Accueil > Architecture de l'information, Design, Expérience des utilisateurs, Web > WebCamp Québec 2013 – 10 conseils pour créer des interfaces Web qui répondent à vos objectifs

WebCamp Québec 2013 – 10 conseils pour créer des interfaces Web qui répondent à vos objectifs

Ce mardi 21 mai, la 5e édition du WebCamp de Québec a accordé une large place au thème de l’expérience des utilisateurs sur le Web (UX) et à la conception d’interfaces qui rendent cette expérience conviviale et agréable. Animée par Jonathan Parent  de numadn, la discussion sur le sujet a généré les évidences ou les souhaits habituels :

  • les interfaces Web doivent s’articuler autour des besoins des utilisateurs et du contexte dans lequel ils les satisfont : en déplacement, au bureau, à la maison, etc.
  • les tests auprès de ses publics cibles sont incontournables pour s’assurer que lesdits besoins soient comblés;
  • il faut éviter de travailler pendant 2 ans à la conception de la solution « totale » pour privilégier plutôt les itérations à taille humaine -méthode Agile- et les mises en ligne partielles qu’on teste, puis qu’on bonifie.

Les nombreuses interventions et les échanges parfois animés ont toutefois permis de mettre en lumière quelques conseils à mettre à profit durant le travail de conception d’interfaces Web.

Sachez -vraiment- à qui vous vous adressez

Dans leur travail d’élaboration d’interfaces, des consultants ont confié avoir été confrontés à un défi de taille : « lutter » contre les perceptions d’un client qui jurait bien connaître ses utilisateurs.

Vous entreprenez un projet Web destiné à une clientèle X. Disposez-vous de données objectives -sondages, études, enquêtes- sur cette clientèle ou la définissez-vous uniquement par votre intuition? Quels sont les besoins réels -et non supposés- de cette clientèle? Quelles sont les tâches qu’elle accomplit ou aimerait accomplir sur votre site? Vous laissez-vous influencer, dans votre définition des besoins, par des attentes de collègues ou d’unités administratives -votre service juridique, par exemple- qui ne sont pas fondées?

Bref, méfiez-vous d’une connaissance insuffisante ou de perceptions erronées.

Évitez les mariages forcés

Vous devez vous associer les services de ressources externes dans votre projet Web? Assurez-vous qu’elles partagent votre vision des choses. Il y a parfois de ces couples impossibles à faire fonctionner, et ce, malgré bien des efforts.

Ne brimez pas votre créativité, ni celle de vos partenaires

Ce qui peut la freiner?

  • Certains systèmes de gestion de contenu : tout doit-il y être intégré et par conséquent, standardisé;
  • Des appels d’offres trop précis.

Votre appel d’offres laisse-t-il de la place à la vision ou aux recommandations des experts que vous sollicitez? Y détaillez-vous davantage les solutions à implanter que les besoins de vos utilisateurs ou les objectifs à atteindre?

Alors que les experts du Web ne s’entendent pas sur les titres à attribuer aux divers métiers, est-il vraiment nécessaire de déterminer les profils que devra compter l’équipe que vous engagerez et la formation universitaire ou collégiale qu’elle devra posséder?

Engagez un « metteur en scène »

Excellente métaphore que celle évoquée par François Vachon, un des participants à la discussion, pour souligner l’absence de direction dans certains projets.

Dotez votre équipe de conception et de réalisation d’un coordonnateur qui possède une vue d’ensemble du projet et de ses objectifs. Vous éviterez ainsi que les costumes ne soient pas ajustés à la taille des acteurs ou que ceux-ci se déplacent difficilement dans les décors pensés par la production!

Évitez de travailler en silos

La conception d’interfaces peut certes s’effectuer selon une séquence d’étapes -cueillette d’information sur le besoin à satisfaire et sur la clientèle visée, analyse, conception, réalisation-, il n’empêche que tous les spécialistes impliqués doivent faire partie du projet dès son amorce.

N’attendez pas l’étape de la programmation pour solliciter l’avis du programmeur sur ce qui est réalisable ou non dans votre projet.   La programmation peut compromettre l’ergonomie d’une interface, des graphistes peuvent concevoir des interfaces qu’un programmeur ne réussira jamais à rendre accessibles aux personnes handicapées.

En somme, faites se parler graphiste, intégrateur, ergonome, programmeur, spécialiste de l’accessibilité dès le début du projet et tout au long de son déroulement : de ces échanges jaillira une interface dont l’esthétisme n’étouffera pas l’efficacité et dont la programmation ne compromettra pas les objectifs de communication et ce processus créatif conférera de la « saveur » à votre projet.

Questionnez les processus de travail

De bien pertinentes questions sur les façons de faire de votre organisation pourraient surgir en cours de réflexion sur vos interfaces Web. Ne les balayez pas sous le tapis. Le succès d’une interface Web, comme un service en ligne, dépend bien souvent des processus qui y sont arrimés, pour traiter les données recueillies, par exemple.

Ne remettez pas à plus tard…

« Le plus gros mensonge dans le développement Web c’est la phase 2! », affirme avec justesse Jonathan Parent. « La phase 2 d’un projet ne doit pas être un sac à idées. »

Une bonne idée surgit au cours de votre projet? Évitez d’en remettre la réalisation à une phase ultérieure!

Visez la cible

Vous êtes convaincu que l’interface que vous avez créée est la bonne, mais que vos utilisateurs ne sont pas encore prêts à y naviguer? Déployez cette interface par étape, selon une stratégie d’implantation. C’est ce qu’aurait fait le site de partage de vidéos Daily Motion, selon Jonathan Parent.

Testez, mais soyez conscient de vos limites

Vous n’avez pas les moyens d’engager un expert indépendant pour réaliser des tests auprès d’utilisateurs potentiels? Ce n’est pas une raison pour ne pas faire ces tests vous-mêmes, mais rappelez-vous que vous n’êtes pas complètement neutres. Des techniques comme l’oculométrie -« eye tracking »- peuvent ajouter une couche objective à vos observations, mais la méthode est parfois coûteuse.

L’oculométrie est-elle indispensable? Pour une participante, y recourir, c’est avouer sa méconnaissance des principes de base en conception graphique.

À l’inverse, l’oculométrie perpétue-t-elle de vieux modèles, freine-t-elle l’innovation? Concevoir en s’appuyant sur le fait que l’internaute jette un regard en forme de L inversé sur une page Web rassure. Peut-on se permettre d’innover en étant celui qui prépare l’internaute à décoder une interface autrement?

Mesurez, révisez, recommencez

Tout -ou presque- se mesure sur le Web. Utilisez les outils de mesure à votre disposition pour vérifier si votre interface est fréquentée et si elle répond aux attentes, puis améliorez-la en fonction des données recueillies.

 Quelques outils ou références mentionnés par les participants à la discussion

  • Axure : fort utile pour concrétiser ces idées d’interfaces en prototypes Web. Ceux-ci serviront à l’interne ou comme base pour des tests d’utilisabilité;
  • UXpin : un outil qui permet de créer des interfaces en exploitant les possibilités du « responsive Web design »;
  • AppCooker  : une application payante pour concevoir des interfaces destinées au mobile;
  • Lean UX  : une lecture proposée par l’animateur Jonathan Parent;
  • Du… papier : « J’ai créé mes plus belles interfaces sur des serviettes de table », s’est plu à rappeler ce même animateur.

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

Publicités
  1. Aucun commentaire pour l’instant.
  1. No trackbacks yet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :