidelity), ou la possibilité de transférer un haut volume de données à travers des ampoules. Pour en savoir plus, lire cet article de lapresse.ca .

La vidéo, la webdiffusion et la virtualisation : l’image exploitée а toutes les sauces

La popularité de la vidéo en ligne ne se démentira pas, selon le prophète Bourgault, qui voit dans sa boule de cristal une hausse de la popularité des visionnements d’évènements en direct. Une caméra intégrée sur nos lunettes facilitera de telles captations et leur retransmission sur des sites comme YouTube.

Vous ne savez pas comment engager la conversation dans un cocktail où vous vous sentez bien seul? Vos verres de contact équipés eux aussi de caméras balaieront bientôt les invités sur place pour vous permettre d’accéder à leurs profils LinkedIn ou Facebook et ainsi découvrir qui ils sont ou à quoi ils s’intéressent.

Vous ne pouvez assister à une activité de formation comme la JIQ? Pas de souci! Grâce à la virtualisation, vous y déléguerez votre avatar qui réseautera avec ceux de vos collègues. Non seulement prendrez-vous connaissance du contenu des conférences de la Journée grâce à la webdiffusion, mais vous créerez aussi des liens avec les gens sur place.

La vidéo s’insinuera encore plus dans les modes d’apprentissage, croit Réjean Bourgault, mentionnant notamment la plateforme Khan Academy, dont la description sur Google nous apprend que ses 3000 vidéos « couvrent tous les domaines d’apprentissage, de l’arithmétique à la physique, en passant par les finances, l’histoire et des centaines d’habiletés à développer ».

Une vision branchée de l’école de l’avenir

Des livres « 100% multimédias », encore plus interactifs que les livres accessibles par l’intermédiaire des tablettes numériques, et des robots-enseignants, comme il en existe déjà en Corée du Sud, voilà d’autres surprises que nous réserveront les technologies dans le secteur de l’éducation, soutient Réjean Bourgault.

René Marquis, vice-président Éducation chez EXO U, a abondamment cité la Corée du Sud, l’un des pays les plus branchés du monde, dans sa conférence sur l’école 3.0. Dans ce pays d’Asie, tout le matériel scolaire aurait été transféré sur des plateformes virtuelles. Pour contrer la fracture numérique, le gouvernement a donné accès aux technologies à tous les élèves.

Tourné vers l’avenir comme son collègue Bourgault, M. Gagnon prédit l’instauration d’un enseignement davantage personnalisé et individualisé. Outre cette tendance, voici selon lui les tendances qui s’imposeront dans les écoles à long, moyen ou court termes :

  •         l’infonuagique : l’information désormais accessible « en temps réel, partout, tout le temps »
  •         la connectivité constante : nous serons toujours -ou presque!- en ligne
  •         l’entrée en classe des réseaux sociaux, utiles pour échanger de l’information
  •         la croissance de l’usage des téléphones intelligents par les élèves.

M. Gagnon s’est inquiété des conséquences de l’absence de cours d’initiation aux technologies de l’information à l’école. Remarquant qu’au Québec, aucun standard n’encadre l’achat des équipements informatiques et que ceux-ci, par conséquent, ne sont pas compatibles entre eux, il a plaidé en faveur de lignes directrices en la matière.

Les attentes élevées des Y en matière de technologies

Les années à venir verront les Y « envahir » le marché du travail. Les attentes de cette génération en matière d’accès aux technologies sont très élevées. La façon dont les Y ont interagi avec la technologie, les jeux vidéo entre autres, façonne et façonnera leurs comportements de travailleurs, observe Réjean Bourgault.

Des exemples?

  • L’évaluation collective par l’intermédiaire des réseaux sociaux -de médecins, de professeurs, de restaurants, d’hôtels, etc.- gagnera en popularité puisque adoptée massivement par cette génération
  • Les jeunes qui ont obtenu des centaines de promotions dans les jeux vidéo s’attendront à une reconnaissance constante dans leur vie professionnelle
  • Ces jeunes ne comprendront jamais pourquoi ils ne peuvent pas pas utiliser leur propre appareil mobile comme outil de travail dans leur milieu professionnel.

Les gestionnaires reverront complètement leur mode de gestion, croit Réjean Bourgault. Un gestionnaire ne sera plus le seul mentor de l’organisation : s’il veut être au fait des nouvelles technologies ou s’abreuver d’idées neuves, il se choisira lui-même des mentors parmi ses jeunes employés pour éviter d’être dépassé.

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À voir aussi sur notre blogue :

Un intranet 2.0 dans une organisation publique? Ça se peut!

13 décembre 2012 1 commentaire

Le projet d’implantation d’un intranet 2.0 à la Ville de Québec a débuté au cours de l’année 2010. La refonte de l’intranet a alors été considérée comme une priorité pour stimuler et améliorer la communication interne à la Ville.

L’intranet 1.0 : une source d’information accessoire

L’intranet datait de plusieurs années. Les employés le fréquentaient presque uniquement pour le bottin téléphonique ou la consultation de procès-verbaux.  Il n’était pas considéré comme une source d’information importante.

Par ailleurs, des sondages et des consultations auprès de nos employés nous avaient démontré  qu’il y avait un énorme travail à faire en communication interne. Les employés nous disaient entre autres :

  • manquer d’information
  • travailler en silos
  • ne pas savoir où chercher l’information dont ils avaient besoin dans le cadre de leur travail
  • ne pas connaître les autres services de la Ville
  • ne pas avoir suffisamment de reconnaissance.

De plus, le personnel exerçait des pressions pour que le journal interne ne soit plus imprimé en si grande quantité. Le courriel était également sur-utilisé pour informer les employés sur toutes sortes de sujets, de niveaux d’importance divers. Évidemment, en raison de l’étendue de l’organisation, la circulation de l’information était complexe et les moyens pour rejoindre les employés ne semblaient plus efficaces.

1re  étape : la prise en compte des besoins des employés et des  « générateurs de contenu »

Les employés voulaient un intranet qui soit un outil de travail convivial, qu’ils puissent personnaliser et dans lequel la recherche serait efficace. Certains employés nous ont également dit ne pas le consulter à cause du manque d’accès à des postes informatiques (employés de terrain).

La détermination de ces besoins a conduit à l’adoption d.orientations stratégiques et d’objectifs principaux. En somme, nous voulions concevoir un site :

  • qui soit la 1re source d’information pour l’ensemble des employés
  • qui permette la diffusion et le partage de cette information, en mode collaboratif et participatif
  • dont l’arborescence s’articule autour des besoins et non de la structure administrative
  • accessible directement en ouvrant le poste de travail et à l’extérieur des bureaux de la Ville (à la maison par exemple)
  • qui contribue à renforcer le sentiment d’appartenance et la mobilisation des employés
  • qui facilite le travail des employés, peu importe où ils se trouvent, et s’arriment à leurs habitudes
  • qui encourage le réseautage et stimule la vie sociale
  • que tous les employés s’approprient et consultent régulièrement.

La technologie choisie par le Service de technologies de l’information a été SharePoint 2010. Il faut dire que SharePoint 2003 (WSS) était déjà très utilisé dans l’organisation et que la plupart des services avaient des intranets sectoriels en WSS. Un des objectifs de cette refonte était également de rapatrier tous les intranets sectoriels sous l’intranet de la Ville et d’hiérarchiser l’information.

Pourquoi un intranet 2.0 ?

Dès le départ, nous souhaitions offrir une plate-forme collaborative et participative.  Nous voulions donner des nouveaux outils aux employés pour qu’ils puissent transmettre de l’information et s’exprimer.

Nous espérions aussi que les employés s’approprient réellement l’intranet, que celui-ci ne soit pas seulement l’intranet des Ressources humaines ou des Communications. Nous avons donc donné la parole aux employés, mais de façon encadrée.

