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Archive for the ‘Conférences’ Category

JIQ 2013 – L’expérience TI

En ce mois de novembre frisquet, le Réseau Action TI présentera, le 19 novembre 2013, la 35e édition de la JIQ sous la thématique « L’expérience TI » devant une salle bondée et vibrante de 1700 congressistes qui réchauffera le Centre des congrès de Québec à coup sûr. E-Gouv Québec y sera pour veiller pour vous ou avec vous :-)! Lire la suite…

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WebCamp Québec 2013 – Conception d’interfaces Web : la mobilité force à « trouver l’universel dans le spécifique »

L’adoption massive par les internautes des plateformes mobiles et la mise en marché graduelle des objets connectés à Internet (télévision, lunettes et autres réfrigérateurs) imposent aux concepteurs d’interfaces un défi de taille : doit-on repenser son site Web chaque fois qu’un nouveau gadget lié au Web voit le jour?

C’est ce que se sont demandé les participants à la discussion sur l’expérience utilisateur au WebCamp de Québec ce mardi 21 mai. François Vachon, un spécialiste en accessibilité qui assistait aux échanges, a joliment résumé ce défi, qui consiste selon lui à « aller chercher l’universel dans le spécifique ». Lire la suite…

Retour sur le WAQ 2013 – Entrevue avec Mike Kruzeniski (Traduction)

Le 21 février dernier dans le cadre de l’événement Web à Québec (WAQ), notre collègue Marie-Andrée Vézina s’entretenait avec Mike Kruzeniski, design lead chez Twitter. L’entrevue est accessible sur notre chaîne Vimeo depuis le 25 février 2013, mais en anglais seulement. Ne reculant devant rien pour permettre à nos lecteurs de ne rien manquer, nous vous offrons la traduction de cette entrevue. Merci beaucoup à Marie-Andrée pour cette entrevue et pour la traduction.

Patrick Parent, E-Gouv Québec Lire la suite…

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Retour sur le WAQ 2013 – L’intranet 1.0, symptôme d’une vision d’organisation à transformer

Yann Sadok

WAQ 2013 – Yann Sadok en entrevue avec notre collègue Marie-Andrée Vézina. (photo : Patrick Parent)

(Premier article de deux) L’avènement des plateformes mobiles modifie la façon dont nous accédons à Internet. Jumelées à l’omniprésence dans nos vies des médias sociaux et à l’utilisation de la messagerie instantanée, ces technologies font de nous des internautes différents de ceux que nous étions lors de la mise en place des intranets dans nos organisations.

Or, ces intranets ne se sont pas adaptés aux êtres sociaux et mobiles que nous sommes devenus, a constaté le conférencier Yann Sadok lors du récent Web à Québec 2013. Quel outil substituer, alors, à ces dépôts de documents « jolis mais dans lesquels on ne trouve rien »? Les fameux réseaux sociaux d’entreprise?

Et si la solution à la désuétude des intranets ne logeait pas seulement dans le choix d’un outil, si libre et collaboratif soit-il? Lire la suite…

Aspects légaux du Web 2.0 : Et si le « Retweet » m’était conté ou comment départager le partage (2/2)

20 février 2013 3 commentaires

Le réseau Action TI présentait le séminaire Aspects légaux du Web 2.0 le 23 janvier dernier au Musée national des beaux-arts de Québec. Geneviève Clavet, agente d’information à la Commission de la capitale nationale du Québec, vous présente ici la deuxième et dernière partie d’un compte rendu des deux conférences.

Et si le « Retweet » m’était conté ou… comment départager le partage
Marie-Josée Lapointe, BCF Avocats d’affaires
Avocate, agent de marques de commerce

La Cour suprême du Canada a déjà affirmé que l’expansion rapide d’Internet jumelée aux réseaux sociaux faisait de chaque individu un diffuseur en puissance. Une réputation peut être anéantie en un seul clic, tweet ou statut. Ainsi, les médias sociaux comportent leurs lots de risques de poursuites, notamment parce qu’ils font face à des problèmes de diffusion de contenu diffamatoire et de violation potentielle accrue des droits de propriété intellectuelle. Lire la suite…

Aspects légaux du Web 2.0 : Nouvelles extensions de noms de domaine (1/2)

Le réseau Action TI présentait le séminaire Aspects légaux du Web 2.0 le 23 janvier dernier au Musée national des beaux-arts de Québec. Geneviève Clavet, agente d’information à la Commission de la capitale nationale du Québec, vous présente ici la première partie d’un compte rendu des deux conférences.

