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Archive for the ‘Entreprises numériques’ Category

JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations

20 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre « présent » politique et démocratique.

Engager les citoyens par les données et l’interaction

De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.

David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.

Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.

La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.

Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.

Les données, le pétrole du 21e siècle

C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.

En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.

Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »).  Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.

L’incontournable appui politique

David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.

La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.

Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.

Joëlle Bernard  et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

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JIQ 2012 – Que nous réservent les TI du futur ?

18 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils se sont notamment fait demander s’ils étaient prêts à embrasser ce futur connecté, social, mobile et collaboratif, qui s’imposera en tout lieu, en tout temps et dans tout objet du quotidien, de la maison à l’école et à l’hôpital, des plus hautes sphères du gouvernement jusqu’aux services municipaux de proximité.

À lui seul, Réjean Bourgault, cofondateur de 5Déka et membre de la World Future Society, a évoqué plusieurs tendances émergentes qui pourraient bouleverser notre façon de travailler, de communiquer et de vivre en société. Encore. De petites révolutions s’annoncent en transport, en santé, dans le commerce de détail.

En guise de compte rendu de la JIQ 2012, voici quel futur attend le secteur des communications numériques, de la gestion, de l’administration et de l’éducation.

Des équipements toujours plus puissants et plus petits

Sur le plan des équipements informatiques et de l’infrastructure technologique, Réjean Bourgault a sans surprise annoncé la poursuite des efforts de miniaturisation des appareils et l’augmentation de leur performance. « Un ordinateur sera un milliard de fois plus puissant dans 40 ans », prédit-il, mentionnant aussi l’avènement de la technologie Li-Fi (Light Fidelity), ou la possibilité de transférer un haut volume de données à travers des ampoules. Pour en savoir plus, lire cet article de lapresse.ca .

La vidéo, la webdiffusion et la virtualisation : l’image exploitée а toutes les sauces

La popularité de la vidéo en ligne ne se démentira pas, selon le prophète Bourgault, qui voit dans sa boule de cristal une hausse de la popularité des visionnements d’évènements en direct. Une caméra intégrée sur nos lunettes facilitera de telles captations et leur retransmission sur des sites comme YouTube.

Vous ne savez pas comment engager la conversation dans un cocktail où vous vous sentez bien seul? Vos verres de contact équipés eux aussi de caméras balaieront bientôt les invités sur place pour vous permettre d’accéder à leurs profils LinkedIn ou Facebook et ainsi découvrir qui ils sont ou à quoi ils s’intéressent.

Vous ne pouvez assister à une activité de formation comme la JIQ? Pas de souci! Grâce à la virtualisation, vous y déléguerez votre avatar qui réseautera avec ceux de vos collègues. Non seulement prendrez-vous connaissance du contenu des conférences de la Journée grâce à la webdiffusion, mais vous créerez aussi des liens avec les gens sur place.

La vidéo s’insinuera encore plus dans les modes d’apprentissage, croit Réjean Bourgault, mentionnant notamment la plateforme Khan Academy, dont la description sur Google nous apprend que ses 3000 vidéos « couvrent tous les domaines d’apprentissage, de l’arithmétique à la physique, en passant par les finances, l’histoire et des centaines d’habiletés à développer ».

Une vision branchée de l’école de l’avenir

Des livres « 100% multimédias », encore plus interactifs que les livres accessibles par l’intermédiaire des tablettes numériques, et des robots-enseignants, comme il en existe déjà en Corée du Sud, voilà d’autres surprises que nous réserveront les technologies dans le secteur de l’éducation, soutient Réjean Bourgault.

René Marquis, vice-président Éducation chez EXO U, a abondamment cité la Corée du Sud, l’un des pays les plus branchés du monde, dans sa conférence sur l’école 3.0. Dans ce pays d’Asie, tout le matériel scolaire aurait été transféré sur des plateformes virtuelles. Pour contrer la fracture numérique, le gouvernement a donné accès aux technologies à tous les élèves.

Tourné vers l’avenir comme son collègue Bourgault, M. Gagnon prédit l’instauration d’un enseignement davantage personnalisé et individualisé. Outre cette tendance, voici selon lui les tendances qui s’imposeront dans les écoles à long, moyen ou court termes :

  •         l’infonuagique : l’information désormais accessible « en temps réel, partout, tout le temps »
  •         la connectivité constante : nous serons toujours -ou presque!- en ligne
  •         l’entrée en classe des réseaux sociaux, utiles pour échanger de l’information
  •         la croissance de l’usage des téléphones intelligents par les élèves.

M. Gagnon s’est inquiété des conséquences de l’absence de cours d’initiation aux technologies de l’information à l’école. Remarquant qu’au Québec, aucun standard n’encadre l’achat des équipements informatiques et que ceux-ci, par conséquent, ne sont pas compatibles entre eux, il a plaidé en faveur de lignes directrices en la matière.

Les attentes élevées des Y en matière de technologies

Les années à venir verront les Y « envahir » le marché du travail. Les attentes de cette génération en matière d’accès aux technologies sont très élevées. La façon dont les Y ont interagi avec la technologie, les jeux vidéo entre autres, façonne et façonnera leurs comportements de travailleurs, observe Réjean Bourgault.

Des exemples?

  • L’évaluation collective par l’intermédiaire des réseaux sociaux -de médecins, de professeurs, de restaurants, d’hôtels, etc.- gagnera en popularité puisque adoptée massivement par cette génération
  • Les jeunes qui ont obtenu des centaines de promotions dans les jeux vidéo s’attendront à une reconnaissance constante dans leur vie professionnelle
  • Ces jeunes ne comprendront jamais pourquoi ils ne peuvent pas pas utiliser leur propre appareil mobile comme outil de travail dans leur milieu professionnel.

Les gestionnaires reverront complètement leur mode de gestion, croit Réjean Bourgault. Un gestionnaire ne sera plus le seul mentor de l’organisation : s’il veut être au fait des nouvelles technologies ou s’abreuver d’idées neuves, il se choisira lui-même des mentors parmi ses jeunes employés pour éviter d’être dépassé.

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À voir aussi sur notre blogue :

E-Gouv Québec diffuseur officiel du WAQ 2013!

18 octobre 2012 2 commentaires

Nous sommes très fiers d’annoncer notre partenariat avec l’événement Web à Québec (WAQ) qui se déroulera du 20 au 22 février 2013.

C’est un mariage naturel entre les deux organisations. L’équipe de E-Gouv Québec assurait déjà une couverture sur Twitter en direct des principales conférences depuis la première édition du WAQ en 2011.

À titre de diffuseur officiel, nous pourrons offrir une couverture encore plus complète et variée. Nous ajouterons à nos faits saillants en direct, des articles, des comptes rendus ainsi que des entrevues et des reportages vidéos exclusifs.

Ce partenariat est une excellente nouvelle pour le WAQ et pour nous, mais surtout pour nos abonnés et lecteurs. C’est aussi une occasion supplémentaire pour promouvoir la vitalité des communications numériques à Québec. Merci à toute l’équipe du WAQ pour cette belle opportunité.

Plus que jamais, E-Gouv Québec veille pour vous!

Patrick Parent, E-Gouv Québec

À lire aussi, une partie de notre couverture du WAQ 2012 :

L’animateur de communauté doit d’abord être un passionné

À quelle heure et quel jour de la semaine dois-je publier mes statuts Facebook ou mes « tweets »? Les abonnés Facebook préfèrent-ils les vidéos aux photos? Comment augmenter le taux d’engagement sur mes comptes « sociaux »?

C’est sans doute dans l’espoir de mettre la main sur les 10 astuces du parfait animateur de communauté que les participants au Printemps des réseaux sociaux de Québec (#PRSQC, 3 et 4 avril 2012) se sont dirigés vers la conférence de Kim Auclair, présidente et animatrice de communauté Web chez niviti.

Surprise : pour Auclair, le secret d’un animateur de communauté efficace repose non pas sur la technique, mais plutôt dans la passion qu’éprouve ce communicateur envers le contenu qu’il doit créer et partager. « Il est plus facile d’apprendre la gestion de communauté à un individu que de le rendre passionné d’un sujet », constate avec justesse cette animatrice d’expérience.