Nous avions enfin comme objectif de décentraliser la diffusion de l’information. Dans l’ancien intranet, seul le Service des communications pouvait déposer des documents ou publier de l’information, ce qui était très lourd à gérer. Nous envisagions d’élargir le nombre de diffuseurs en maintenant une équipe responsable du contenu et de la modération sur tout ce qui est publié.

Les principales fonctionnalités 2.0 du nouvel intranet

  • Actualités avec section Commentaires.
  • Babillard pour diffusion des avis de retraites, de l’annonce de l’arrivée de nouveaux employés, des naissances, décès, petites annonces, etc.   Près de 50 fournisseurs de contenu y ont accès.
  • Club social pour les annonces de ce club. La diffusion de ces annonces est réservée aux administrateurs eux-mêmes.
  • Toute la documentation de la Ville alimentée et mise à jour par près de 200 fournisseurs de contenu.
  • Forum  ouvert à tous les employés.
  • Favoris personnalisables par chacun.
  • Mes outils de travail, une section elle-aussi personnalisable.
  • Un accès direct à l’intranet sectoriel de l’employé.
  • La liste des sites de collaboration auxquels l’employé a accès.
  • Bottin avec fiche « enrichie » sur l’employé (description, photo, activité récente, etc.).

Album photos : quelques captures d’écran de l’intranet de la Ville de Québec.

Un vaste chantier qui implique une importante gestion du changement

Implanter un intranet collaboratif, c’est aussi transformer les façons de faire et le travail de plusieurs personnes. Au-delà du concept, de l’architecture d’information, de l’analyse fonctionnelle, de la rédaction de contenu, du design graphique, il nous a fallu penser à la gestion du changement et de la transformation organisationnelle.

La gestion du changement a certainement été un des volets auquel nous avons consacré le plus de temps et d’énergie durant près de 2  ans.  Nous y avons travaillé à l’aide de plusieurs activités de communication.

  • Présentations du projet à tous les gestionnaires.
  • Présentations aux employés.
  • Implication de la Direction générale dans le projet.
  • Rencontres avec des employés pour recueillir les contenus.
  • Conception d’outils de formation (guide, capsules en ligne) et  formation des fournisseurs de contenu de l’intranet.
  • Diffusion d’une vidéo promotionnelle annonçant le nouvel intranet dans l’ancienne plateforme et par les gestionnaires lors des rencontres d’équipes.

Un accueil favorable

Le nouvel intranet 2.0 a été très bien accueilli par l’ensemble des employés et des gestionnaires. Dès les premiers jours, les sections personnalisables telles que Mes outils et Mes favoris ont remporté un tel succès qu’elles ont franchi le maximum d’utilisateurs prévus par le système. Il a donc fallu se réajuster très rapidement et augmenter la capacité de personnalisation.

Depuis le 29 mai 2012, nous avons en moyenne 3 000 visiteurs uniques par jour et au-dessus de 50 000 pages vues quotidiennement. Les 10 principales destinations sont :

  • le bottin
  • les actualités
  • les outils de travail
  • les sites de collaboration
  • le babillard
  • les mouvements de personnel
  • la documentation
  • la section Ressources humaines
  • le club social
  • les intranets sectoriels.

Les forums arrivent au 15e rang. Environ une vingtaine de forum ont été créés depuis le lancement, mais  dans le dernier mois, près de 1 000 visiteurs uniques ont lu au moins un billet sur le forum.

Nous devrons  investir plus d’efforts pour inciter les gens à utiliser davantage le forum, car lorsqu’il est utilisé pour faire des appels à tous, il répond aux besoins des utilisateurs.

Autre fait important à souligner:  aucun commentaire d’employé a dû être retiré de l’intranet . Les gens étant obligatoirement identifiés lors d’une action collaborative dans l’intranet, on observe un phénomène d’autorégulation assez fort.

Les commentaires sur les actualités fonctionnent très bien, surtout lorsque l’actualité concerne directement des employés. Les gens s’en servent beaucoup pour faire de la reconnaissance envers leurs collègues.

Et ce n’est pas fini!

Nous sommes présentement en phase 2 du projet. Cette phase vise l’implantation d’autres fonctionnalités.

  • Calendrier corporatif avec tous les événements et activités de la Ville (internes et externes)
  • Blogues avec blogueurs identifiés et sujets soumis pour approbation à l’équipe responsable de l’intranet
  • Bienvenue aux nouveaux employés – Section personnalisable visible seulement par les nouveaux employés
  • Publication des avis de concours dans l’intranet par les Ressources humaines en remplacement d’un courriel envoyé à tous les employés systématiquement
  • Alertes informatiques – Section en page d’accueil informant les employés des pannes et problèmes informatiques et des travaux informatiques qui peuvent avoir des conséquences  sur leurs outils (mise à jour d’un système, etc.)
  • Étoiles pour évaluer le contenu.

Après cette phase, l’ouverture à l’externe et l’accès aux plateformes mobiles  seront nos prochains défis!

Marie-Ève Humbert, conseillère en communication, Ville de Québec
Collaboration spéciale

En complément :

  •  Entrevue vidéo avec Marie-Ève Humbert et Martin Vézina de la Ville de Québec. Ils y décrivent les principales étapes de conception du nouvel intranet.

Le WAQ 2013 annonce une partie de sa programmation

Aujourd’hui à 10h30, l’équipe du WAQ 2013 convoquait les médias à une conférence de presse afin d’annoncer, entre autres, les noms des conférenciers internationaux qui seront présents à la 3e édition de l’événement.

À titre de diffuseur officiel, l’équipe de E-Gouv Québec a eu droit à quelques primeurs lors d’une entrevue vidéo avec le directeur général et co-fondateur du WAQ, Jonathan Parent.

Voici les faits saillants de la discussion enregistrée quelques heures avant la conférence de presse.

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Patrick Parent, E-Gouv Québec

Catégories :Médias sociaux

JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique : les faits saillants avec David Hume

4 décembre 2012 5 commentaires

Les données auxquelles un gouvernement donne accès (données ouvertes) sont non seulement utiles et bénéfiques aux citoyens, mais aussi aux fonctionnaires qui soutiennent le travail de ce gouvernement. C’est ce qu’a confirmé David Hume, directeur exécutif, mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de la JIQ 2012 à Québec le 19 novembre dernier.

Décrivant l’impressionnant plan numérique de son administration, M. Hume a mis en lumière le nécessaire et incontournable soutien politique à cette démarche de transparence. Un souci d’amélioration continue et une remise en question constante doivent selon lui accompagner toute démarche de ce genre. S’ouvrir n’est en somme que le début d’un processus extrêmement emballant, dont voici les principaux faits saillants et résultats.

Une orientation donnée en haut lieu

La première ministre actuelle de Colombie-Britannique, Kristy Clark, accède à son poste le 14 mars 2011 dans un contexte marqué par la déception des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. Mme Clark prend alors position en faveur d’un échange accru du gouvernement avec les citoyens et de l’implication de ces derniers dans la résolution de problèmes et l’élaboration de politiques. Faire avec eux, plutôt que faire pour eux, en exploitant le potentiel de la technologie, telle est l’orientation donnée en haut lieu.

La fonction publique doit réagir à cette volonté politique. Bonne nouvelle, les employés de l’État appuient cette aspiration d’un gouvernement plus interactif et d’une démocratie véritablement incarnée.

Évidemment, le plan numérique pensé par les sous-ministres et dirigeants d’agences sous la houlette d’un haut fonctionnaire s’adresse d’abord aux citoyens. Ce plan s’appuie sur 2 principes fondamentaux, soit :

  • l’ouverture : rendre l’information gouvernementale accessible pour favoriser la transparence et susciter la création d’outils ou d’applications utiles au bien commun;
  • l’interaction : mettre à profit les données ouvertes ou des plateformes de consultation 2.0 pour écouter et faire participer les citoyens à la réflexion entourant les politiques publiques.

Or, la stratégie gouvernementale privilégie aussi :

  • l’autonomie : comment concevoir des services en ligne qui répondent aux besoins des citoyens et grâce auxquels ils pourront transiger avec l’État simplement, sans l’aide des fonctionnaires qui pourront se consacrer à d’autres tâches ou mieux accompagner les clientèles plus vulnérables;
  • l’innovation : comment donner la possibilité aux employés de l’État d’expérimenter de nouveaux outils, notamment de travailler avec leur propre appareil mobile.
M. David Hume

JIQ 2012 – M. David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens au gouvernement de la Colombie-Britannique. (Photo : Patrick Parent)

Des données qui comblent les lacunes de la fonction publique

C’est ainsi que les premières données ouvertes mises en ligne contiennent des informations utiles, certes, aux citoyens dans leur vie quotidienne, mais aussi aux fonctionnaires, dont on souhaite stimuler l’initiative et la créativité afin de résoudre des problèmes. Le gouvernement veut enrichir ses échanges avec sa fonction publique, la mettre davantage à profit. L’ouverture permettra de combler des lacunes dans la collaboration entre ministères.

« On voulait que les gens se passionnent pour nos données! », se rappelle David Hume. « Get excited and make things! », que ce soit participer au développement économique ou à des projets de recherche en santé.

L’ouverture ne s’est pas fait sans résistance à l’interne. De l’avis de certains fonctionnaires, les citoyens pourraient ne pas comprendre les données ou mal les utiliser.

N’empêche qu’à l’heure actuelle, le tiers des utilisateurs du site DataBC sont des employés de l’État. DataBC favorise donc l’échange de connaissances entre les membres de la fonction publique.

Transparence accrue dans la démarche d’accès à l’information

Le gouvernement britanno-colombien accompagne la mise en ligne de données publiques d’une révision en profondeur de sa procédure d’accès à l’information. Le site Open Information fait désormais écho à toutes les demandes d’accès transmises à l’administration.

On répond à une demande 72 heures après sa formulation. Des données aussi sensibles que les frais de déplacement de la première ministre et des ministres sont publiées dans ce site extrêmement populaire.

On relève en effet une augmentation considérable dans le nombre de demandes d’accès à l’information depuis sa mise en ligne. Open Information a suscité un réel intérêt envers l’information gouvernementale.

Les citoyens ne se contentent pas toujours des réponses obtenues à la suite d’une première demande: ils requestionnent leur gouvernement et approfondissent les sujets qui les animent. Au point que le volume important de demandes est parfois difficile à gérer!

Une consultation en continu qui permet de recueillir de nouveaux points de vue

À la publication d’information susceptible d’aider les citoyens à participer à la vie de l’État s’ajoute la mise en place d’une plateforme de consultation de ces acteurs cruciaux de la vie démocratique. GovTogetherBC  rassemble aujourd’hui toutes les conversations qu’entretient le gouvernement avec ceux qu’il administre, que ce soit en matière d’environnement, d’éducation ou de santé.

On a par exemple consulté le public sur la date à adopter pour un nouveau congé familial destiné à tous les citoyens de la province. Actuellement, la Colombie-Britannique prépare un plan en matière d’emploi, qui répond à une des priorités gouvernementales. Elle le conçoit en collaboration avec le grand public, bénéficiant ainsi des points de vue de gens « qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement, celui des femmes de travailleurs de métiers, par exemple », affirme David Hume.

Rendre les citoyens autonomes grâce aux services en ligne

Alors que l’administration britano-colombienne songe à faire preuve d’ouverture et de transparence, elle constate que les services en ligne qu’elle dispense ne sont pas très efficaces. Les sites Web gouvernementaux mettent de l’avant des contenus plus ou moins populaires auprès des citoyens, dont les messages de ministres…

On décide de situer le libre-service au cœur des contenus en ligne gouvernementaux, de centrer ces contenus autour des besoins des utilisateurs, plutôt que de la structure gouvernementale, complexe à décoder par les citoyens. S’enclenche alors une vaste consultation auprès de ces derniers.

Les fonctionnaires leur demandent quels services ils souhaitent obtenir. Des employés de l’État se rendent observer les échanges aux comptoirs de l’équivalent de Services Québec en Colombie-Britannique. D’autres se rendent directement chez les gens. On veut les écouter, pour concevoir des services en ligne sur la base de faits, et non de perceptions.

Autre principe qui guide l’administration publique dans sa réflexion sur ses services en ligne : l’accessibilité sans compromis. Penser à tous les types d’internautes, y compris les moins habiles avec le Web, faciliter le repérage d’information en présentant d’abord les nouveautés, en améliorant la navigation et en privilégiant l’image et la vidéo, adopter une approche équilibrée entre les services et la messagerie.

Cette réflexion conduit au lancement du site gov.bc.ca. Dans peu de temps, les sites Web des ministères seront intégrés à ce site fédérateur dans lequel, selon M. Hume, citoyens et entreprises trouvent aisément les renseignements qu’ils cherchent.


JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique par E-Gouv Québec sur la chaîne Vimeo.

Tester, bonifier, écouter

La réflexion de la Colombie-Britannique en matière numérique ne prend pas fin avec le lancement des sites Web mentionnés.

L’ouverture n’est que le début d’une démarche d’interaction entre un gouvernement, une administration publique et les citoyens, constate David Hume. Une fois les données mises en ligne, il faut créer une communauté autour d’elles, les promouvoir par des conférences, mettre en place une culture qui « favorise l’ouverture et l’innovation ».

« On pense parfois que le public est un risque à gérer plutôt qu’une ressource à exploiter », soutient M. Hume, convaincu du contraire. Il a d’ailleurs profité de son passage à la JIQ pour inviter le gouvernement du Québec à ouvrir ses données, pour être plus efficace.

Le site gov.bc.ca fait quant à lui l’objet d’améliorations continues en matière d’ergonomie. Les responsables du site le testent continuellement auprès de citoyens, notamment ceux qui se servent de systèmes d’assistance pour naviguer. Les canaux d’échange demeurent ouverts avec le public pour améliorer le produit offert.

« Où allons-nous maintenant? »

C’est la question que se pose le comité de décideurs responsable des choix du gouvernement en matière numérique.  Les gens qui ont mis en place les premiers outils de la stratégie numérique sont-ils les mieux placés pour continuer à coordonner leur développement? Centralisées jusqu’à ce jour en haut lieu, les activités de conception de services en ligne et d’ouverture de données se déplacent vers les ministères qui commencent à prendre la relève.

Qu’avons-nous appris de tout ce processus? Quelle est la meilleure structure d’équipe à établir? Quelle est la gouvernance de données à mettre en place pour favoriser le partage de données? Ce sont des éléments essentiels pour livrer la marchandise promise par notre première ministre, croit David Hume.

« C’est parfois bizarre de vivre dans l’incertitude, l’ambiguïté, mais c’est une condition nécessaire pour réfléchir aux services en ligne les plus adéquats », déclare ce jeune haut fonctionnaire, qui voit dans l’écoute des citoyens, la cohésion et la cohérence les conditions essentielles à la poursuite du plan numérique de son gouvernement.

« L’avenir m’emballe! » lance-t-il avec enthousiasme. Nous poursuivrons notre travail de concertation auprès d’autres organisations publiques pour mieux régler les problèmes de nos citoyens. Il y a beaucoup d’occasions à saisir dans ce domaine pour créer les changements durables dans nos organismes. »

Les britano-colombiens éliront un nouveau gouvernement le 14 mai 2013. Quel sera l’avenir du plan numérique? Le nouveau gouvernement poursuivra-t-il les efforts entrepris? C’est aussi ça vivre dans l’ambiguïté…

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

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