Les nouvelles extensions de noms de domaine
Johanne Auger, BCF Avocats d’affaires
Associée, agent de marques de commerce

C’était en 2011. L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) annonçait la création de nouvelles extensions dans les noms de domaine, plus spécifiquement de nouveaux gTLD, des noms de domaines de premier niveau, tels les .com, .org ou .net. Du 12 janvier au 12 avril 2012, 1 930 demandes de nouveaux gTLD ont été effectuées à travers le monde auprès de l’ICANN. Il est possible de consulter les demandes sur le site de l’ICANN ainsi que de suivre les détails et l’avancement de ce programme. C’est donc dire que l’arrivée des .shoes, .nike, ou .chicago, ainsi que des extensions comprenant des accents et scripts non latins, approche rapidement. Une nouvelle ère qui ne semble pas convaincre tout le monde. Lire la suite…

Québec : le Carnaval laisse place au numérique!

18 février 2013 1 commentaire

Au moment où le plus grand Carnaval d’hiver au monde prend fin, c’est une semaine très intense numériquement parlant qui se prépare dans la vieille Capitale. En effet, pas moins de 3 événements reliés au Web, aux technologies et aux communications numériques se succéderont du 19 au 22 février 2013. Et naturellement, l’équipe de E-Gouv Québec y sera pour veiller pour vous. Lire la suite…

JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique : les faits saillants avec David Hume

4 décembre 2012 5 commentaires

Les données auxquelles un gouvernement donne accès (données ouvertes) sont non seulement utiles et bénéfiques aux citoyens, mais aussi aux fonctionnaires qui soutiennent le travail de ce gouvernement. C’est ce qu’a confirmé David Hume, directeur exécutif, mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de la JIQ 2012 à Québec le 19 novembre dernier.

Décrivant l’impressionnant plan numérique de son administration, M. Hume a mis en lumière le nécessaire et incontournable soutien politique à cette démarche de transparence. Un souci d’amélioration continue et une remise en question constante doivent selon lui accompagner toute démarche de ce genre. S’ouvrir n’est en somme que le début d’un processus extrêmement emballant, dont voici les principaux faits saillants et résultats.

Une orientation donnée en haut lieu

La première ministre actuelle de Colombie-Britannique, Kristy Clark, accède à son poste le 14 mars 2011 dans un contexte marqué par la déception des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. Mme Clark prend alors position en faveur d’un échange accru du gouvernement avec les citoyens et de l’implication de ces derniers dans la résolution de problèmes et l’élaboration de politiques. Faire avec eux, plutôt que faire pour eux, en exploitant le potentiel de la technologie, telle est l’orientation donnée en haut lieu.

La fonction publique doit réagir à cette volonté politique. Bonne nouvelle, les employés de l’État appuient cette aspiration d’un gouvernement plus interactif et d’une démocratie véritablement incarnée.

Évidemment, le plan numérique pensé par les sous-ministres et dirigeants d’agences sous la houlette d’un haut fonctionnaire s’adresse d’abord aux citoyens. Ce plan s’appuie sur 2 principes fondamentaux, soit :

  • l’ouverture : rendre l’information gouvernementale accessible pour favoriser la transparence et susciter la création d’outils ou d’applications utiles au bien commun;
  • l’interaction : mettre à profit les données ouvertes ou des plateformes de consultation 2.0 pour écouter et faire participer les citoyens à la réflexion entourant les politiques publiques.

Or, la stratégie gouvernementale privilégie aussi :

  • l’autonomie : comment concevoir des services en ligne qui répondent aux besoins des citoyens et grâce auxquels ils pourront transiger avec l’État simplement, sans l’aide des fonctionnaires qui pourront se consacrer à d’autres tâches ou mieux accompagner les clientèles plus vulnérables;
  • l’innovation : comment donner la possibilité aux employés de l’État d’expérimenter de nouveaux outils, notamment de travailler avec leur propre appareil mobile.
M. David Hume

JIQ 2012 – M. David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens au gouvernement de la Colombie-Britannique. (Photo : Patrick Parent)

Des données qui comblent les lacunes de la fonction publique

C’est ainsi que les premières données ouvertes mises en ligne contiennent des informations utiles, certes, aux citoyens dans leur vie quotidienne, mais aussi aux fonctionnaires, dont on souhaite stimuler l’initiative et la créativité afin de résoudre des problèmes. Le gouvernement veut enrichir ses échanges avec sa fonction publique, la mettre davantage à profit. L’ouverture permettra de combler des lacunes dans la collaboration entre ministères.

« On voulait que les gens se passionnent pour nos données! », se rappelle David Hume. « Get excited and make things! », que ce soit participer au développement économique ou à des projets de recherche en santé.

L’ouverture ne s’est pas fait sans résistance à l’interne. De l’avis de certains fonctionnaires, les citoyens pourraient ne pas comprendre les données ou mal les utiliser.

N’empêche qu’à l’heure actuelle, le tiers des utilisateurs du site DataBC sont des employés de l’État. DataBC favorise donc l’échange de connaissances entre les membres de la fonction publique.

Transparence accrue dans la démarche d’accès à l’information

Le gouvernement britanno-colombien accompagne la mise en ligne de données publiques d’une révision en profondeur de sa procédure d’accès à l’information. Le site Open Information fait désormais écho à toutes les demandes d’accès transmises à l’administration.

On répond à une demande 72 heures après sa formulation. Des données aussi sensibles que les frais de déplacement de la première ministre et des ministres sont publiées dans ce site extrêmement populaire.

On relève en effet une augmentation considérable dans le nombre de demandes d’accès à l’information depuis sa mise en ligne. Open Information a suscité un réel intérêt envers l’information gouvernementale.

Les citoyens ne se contentent pas toujours des réponses obtenues à la suite d’une première demande: ils requestionnent leur gouvernement et approfondissent les sujets qui les animent. Au point que le volume important de demandes est parfois difficile à gérer!

Une consultation en continu qui permet de recueillir de nouveaux points de vue

À la publication d’information susceptible d’aider les citoyens à participer à la vie de l’État s’ajoute la mise en place d’une plateforme de consultation de ces acteurs cruciaux de la vie démocratique. GovTogetherBC  rassemble aujourd’hui toutes les conversations qu’entretient le gouvernement avec ceux qu’il administre, que ce soit en matière d’environnement, d’éducation ou de santé.

On a par exemple consulté le public sur la date à adopter pour un nouveau congé familial destiné à tous les citoyens de la province. Actuellement, la Colombie-Britannique prépare un plan en matière d’emploi, qui répond à une des priorités gouvernementales. Elle le conçoit en collaboration avec le grand public, bénéficiant ainsi des points de vue de gens « qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement, celui des femmes de travailleurs de métiers, par exemple », affirme David Hume.

Rendre les citoyens autonomes grâce aux services en ligne

Alors que l’administration britano-colombienne songe à faire preuve d’ouverture et de transparence, elle constate que les services en ligne qu’elle dispense ne sont pas très efficaces. Les sites Web gouvernementaux mettent de l’avant des contenus plus ou moins populaires auprès des citoyens, dont les messages de ministres…

On décide de situer le libre-service au cœur des contenus en ligne gouvernementaux, de centrer ces contenus autour des besoins des utilisateurs, plutôt que de la structure gouvernementale, complexe à décoder par les citoyens. S’enclenche alors une vaste consultation auprès de ces derniers.

Les fonctionnaires leur demandent quels services ils souhaitent obtenir. Des employés de l’État se rendent observer les échanges aux comptoirs de l’équivalent de Services Québec en Colombie-Britannique. D’autres se rendent directement chez les gens. On veut les écouter, pour concevoir des services en ligne sur la base de faits, et non de perceptions.

Autre principe qui guide l’administration publique dans sa réflexion sur ses services en ligne : l’accessibilité sans compromis. Penser à tous les types d’internautes, y compris les moins habiles avec le Web, faciliter le repérage d’information en présentant d’abord les nouveautés, en améliorant la navigation et en privilégiant l’image et la vidéo, adopter une approche équilibrée entre les services et la messagerie.

Cette réflexion conduit au lancement du site gov.bc.ca. Dans peu de temps, les sites Web des ministères seront intégrés à ce site fédérateur dans lequel, selon M. Hume, citoyens et entreprises trouvent aisément les renseignements qu’ils cherchent.


JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique par E-Gouv Québec sur la chaîne Vimeo.

Tester, bonifier, écouter

La réflexion de la Colombie-Britannique en matière numérique ne prend pas fin avec le lancement des sites Web mentionnés.

L’ouverture n’est que le début d’une démarche d’interaction entre un gouvernement, une administration publique et les citoyens, constate David Hume. Une fois les données mises en ligne, il faut créer une communauté autour d’elles, les promouvoir par des conférences, mettre en place une culture qui « favorise l’ouverture et l’innovation ».

« On pense parfois que le public est un risque à gérer plutôt qu’une ressource à exploiter », soutient M. Hume, convaincu du contraire. Il a d’ailleurs profité de son passage à la JIQ pour inviter le gouvernement du Québec à ouvrir ses données, pour être plus efficace.

Le site gov.bc.ca fait quant à lui l’objet d’améliorations continues en matière d’ergonomie. Les responsables du site le testent continuellement auprès de citoyens, notamment ceux qui se servent de systèmes d’assistance pour naviguer. Les canaux d’échange demeurent ouverts avec le public pour améliorer le produit offert.

« Où allons-nous maintenant? »

C’est la question que se pose le comité de décideurs responsable des choix du gouvernement en matière numérique.  Les gens qui ont mis en place les premiers outils de la stratégie numérique sont-ils les mieux placés pour continuer à coordonner leur développement? Centralisées jusqu’à ce jour en haut lieu, les activités de conception de services en ligne et d’ouverture de données se déplacent vers les ministères qui commencent à prendre la relève.

Qu’avons-nous appris de tout ce processus? Quelle est la meilleure structure d’équipe à établir? Quelle est la gouvernance de données à mettre en place pour favoriser le partage de données? Ce sont des éléments essentiels pour livrer la marchandise promise par notre première ministre, croit David Hume.

« C’est parfois bizarre de vivre dans l’incertitude, l’ambiguïté, mais c’est une condition nécessaire pour réfléchir aux services en ligne les plus adéquats », déclare ce jeune haut fonctionnaire, qui voit dans l’écoute des citoyens, la cohésion et la cohérence les conditions essentielles à la poursuite du plan numérique de son gouvernement.

« L’avenir m’emballe! » lance-t-il avec enthousiasme. Nous poursuivrons notre travail de concertation auprès d’autres organisations publiques pour mieux régler les problèmes de nos citoyens. Il y a beaucoup d’occasions à saisir dans ce domaine pour créer les changements durables dans nos organismes. »

Les britano-colombiens éliront un nouveau gouvernement le 14 mai 2013. Quel sera l’avenir du plan numérique? Le nouveau gouvernement poursuivra-t-il les efforts entrepris? C’est aussi ça vivre dans l’ambiguïté…

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À voir aussi :

E-Gouv Québec diffuseur officiel du WAQ 2013!

18 octobre 2012 2 commentaires

Nous sommes très fiers d’annoncer notre partenariat avec l’événement Web à Québec (WAQ) qui se déroulera du 20 au 22 février 2013.

C’est un mariage naturel entre les deux organisations. L’équipe de E-Gouv Québec assurait déjà une couverture sur Twitter en direct des principales conférences depuis la première édition du WAQ en 2011.

À titre de diffuseur officiel, nous pourrons offrir une couverture encore plus complète et variée. Nous ajouterons à nos faits saillants en direct, des articles, des comptes rendus ainsi que des entrevues et des reportages vidéos exclusifs.

Ce partenariat est une excellente nouvelle pour le WAQ et pour nous, mais surtout pour nos abonnés et lecteurs. C’est aussi une occasion supplémentaire pour promouvoir la vitalité des communications numériques à Québec. Merci à toute l’équipe du WAQ pour cette belle opportunité.

Plus que jamais, E-Gouv Québec veille pour vous!

Patrick Parent, E-Gouv Québec

À lire aussi, une partie de notre couverture du WAQ 2012 :

Stratégies et innovations Web – Retour sur la journée Infopresse de Québec

Le 10 octobre dernier se tenait à l’hôtel Pur de Québec une journée de conférences organisée par Infopresse. Autour du thème « Stratégies et innovations Web », les 7 conférenciers ont abordé divers sujets tels que le multiplateforme, les données libres, la ludification, le social local mobile (SoLoMo) et les communications gouvernementales.

Notre collègue Anne-Marie Gauthier, webmestre et chargée de projet à Commission de la capitale nationale du Québec, a assisté à une partie de cette journée. Voici son compte rendu de trois conférences.

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Gamification : Intégrer le jeu dans sa stratégie de marque
Par Issam Heddad, TP1

Ludi quoi? Ludification, c’est le terme français désignant gamification. Il s’agit de l’utilisation d’éléments de design de jeu dans des contextes non ludiques. Selon la définition du terme sur Wikipedia, « son objet est d’augmenter l’acceptabilité et l’usage de ces applications en s’appuyant sur la prédisposition humaine au jeu ».

Depuis 2008, avec l’entrée dans nos vies des téléphones intelligents, puis des tablettes numériques, le jeu nous accompagne partout. On désigne cette réalité Casual Revolution, alors qu’aux États-Unis, le nombre de personnes qui jouent au moins une heure par mois est passé de 56 millions en 2008 à 135 millions en 2012!

Dans la presentation, on a vu que selon Mark Pincus, CEO de Zynga, « Game mechanics will be the most valuable skill in the new economy ». De son côté, le Gartner Group pretend qu’ « en 2015, la moitié des processus d’innovation va inclure des mécaniques de jeux ».

Alors, M. Heddad, comment utiliser la ludification dans nos organisations ? Voici ce qu’il nous conseille : il faut identifier les profils de nos utilisateurs-joueurs, concevoir et maintenir à long terme différents modes d’engagement, repenser nos systèmes d’interaction en intégrant des éléments de jeu et s’inspirer des mécaniques de jeux à succès.

Plusieurs exemples concrets de ludification nous ont été donnés, dont :

  • Chromaroma, un jeu qui montre les déplacements en transport en commun grâce à l’utilisation des données ouvertes de la carte Oyster, à Londres.
  • Khan Academy, un site Web dont la mission est d’offrir une éducation gratuite à tous, partout, grâce à la diffusion de capsules vidéos éducatives et à des tests pour évaluer les compétences des utilisateurs.

Aujourd’hui, la sphère du design de jeu et la sphère du Web sont trop éloignées. Selon M. Heddad, le jeu n’est pas une intervention dans un système. Le jeu est plutôt une manière de repenser le système dans sa globalité. Ainsi, il croit que « le design ludique va évoluer rapidement pour toucher toutes les sphères de notre société et transformer les systèmes existants ». Rien de moins!

L’entreprise de demain : Vers une culture numérique
Par Luc Lespérance, Atelya

Démarrons ce résumé avec une citation de Andrew McAfee : « Le phénomène d’Entreprise 2.0 correspond à l’utilisation des plateformes sociales et collaboratives du Web 2.0 par et pour les employés à des fins de productivité et d’efficacité ».

Dans sa conférence, M. Lespérance nous a présenté trois grandes réalités pour la nouvelle génération d’entreprise : la socialisation de l’entreprise, le développement des usages numériques et l’arrivée massive de la génération « Y » (ou le départ massif des baby-boomers).

1. Socialisation de l’entreprise

Contrairement à ce que l’on peut penser, il s’agit d’une transformation d’abord culturelle et non technologique. L’entreprise 2.0, c’est une nouvelle façon de communiquer et de collaborer à l’interne, en capitalisant sur les réseaux. En eux-mêmes, les outils 2.0 sont des coquilles vides; ce sont les usagers qui les rendent vivants.

2. Évolution du poste de travail

Aujourd’hui, les besoins technologiques évoluent rapidement. Les employés s’attendent à avoir accès à leurs dossiers à distance, aiment que leurs données soient accessibles peu importe le support (interopérabilité) et utilisent de plus en plus leurs appareils personnels. D’ailleurs, 41 % des employés utilisent leur ordinateur personnel à des fins professionnelles, alors que 48 % des téléphones personnels sont également utilisés à des fins professionnelles.

3. Arrivée des nouvelles générations

Après nous avoir présenté les stéréotypes des générations « X » et « Y », M. Lespérance nous a démontré que les plus jeunes ont de nouvelles attentes envers l’entreprise. Utilisation des modes de communication 2.0, transparence, reconnaissance, horaires flexibles et possibilité d’occuper plusieurs emplois différents, pour ne nommer que celles-là.

Outils collaboratifs

Plusieurs outils peuvent être intégrés à l’intérieur de nos organisations pour augmenter l’efficacité. Wikis des meilleures pratiques, espace de gestion documentaire pour l’évolution de projets en collaboration, messagerie instantanée, blogue, tablettes numériques et téléphones intelligents pour les employés « sur le terrain ». Et rappelons-nous que tous ces outils doivent venir en support à des façons de faire et qu’ils doivent être sélectionnés en fonction des besoins internes d’abord.

Quelques-uns des défis de l’entreprise de demain :

  • nouveau modèle opérationnel basé sur la transparence, la collaboration et le partage;
  • nouveau mode de management décentralisé;
  • nouvelle façon d’attirer et (surtout) de retenir les talents;
  • gestion de la mobilité;
  • émergence de nouveaux métiers de communication.

Bref, il faut rapidement que les entreprises s’adaptent aux nouvelles réalités, notamment en développant une culture de plus en plus numérique.

Et moi je dis : Amen.

Communication gouvernementales et médias sociaux
Par Louis Duchesne, Cossette

M. Duchesne a débuté sa conférence en mettant la table au sujet des nouvelles réalités qu’entraînent les médias sociaux. Statistiques, graphiques, images éloquentes. Mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est son analogie au party de cuisine. Dans ce nouvel esprit participatif que permettent les médias sociaux, les citoyens veulent participer aux activités du gouvernement, être au courant des projets et donner leur opinion. « Les citoyens veulent être dans la cuisine du gouvernement ».

Selon lui, les médias sociaux engendrent quatre nouvelles opportunités pour les organisations gouvernementales. D’abord, ils permettent d’écouter et de prendre le pouls, en monitorant les conversations et en identifier des idées générées par les gens. Un excellent exemple est celui du simulateur budgétaire du Plateau Mont-Royal. Ensuite, les médias sociaux permettent d’améliorer le service au citoyen en y donnant une nouvelle dimension, comme l’a fait le ministère des Finances de l’Ontario avec son compte Twitter @OntMinFinance. Troisièmement, les organisations communiquent plus fréquemment, de façon transparente, ce qui augmente la confiance du citoyen envers son gouvernement. Finalement, les médias sociaux facilitent la sensibilisation car ils permettent de développer des campagnes ciblées à travers les réseaux et d’identifier les influenceurs qui auront un réel impact. M. Duchesne a illustré cette proposition en nous montrant la campagne en ligne du Directeur général des élections « Voter, c’est aussi protéger notre démocratie ». En lien avec cette campagne, M. Duchesne a d’ailleurs insisté sur le fait que de toute sa carrière, c’était la première fois qu’il voyait une campagne Web se transposer à la télévision et non l’inverse. La capsule de 90 secondes a connu un tel succès qu’elle a été adaptée en spot de 60 secondes pour le petit écran. Signe que les temps changent…

Et voici, en vrac, quelques exemples supplémentaires de campagnes publiques dans les médias sociaux, rapportés par M. Duchesne :

  • campagne « jeplanifie.gouv.qc.ca » de la Régie des rentes du Québec;
  • campagne « Quand c’est orange, on redouble de prudence » du ministère des Transports du Québec, mettant en vedette Pierre-Yves Lord, personnalité médiatique québécoise;
  • utilisation du mot-clic #manifencours de la SPVM sur Twitter, afin d’aviser les citoyens des lieux des manifestations dans la métropole lors de la grève étudiante en 2012.

En conclusion à sa conférence, M. Duchesne nous rappelle qu’avant de se lancer, il faut :

  1. Définir ses objectifs d’affaire : Que voulez-vous accomplir dans les médias sociaux? Quel département impliquer? Quels publics rejoindre?
  2. Réaliser un audit médias sociaux : Dresser l’état des plateformes existantes, analyser sa e-réputation, recenser le contenu disponible à l’interne.
  3. Définir les processus internes : Établir sa matrice décisionnelle et les politiques de publication.
  4. S’outiller : Sélection des médias sociaux utilisés, personnalisation des profils, définition des éléments de mesure, formation des employés.
  5. Développer une stratégie de contenu : Ligne éditoriale, style et calendrier éditorial.

Alors, qu’attendez-vous?

Anne-Marie Gauthier, E-Gouv Québec

Catégories :Conférences, Médias sociaux
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