3 conseils clés pour les animateurs de communauté

  • Être à l’écoute de sa clientèle et s’adapter à ses demandes.

« Ce n’est pas tout de savoir qu’un grand nombre d’abonnés Facebook consultent le réseau entre 7 et 10 heures le matin », affirme Yhoanis Obando, conseillère en médias sociaux chez ARP. La question à se poser est : est-ce que notre clientèle fréquente le réseau à cette heure?

  • Collaborer avec les autres spécialistes en communication de son organisation

À l’expertise des relationnistes de presse, des spécialistes du marketing et autres conseillers en communication, l’animateur de communauté ajoute la « dimension humaine » et le « souci d’établir une communication à long terme », croit Kim Auclair.

  • Développer une tolérance à l’erreur

Vous publiez dans le mauvais compte Twitter? « Échappez » une faute d’orthographe dans un billet ou un statut? Normal. Les essais et erreurs font partie du quotidien de l’animateur de communauté. Il doit cependant y réagir rapidement.

Des règles de base de l’animation de communautés

Les conférencières du PRSQC ont beau recommandé d’éviter les modes d’emploi, elles n’en évoquent pas moins quelques règles de base du métier.

  • Essayer de publier à des heures variées pour mesurer le taux de réponse et adapter sa stratégie de publication en conséquence

  • Fixer des rendez-vous réguliers à sa clientèle : une question le lundi soir, une vidéo le mercredi matin, un truc de la semaine le vendredi, par exemple

    Les questions publiées à l’aide de la fonctionnalité Question de Facebook sont particulièrement appréciées. Je peux confirmer que le taux d’engagement de la page Facebook de l’Office de la protection du consommateur a doublé depuis qu’un de nos agents publie des questions sollicitant les connaissances en consommation des membres de notre communauté. Les questions posées par Éducaloi sur sa page Facebook sont aussi particulièrement intéressantes.

  • Publier chaque jour, être constant

Si c’est impossible, privilégier une « approche de croissance » en publiant de plus en plus: une fois par mois, 3 fois par mois, une fois par semaine, etc.

  • Partager les contenus de ses partenaires et participer à la discussion sur leurs pages ou sur leurs comptes: être actif dans sa communauté, en somme.

  • Rester authentique: ne pas imiter d’autres pages ou comptes.

Sur Facebook :

  • Maintenir un délai d’au moins une heure et demie à 2 heures entre chaque publication.
  • Limiter ses publications à 3 par jour maximum, sauf durant un événement.

Des outils pour animer avec efficacité

  • Une recension des contenus produits par son organisation et dans lesquels puiser pour créer des contenus partageables sur les médias sociaux: études ou rapports, quiz, sections de son site Web, matériel prêt à publier, vidéos, photos, ou la liste des outils à exploiter pour aller chercher du contenu externe: revue de presse, bibliographies, recension de sites Web.

  • Un calendrier de publication de ces contenus

Sélectionner par exemple des sujets sur lesquels il est pertinent publier selon le mois ou le moment de l’année, l’actualité à venir, le calendrier d’activités de son organisation.

  • Une politique éditoriale ou une nétiquette pour encadrer la modération des commentaires: voir à ce sujet les exemples de la Régie des rentes, de la SAAQ et de Radio-Canada.

  • Un cadre gestion des commentaires: identifier les collègues susceptibles d’aider l’animateur de communauté à répondre aux commentaires, préparer si possible des réponses types pré-approuvées, élaborer une marche à suivre pour la réponse à ces commentaires en limitant au minimum le nombre d’approbations.

L’animateur de communauté et l’organisation d’évènements

Pour Kim Auclair, l’animateur de communauté doit être partie prenante de la planification des évènements d’une organisation. Cette implication débute de 3 à 4 mois avant la tenue de l’activité, question « de créer une histoire » autour de celle-ci dans les comptes sur les médias sociaux spécialement créés pour la promouvoir.

Ces histoires prendront la forme de rappel des moments forts des éditions précédentes, d’entrevues avec les lauréats/conférenciers/acteurs-clés des éditions passées ou à venir. Il importe que l’animateur « débute la conversation pour gagner la confiance » des participants potentiels. Par exemple, Isabelle Grenier, l’animatrice de communauté du Festival d’été de Québec, communique toute l’année dans les comptes sociaux du FEQ pour « couvrir » les artistes qui s’y produiront, interroger les abonnés sur les groupes ou artistes qu’ils rêvent de voir se produire sur les scènes de la capitale, relayer les actualités du festival, etc.

Dans les semaines précédant le ou les jours J, l’animateur s’assure que tout sera mis à la disposition des participants pour qu’ils deviennent des agents multiplicateurs des contenus et messages de l’événement. Il choisit le ou les mots-clic (« hashtag ») de l’activité (#xxx), les diffuse sur les éléments de signalisation, sur le programme et dans les salles.

L’animateur favorisera aussi la participation à l’évènement ou son rayonnement sur les réseaux sociaux en organisant un concours. Il s’assurera que soient prises des photos et des vidéos pour que l’événement soit mentionné sur Facebook, Twitter, You Tube et autres médiums 2.0.

Durant l’évènement, l’animateur communique. Il rédige des articles sur son activité ou produit des balados (« podcasts ») en direct. Il anime les comptes destinés aux participants et à ceux qui ne peuvent assister à l’activité, suit et stimule la conversation, fournit les coordonnées « sociales » des conférenciers et des commanditaires, publie les vidéos produites et des albums de photos.

Comme dans le cas du Printemps des réseaux sociaux (#prsqc) qui comptait sur les services d’un animateur par salle, chacun tweetant sous un mot-clic différent (#prsqc1, #prsqc2 et #prsqc3), l’animateur a intérêt à s’entourer d’une équipe tout au long de l’événement. Un animateur principal communique à haut niveau (annonces importantes entourant l’activité, relai des commentaires, réponse aux questions), tandis que les autres animateurs « tweetent » ou publient du contenu sur des aspects particuliers de l’évènement ou en direct de ses conférences, ateliers ou plénières s’il s’agit d’un colloque.

Pour Kim Auclair, l’expérience en organisation d’événements et un excellent sens de la logistique constituent des atouts de taille chez un animateur de communauté.

Élargir sa communauté

Kim Auclair recommande les outils suivants pour élargir sa communauté ou mesurer l’engagement de ses membres:

  • Klout, pour découvrir des abonnés potentiels grâce à leurs intérêts

  • LinkedIn, pour faire du développement d’affaires

  • InfoGlutton, pour visualiser dans une seule interface les statistiques de fréquentation de plusieurs comptes (produit québécois)

  • DashThis, autre outil mesurant l’affluence sur les médias sociaux.

Jusqu’où aller dans l’animation de sa communauté?

Faire croître une communauté exige du temps.

Le défi se révèle souvent passionnant, mais transformer les communiqués de son organisation en contenu un peu plus hip -ou en extraire la « substantifique moelle » qui plaira à ses abonnés-, promouvoir les pages pertinentes de son site Web en fonction de l’actualité, mettre en valeur le contenu produit par ses collègues, se doter d’outils pour encadrer sa présence sur les médias sociaux, entretenir la conversation, mesurer ses résultats, autant d’opérations chronophages.

Or, les animateurs de communauté du gouvernement le sont pour la plupart à temps partiel et « animent » sans équipe. Ils doivent donc limiter le temps consacrer à leurs abonnés sur les réseaux sociaux. « J’en suis presque rendue à produire un journal complet pour animer ma communauté », a lancé une participante au Printemps des réseaux sociaux un peu désespérée. « Jusqu’où je dois aller?? »

Doser, déléguer, revoir l’organisation de ses tâches, accorder un peu plus de temps à la mesure pour identifier les gestes qui ont du succès, les sujets qui suscitent davantage de partages, de « retweets » ou de commentaires, faire un inventaire du contenu disponible dans son organisation plutôt que de chercher à en créer du nouveau à tout prix : voici peut-être quelques solutions à explorer.

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

Coordonnées des conférenciers cités

Kim Auclair, présidente et animatrice de communauté Web chez niviti

Yhoanis Obando, conseillère stratégique en médias sociaux chez ARP conseils

Liens utiles

Retour sur le SXSW 2012 : Une destination inspirante qui va au-delà des technologies

Avec beaucoup de retard, qui finalement permet peut-être une meilleure perspective sur l’événement, je partage avec vous mes impressions sur la conférence SXSW Interactive qui s’est tenue du 9 au 13 mars dernier à Austin au Texas. C’était ma deuxième présence à ce grand rassemblement, ma première remontant à 2007, l’année « Twitter », quelques mois avant la sortie du iPhone (comme quoi tout va très vite dans ce petit monde!).

Qu’est-ce que le SXSW?

Un peu de contexte d’abord. South by South West est une conférence axée initialement sur la musique qui vit le jour en 1987. Alors qu’on y attendait 150 personnes, 700 sont venus de partout. La magie a fait le reste. En 1994, on y a ajouté un volet films et un volet multimédia, ce dernier a été rebaptisé « Interactive » en 1999. Depuis quelques années, on aurait sûrement pu le rebaptiser « social », car c’est là qu’ont émergé les Twitter (2007), Foursquare (2009) et Instragram (2011). D’ailleurs à chaque année, on se demande qui « gagnera » la compétition informelle de la découverte de l’année.

Pourquoi Austin? Difficile à dire. Située sur l’autoroute 35 entre San Antonio et Dallas, au coeur du Texas, elle en est la capitale. Austin compte 800 000 habitants, elle est largement gouvernementale et universitaire et très axée sur l’art et la culture (sur la 6th Street, tous les bars et restaurants présentent de la musique « live » tous les jours!). Elle compte quelques sièges sociaux (Dell notamment) et quelques centres névralgiques de grandes compagnies technologiques (le soutien technique et la comptabilité d’Apple y ont leur bureau). C’est aussi une enclave « libérale » dans un Texas plutôt « conservateur ». Le festival y a une grande influence sur l’économie. SXSW, c’est plus de 30 000 participants provenant des quatre coins de la planète, pendant 5 jours, avec des milliers de marques qui tentent de s’y faire voir.

Une programmation (et des célébrations) intenses

La programmation des conférences (et des party!) est complètement folle. Dix conférences se déroulent en parallèle dans tous les hôtels de la ville, les principales au Centre des Congrès. Qu’y ai-je vu? Une conférence sur les outils de développement HTML (notamment la présentation de cette fonction de Firefox 11!). L’Interview des créateurs d’Instagram, le réseau social photographique qui rejoint 27 millions d’utilisateurs d’iPhone (on y a d’ailleurs annoncé la future version Androïd). Mais SXSW, c’est aussi très philosophique comme approche, et surtout très diversifié.

Conférence marquante pour moi: La « puissance de la peur » dans les réseaux sociaux présentée par la toujours très talentueuse Danah Boyd, la grande spécialiste des questions de cyber intimidation, qui remettait en question bien des vertues que certains prêtent aux médias sociaux à cette époque où « être Américain » c’est « avoir peur ».

Une très intéressante conférence sur la psychiatrie et les jeux vidéos, où un psychiatre affirmait que la plupart de ces confrères étaient incapables de bien traiter les « dépendances » aux jeux vidéos, notamment parce qu’ils préféraient habituellement la question « combien d’heures par jour jouez-vous? » à la vraie question « à quoi jouez-vous, et qu’est-ce que ça vous apporte? » Ils prônaient des thérapeutes plus au courant des technologies et du contexte dans lequel leurs patients les utilisent. Une conférence pleine de données intéressantes notamment sur l’impact des jeux de guerre sur les ex-combattants du Golfe (il semble que jouer à recréer la guerre diminue le stress post-traumatique).

Une avant-midi autour de la gastronomie et des réseaux sociaux, d’abord avec les trucs et astuces des « Food Trucks » sur les réseaux sociaux. De beaux succès de restaurateurs « mobiles » qui ont su se créer des communautés d’adeptes très dynamiques sur Twitter et Facebook. Suivi d’une conférence sur l’émergence des foodies de Brooklyn autour de quelques restaurants particulièrement habiles dans l’utilisation des réseaux sociaux. On y a parlé de gestion de crise et de service à la clientèle en public. Tous était d’accord pour dire que les réseaux sociaux amplifient tout, les bons coups, comme les mauvais, ce qui nécessite d’ajuster ses communications à cette réalité (et parfois d’ignorer certains commentaires!).

Un petit détour dans le monde de la nouvelle télévision, avec les Montréalais d’Epic Meal Time, une émission disponible hebdomadairement sur YouTube, où quatre gars font de la cuisine avec comme ingrédient principal le bacon. Plus d’un million de spectateurs par épisode, au point de laisser leur carrière de côté pour faire ça à temps plein. Une autre conférence avec un de mes réalisateurs fétiches, Richard Linklater (Before Sunrise) et le documentariste Morgan Spurlock (Super Size Me), qui discutaient des nouvelles possibilités (et libertés) qu’offre la production financée par les services en ligne (Hulu dans ce cas, mais également Netflix et YouTube). Bonnes questions des participants notamment sur l’impossibilité de voir les productions de Hulu au Canada (dans le passé, on blâmait les contrats et les droits, mais aujourd’hui, on ne semble pas plus en tenir compte dans les « nouvelles » productions).

Pour terminer, deux superbes grandes conférences. La première par Amber Case, jeune femme anthropologue des cyborgs, qui s’intéresse à ce que les téléphones mobiles et la technologie ajoutent à l’expérience humaine. Dans ce cas-ci, elle traitait de la géolocalisation et comment nos téléphones vont nous rendre plus intelligent en nous informant « en contexte » et en devinant les questions que l’on pourrait se poser sur notre environnement: l’intelligence artificielle dans un contexte géographique. Ce fut un des thèmes marquant de SXSW cette année, avec des applications telles Highlight qui, avec le GPS de votre téléphone et votre compte Facebook, est en mesure de vous aviser dès que vous vous trouvez en présence d’une personne partageant des amis ou des intérêts communs. Intéressant concept, mais une pile de téléphone qui dure moins de trois heures… (d’ailleurs la recharge de piles est une activité importante au Centre des congrès. Vous pouvez être certain que toutes les prises électriques sont occupées en tout temps par des hordes de participants assis par terre).

L’autre conférence, présentée par l’inventeur, futurologue et visionnaire Ray Kurzweil discutait de l’expansion de l’intelligence et des changements qu’apportera la télécommunication au fonctionnement de notre cerveau. Faisant remarqué qu’aujourd’hui, le plus pauvre des Africains peut avoir accès à un téléphone intelligent, au même titre qu’un Américain, et que certaines fonctions de notre cerveau (notamment la mémoire) travailleront désormais différemment, il est revenu sur son concept de singularité, là où l’ordinateur dépasse l’humain, en donnant à ce dernier la possibilité d’une vie éternelle. C’est prévu pour 2045, il suffit de se garder en forme jusque-là!

Plusieurs de ces conférences sont disponibles en version audio sur le site de SXSW.

J’ai été triste de manquer la conférence de David «LEGO Professor» Robertson, portant sur son livre (à paraître en 2012): Brick by Brick: How LEGO Reinvented its Innovation System and Conquered the Toy Industry. Et tout aussi triste de manquer l’interview de Al Gore, ex vice-président américain, aujourd’hui investisseur en capital de risque, par Sean Parker, un des fondateurs de Facebook. Mais on ne peut être partout.

Un évènement unique en son genre

SXSW a le tour d’être une destination inspirante pour tous ceux et celles qui veulent aller au-delà du volet technique. On y a beaucoup parlé cette année de l’avenir des médias traditionnels, de la règlementation, du monde du travail, du futur et de la convergence. Toujours avec des conférenciers impressionnants, et un regard au-dessus des simples problématiques techniques. Combiné cela avec une ville où l’on mange bien (le BBQ texan s’inspire beaucoup de la cabane à sucre québécoise) et à toute une fête (surtout lorsqu’il fait beau) et vous avez un contexte idéal pour être inspiré pour vos projets.

Carl-Frédéric De Celles, président de iXmédia
Collaboration spéciale

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Biographie de Carl-Frédéric De Celles : Carl-Frédéric est président (et autres choses connexes) chez iXmédia. Il est également impliqué dans plusieurs projets, dont ZAP Québec et la conférence Web à Québec (WAQ). Économiste de formation, curieux de nature, il s’intéresse à l’impact des technologies dans nos vies et aux possibilités de ces nouvelles interactions.

De quoi voulez-vous nous voir bloguer?

L’équipe de E-Gouv Québec aime veiller et partager, vous l’aviez peut-être remarqué. Mais les membres de l’équipe et leurs collaborateurs/collaboratrices aiment aussi écrire.

La preuve, en ce moment quelque part (vous savez, avec la mobilité et le sans fil de nos jours, quelque part ça peut vraiment être partout et nulle part), des claviers se font aller les lettres très activement pour vous livrer des articles sur une grande variété de sujets qui touchent les communications numériques.

Mais pendant que nos doigts font surchauffer nos claviers, votre tête doit aussi contenir de bonnes idées. Alors laissez-vous aller, partagez ces idées avec nous en commentant cet article, en nous écrivant ou en prenant quelques secondes pour répondre à ce sondage.

Ça va nous aider à mieux veiller pour vous!

Patrick Parent, E-Gouv Québec

P.S. : Désolé pour les mots en anglais dans ce sondage. Ce blogue est aussi un laboratoire pour nous et nous apprenons à utiliser WordPress sous vos yeux. Nous cherchons encore comment remplacer ces termes anglais par ceux en français. On vous tient au courant…stay tuned! 🙂

Mise à jour (19 mars 2012) : La correction pour les termes anglais a été effectuée avec succès. Merci à notre lecteur Robin Millette pour son aide. C’est entre autres pour cela que j’aime le Web, nous sommes plus intelligents en groupe!

SXSW 2012 : le Québec culturel et numérique débarque à Austin

Logo © SXSW

Logo © SXSW

L’unique et très couru festival South by South West (SXSW), qui se tient à Austin au Texas depuis la fin des années 80, débute dans quelques heures.

Du 9 au 18 mars 2012, la ville sera littéralement envahit par les créateurs, les amateurs et les journalistes des domaines du cinéma, de la musique et du numérique venus de partout dans le monde pour vivre cet évènement international devenue pratiquement incontournable.

Bien que les volets cinéma et musique soient très intéressants, c’est bien entendu le volet interactif du SXSW qui retient notre attention. Plusieurs entreprises numériques du Québec y seront pour présenter leur savoir faire, rencontrer et échanger avec d’autres entreprises et assister aux conférences des grandes vedettes (d’aujourd’hui et de demain) des médias interactifs de la planète.

Évidemment, l’équipe de E-Gouv Québec aurait (extrêmement) aimé y être pour tout vous raconter sur les prochaines tendances du numérique et pour y faire des découvertes fantastiques. Mais comme la majorité d’entre vous, nous suivrons à distance via les nombreux sites et médias sociaux qui couvriront l’évènement. C’est pourquoi nous avons décidé de partager quelques sources que nous suivrons afin d’imaginer que nous y sommes réellement.

En fait, c’est vrai que les membres de l’équipe E-Gouv Québec ne seront pas à Austin, mais nombreux de nos amis y seront. Et l’un d’entre eux, Carl-Frédéric De Celles (iXmédia), a accepté, à titre de collaborateur spécial, d’écrire un article au sujet de son expérience au South by South West 2012. Vous pourrez le lire sur notre blogue (en exclusivité, enfin, c’est ce qu’il nous a dit…) dans les prochains jours.

C’est bien n’est-ce pas?! Vive les amis.

Quelques-uns des liens à suivre au sujet du SXSW 2012

Planète Québec (Gouvernement du Québec et ses partenaires)

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Si vous connaissez d’autres sources intéressantes au sujet du SXSW 2012 et avez le goût de les partager, n’hésitez pas à nous écrire dans la zone des commentaires.

Mise-à-jour 11 mars 2012

Patrick Parent, E-Gouv Québec

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