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Archive for the ‘Gouvernement en ligne’ Category

Une collaboration internationale pour la promotion du Gouvernement ouvert

18 novembre 2013 2 commentaires

Vous le savez, le Web et les réseaux sociaux nous permettent maintenant d’échanger avec n’importe qui d’où qu’il soit sur la planète (à condition d’être connecté, évidemment). Parfois, les simples échanges peuvent aussi se transformer en collaboration bien concrète. C’est ce qui nous est arrivé dernièrement avec un groupe, comparable à E-Gouv Québec, de la Catalogne en Espagne ! Je vous raconte cette belle histoire. Lire la suite…

« Conseillère, Rayonnement et mobilisation », mais encore?

23 septembre 2013 1 commentaire

Au printemps dernier,  Kema Joseph, collègue du gouvernement fédéral, découvre E-Gouv Québec. Elle communique alors avec nous pour en savoir plus sur notre groupe et rédiger un article pour l’intranet du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada (BCC).   Cette rencontre nous offre l’occasion à nous aussi de découvrir que des spécialistes des communications du gouvernement fédéral font un peu comme l’équipe de E-Gouv Québec : ils veillent et partagent les nouvelles et les bonnes pratiques du métier avec leurs collègues. Venait de naître une nouvelle collaboration fédérale/provinciale. 

Voici donc le dernier d’une série de quatre billets sur la collaboration 2.0 à la fonction publique fédérale, par Annie Leblond.

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Alors que je discutais de ma participation au présent blogue avec lui, Patrick m’a surprise lorsqu’il m’a avoué que mon titre de « conseillère, Rayonnement et mobilisation » était à la fois évocateur et intriguant.

Ah oui? Ah bon.

Plus sérieusement, je sais que j’ai un travail peu banal. Je vous ai déjà parlé de notre wiki et de notre site de réseautage social.

En fait, surtout depuis le projet Objectif 2020, mon travail consiste à me déplacer dans les ministères pour parler des outils de collaboration bien sûr, mais pour parler de collaboration, tout court. Lire la suite…

Objectif 2020 – Le grand chef veut notre avis, version 2.0

16 septembre 2013 1 commentaire

Au printemps dernier,  Kema Joseph, collègue du gouvernement fédéral, découvre E-Gouv Québec. Elle communique alors avec nous pour en savoir plus sur notre groupe et rédiger un article pour l’intranet du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada (BCC).   Cette rencontre nous offre l’occasion à nous aussi de découvrir que des spécialistes des communications du gouvernement fédéral font un peu comme l’équipe de E-Gouv Québec : ils veillent et partagent les nouvelles et les bonnes pratiques du métier avec leurs collègues. Venait de naître une nouvelle collaboration fédérale/provinciale. 

Voici donc le troisième d’une série de quatre billets sur la collaboration 2.0 à la fonction publique fédérale, par Annie Leblond.

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Vous connaissez Wayne Wouters? C’est le greffier du Conseil privé, le grand chef de la fonction publique fédérale. Le 7 juin dernier, il a lancé une vaste consultation sur l’avenir de la fonction publique : Objectif 2020.

Comment la fonction publique peut-elle s’adapter à l’évolution rapide du monde, aux nouvelles attentes des citoyens, aux crises, etc. Quelle vision a-t-on pour la fonction publique d’aujourd’hui et de demain?

Ces questions, et bien d’autres, il les pose au grand public…et aux fonctionnaires. Lire la suite…

GCconnex – Le verbe « colléguer », vous connaissez?

9 septembre 2013 1 commentaire

Au printemps dernier,  Kema Joseph, collègue du gouvernement fédéral, découvre E-Gouv Québec. Elle communique alors avec nous pour en savoir plus sur notre groupe et rédiger un article pour l’intranet du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada (BCC).   Cette rencontre nous offre l’occasion à nous aussi de découvrir que des spécialistes des communications du gouvernement fédéral font un peu comme l’équipe de E-Gouv Québec : ils veillent et partagent les nouvelles et les bonnes pratiques du métier avec leurs collègues. Venait de naître une nouvelle collaboration fédérale/provinciale. 

Voici donc le second d’une série de quatre billets sur la collaboration 2.0 à la fonction publique fédérale, par Annie Leblond.

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Oui, oui : « colléguer ». On peut même le conjuguer : Collègue-moi et on reste en contact! Bon, je ne suis pas convaincue que mon néologisme sera un jour retenu par l’Académie française…Par contre, je ne m’étonnerais pas qu’on l’entende de plus en plus souvent à la fonction publique fédérale.

Hein?

Retour en arrière pour un peu de contexte. Lire la suite…

E-Gouv Ottawa

Non, E-Gouv Québec n’a pas de plan d’ouverture d’une succursale à Ottawa, quoique nous soyons en discussion depuis déjà quelques semaines avec nos amis de Zegouv.ca au sujet de certains projets communs. En fait, ce titre accrocheur visait simplement à attirer votre attention sur une belle histoire de rencontre professionnelle comme celles que permettent souvent, enfin assez souvent, les réseaux sociaux.

Il y a quelques jours, Mme Kema Joseph, du Bureau de la collectivité des communications du gouvernement du Canada (BCC), nous a écrit à la suite de sa découverte de notre blogue. Kema voulait en savoir plus sur notre groupe de veille afin d’écrire un article dans l’intranet de son organisation. Lire la suite…

Retour sur le GouvCamp 2013 – Rêver de faire mieux de façon pragmatique!

Comment la technologie, la collaboration et les communications numériques peuvent améliorer la mission des gouvernements ? 

C
C’est autour de cette question que près d’une centaine de personnes se sont réunies pour la 2e édition du GouvCamp qui s’est déroulée le 20 février dernier à Québec en pré-ouverture du WAQ. Voici un compte rendu des faits saillants de l’événement.

L’idée de créer un GouvCamp est venue de Sylvain Carle en 2010. C’est par un message vidéo de l’initiateur qu’a débuté l’événement.

C’est avec tristesse que je ne peux être avec vous, mais c’est avec joie que je vois la tradition du GouvCamp s’implanter et poursuivre sur sa lancée au Québec. – Sylvain Carle

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Québec : le Carnaval laisse place au numérique!

18 février 2013 1 commentaire

Au moment où le plus grand Carnaval d’hiver au monde prend fin, c’est une semaine très intense numériquement parlant qui se prépare dans la vieille Capitale. En effet, pas moins de 3 événements reliés au Web, aux technologies et aux communications numériques se succéderont du 19 au 22 février 2013. Et naturellement, l’équipe de E-Gouv Québec y sera pour veiller pour vous. Lire la suite…

JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations

20 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre « présent » politique et démocratique.

Engager les citoyens par les données et l’interaction

De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.

David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.

Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.

La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.

Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.

Les données, le pétrole du 21e siècle

C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.

En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.

Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »).  Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.

L’incontournable appui politique

David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.

La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.

Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.

Joëlle Bernard  et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À lire aussi sur notre blogue :

JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique : les faits saillants avec David Hume

4 décembre 2012 5 commentaires

Les données auxquelles un gouvernement donne accès (données ouvertes) sont non seulement utiles et bénéfiques aux citoyens, mais aussi aux fonctionnaires qui soutiennent le travail de ce gouvernement. C’est ce qu’a confirmé David Hume, directeur exécutif, mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, lors de la JIQ 2012 à Québec le 19 novembre dernier.

Décrivant l’impressionnant plan numérique de son administration, M. Hume a mis en lumière le nécessaire et incontournable soutien politique à cette démarche de transparence. Un souci d’amélioration continue et une remise en question constante doivent selon lui accompagner toute démarche de ce genre. S’ouvrir n’est en somme que le début d’un processus extrêmement emballant, dont voici les principaux faits saillants et résultats.

Une orientation donnée en haut lieu

La première ministre actuelle de Colombie-Britannique, Kristy Clark, accède à son poste le 14 mars 2011 dans un contexte marqué par la déception des citoyens à l’égard de leurs dirigeants. Mme Clark prend alors position en faveur d’un échange accru du gouvernement avec les citoyens et de l’implication de ces derniers dans la résolution de problèmes et l’élaboration de politiques. Faire avec eux, plutôt que faire pour eux, en exploitant le potentiel de la technologie, telle est l’orientation donnée en haut lieu.

La fonction publique doit réagir à cette volonté politique. Bonne nouvelle, les employés de l’État appuient cette aspiration d’un gouvernement plus interactif et d’une démocratie véritablement incarnée.

Évidemment, le plan numérique pensé par les sous-ministres et dirigeants d’agences sous la houlette d’un haut fonctionnaire s’adresse d’abord aux citoyens. Ce plan s’appuie sur 2 principes fondamentaux, soit :

  • l’ouverture : rendre l’information gouvernementale accessible pour favoriser la transparence et susciter la création d’outils ou d’applications utiles au bien commun;
  • l’interaction : mettre à profit les données ouvertes ou des plateformes de consultation 2.0 pour écouter et faire participer les citoyens à la réflexion entourant les politiques publiques.

Or, la stratégie gouvernementale privilégie aussi :

  • l’autonomie : comment concevoir des services en ligne qui répondent aux besoins des citoyens et grâce auxquels ils pourront transiger avec l’État simplement, sans l’aide des fonctionnaires qui pourront se consacrer à d’autres tâches ou mieux accompagner les clientèles plus vulnérables;
  • l’innovation : comment donner la possibilité aux employés de l’État d’expérimenter de nouveaux outils, notamment de travailler avec leur propre appareil mobile.
M. David Hume

JIQ 2012 – M. David Hume, directeur exécutif de la mobilisation des citoyens au gouvernement de la Colombie-Britannique. (Photo : Patrick Parent)

Des données qui comblent les lacunes de la fonction publique

C’est ainsi que les premières données ouvertes mises en ligne contiennent des informations utiles, certes, aux citoyens dans leur vie quotidienne, mais aussi aux fonctionnaires, dont on souhaite stimuler l’initiative et la créativité afin de résoudre des problèmes. Le gouvernement veut enrichir ses échanges avec sa fonction publique, la mettre davantage à profit. L’ouverture permettra de combler des lacunes dans la collaboration entre ministères.

« On voulait que les gens se passionnent pour nos données! », se rappelle David Hume. « Get excited and make things! », que ce soit participer au développement économique ou à des projets de recherche en santé.

L’ouverture ne s’est pas fait sans résistance à l’interne. De l’avis de certains fonctionnaires, les citoyens pourraient ne pas comprendre les données ou mal les utiliser.

N’empêche qu’à l’heure actuelle, le tiers des utilisateurs du site DataBC sont des employés de l’État. DataBC favorise donc l’échange de connaissances entre les membres de la fonction publique.

Transparence accrue dans la démarche d’accès à l’information

Le gouvernement britanno-colombien accompagne la mise en ligne de données publiques d’une révision en profondeur de sa procédure d’accès à l’information. Le site Open Information fait désormais écho à toutes les demandes d’accès transmises à l’administration.

On répond à une demande 72 heures après sa formulation. Des données aussi sensibles que les frais de déplacement de la première ministre et des ministres sont publiées dans ce site extrêmement populaire.

On relève en effet une augmentation considérable dans le nombre de demandes d’accès à l’information depuis sa mise en ligne. Open Information a suscité un réel intérêt envers l’information gouvernementale.

Les citoyens ne se contentent pas toujours des réponses obtenues à la suite d’une première demande: ils requestionnent leur gouvernement et approfondissent les sujets qui les animent. Au point que le volume important de demandes est parfois difficile à gérer!

Une consultation en continu qui permet de recueillir de nouveaux points de vue

À la publication d’information susceptible d’aider les citoyens à participer à la vie de l’État s’ajoute la mise en place d’une plateforme de consultation de ces acteurs cruciaux de la vie démocratique. GovTogetherBC  rassemble aujourd’hui toutes les conversations qu’entretient le gouvernement avec ceux qu’il administre, que ce soit en matière d’environnement, d’éducation ou de santé.

On a par exemple consulté le public sur la date à adopter pour un nouveau congé familial destiné à tous les citoyens de la province. Actuellement, la Colombie-Britannique prépare un plan en matière d’emploi, qui répond à une des priorités gouvernementales. Elle le conçoit en collaboration avec le grand public, bénéficiant ainsi des points de vue de gens « qu’on n’aurait jamais pu avoir autrement, celui des femmes de travailleurs de métiers, par exemple », affirme David Hume.

Rendre les citoyens autonomes grâce aux services en ligne

Alors que l’administration britano-colombienne songe à faire preuve d’ouverture et de transparence, elle constate que les services en ligne qu’elle dispense ne sont pas très efficaces. Les sites Web gouvernementaux mettent de l’avant des contenus plus ou moins populaires auprès des citoyens, dont les messages de ministres…

On décide de situer le libre-service au cœur des contenus en ligne gouvernementaux, de centrer ces contenus autour des besoins des utilisateurs, plutôt que de la structure gouvernementale, complexe à décoder par les citoyens. S’enclenche alors une vaste consultation auprès de ces derniers.

Les fonctionnaires leur demandent quels services ils souhaitent obtenir. Des employés de l’État se rendent observer les échanges aux comptoirs de l’équivalent de Services Québec en Colombie-Britannique. D’autres se rendent directement chez les gens. On veut les écouter, pour concevoir des services en ligne sur la base de faits, et non de perceptions.

Autre principe qui guide l’administration publique dans sa réflexion sur ses services en ligne : l’accessibilité sans compromis. Penser à tous les types d’internautes, y compris les moins habiles avec le Web, faciliter le repérage d’information en présentant d’abord les nouveautés, en améliorant la navigation et en privilégiant l’image et la vidéo, adopter une approche équilibrée entre les services et la messagerie.

Cette réflexion conduit au lancement du site gov.bc.ca. Dans peu de temps, les sites Web des ministères seront intégrés à ce site fédérateur dans lequel, selon M. Hume, citoyens et entreprises trouvent aisément les renseignements qu’ils cherchent.


JIQ 2012 – Le gouvernement ouvert en Colombie-Britannique par E-Gouv Québec sur la chaîne Vimeo.

Tester, bonifier, écouter

La réflexion de la Colombie-Britannique en matière numérique ne prend pas fin avec le lancement des sites Web mentionnés.

L’ouverture n’est que le début d’une démarche d’interaction entre un gouvernement, une administration publique et les citoyens, constate David Hume. Une fois les données mises en ligne, il faut créer une communauté autour d’elles, les promouvoir par des conférences, mettre en place une culture qui « favorise l’ouverture et l’innovation ».

« On pense parfois que le public est un risque à gérer plutôt qu’une ressource à exploiter », soutient M. Hume, convaincu du contraire. Il a d’ailleurs profité de son passage à la JIQ pour inviter le gouvernement du Québec à ouvrir ses données, pour être plus efficace.

Le site gov.bc.ca fait quant à lui l’objet d’améliorations continues en matière d’ergonomie. Les responsables du site le testent continuellement auprès de citoyens, notamment ceux qui se servent de systèmes d’assistance pour naviguer. Les canaux d’échange demeurent ouverts avec le public pour améliorer le produit offert.

« Où allons-nous maintenant? »

C’est la question que se pose le comité de décideurs responsable des choix du gouvernement en matière numérique.  Les gens qui ont mis en place les premiers outils de la stratégie numérique sont-ils les mieux placés pour continuer à coordonner leur développement? Centralisées jusqu’à ce jour en haut lieu, les activités de conception de services en ligne et d’ouverture de données se déplacent vers les ministères qui commencent à prendre la relève.

Qu’avons-nous appris de tout ce processus? Quelle est la meilleure structure d’équipe à établir? Quelle est la gouvernance de données à mettre en place pour favoriser le partage de données? Ce sont des éléments essentiels pour livrer la marchandise promise par notre première ministre, croit David Hume.

« C’est parfois bizarre de vivre dans l’incertitude, l’ambiguïté, mais c’est une condition nécessaire pour réfléchir aux services en ligne les plus adéquats », déclare ce jeune haut fonctionnaire, qui voit dans l’écoute des citoyens, la cohésion et la cohérence les conditions essentielles à la poursuite du plan numérique de son gouvernement.

« L’avenir m’emballe! » lance-t-il avec enthousiasme. Nous poursuivrons notre travail de concertation auprès d’autres organisations publiques pour mieux régler les problèmes de nos citoyens. Il y a beaucoup d’occasions à saisir dans ce domaine pour créer les changements durables dans nos organismes. »

Les britano-colombiens éliront un nouveau gouvernement le 14 mai 2013. Quel sera l’avenir du plan numérique? Le nouveau gouvernement poursuivra-t-il les efforts entrepris? C’est aussi ça vivre dans l’ambiguïté…

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À voir aussi :

Faire des sites Web pour mobiles – Deuxième partie: Quelles sont les options techniques?

10 septembre 2012 4 commentaires

Cet article est le second d’une trilogie pour aider les spécialistes du Web du gouvernement du Québec à prendre des décisions concernant la création de sites pour mobiles.

Le premier article avait pour objet l’intérêt de faire des sites pour mobiles, alors que le présent billet devrait guider le lecteur vers l’une des diverses méthodes qui peuvent être utilisées pour répondre à la nouvelle clientèle.

Comme il a été vu dans le précédent article, la technologie mobile est en pleine explosion et il n’existe pas de standards bien définis quant à la réalisation des sites. Ainsi, plusieurs méthodes s’offrent à nous et il importe de connaître les avantages et inconvénients de chacune.

Quelles sont les options pour faire un site adapté pour mobile?

La création de sites pour mobiles implique que l’on doive faire un choix quant au type de technique à employer pour optimiser le site sur les appareils. Il existe diverses méthodes ou approches que l’on peut mettre en place, mais aucune n’est parfaite, toutes ont leurs petits désagréments.

Le prochain schéma présente les différentes méthodes que l’on peut mettre en place actuellement, car il y a fort à parier que de nouvelles approches soient développées au cours des prochaines années.

On retrouve sur le blog de Google un article qui expose les différences entre les deux principales techniques.


Figure 1: Présentation de diverses approches de conception de sites adaptés pour mobiles. Dans tous les cas, il s’agit de présenter l’information stockée sur une base de données et de s’assurer d’un affichage optimal pour l’utilisateur.

Le site dédié

L’approche du site dédié pour mobile est celle qui est la plus traditionnelle. Dans les faits, le site dédié est une duplication, un autre site, qui lui est optimisé pour les petits appareils.

Cette approche est la plus sécuritaire et la plus simple, du moins, en apparence. Le tout repose sur une des diverses techniques de détection de l’appareil et on dirige l’utilisateur vers un site créé spécifiquement pour les appareils mobiles.

Les risques

Un site dédié pour appareils mobiles implique que l’on détecte que c’est un appareil mobile. Donc, on doit déterminer quels sont ces appareils, ce qui devient assez complexe.

Avant de poursuivre, je me permets une petite parenthèse…

Vous souvenez-vous ces quelques sites qui ont été créés au début des années 2000 qui, aujourd’hui encore, lorsque consultés avec Chrome, Safari ou Firefox, dernières versions, nous indiquent que notre fureteur est trop vieux et que nous devrions utiliser Internet Explorer 6 ou Netscape 4?


Figure 2: Encore aujourd’hui, des services ont été conçus pour des fureteurs précis et ne tolèrent pas d’autres logiciels (Chrome 20 ici). Des situations semblables vont se produire pour les appareils mobiles. Par exemple, une tablette non reconnue pourrait être vue comme un mobile et forcer l’affichage réservé aux petits écrans sur un écran de haute résolution, ce qui n’est pas souhaitable.

Fin de la parenthèse.

Il arrive aussi que des développeurs bien intentionnés crée de véritables cauchemars pour les utilisateurs mobiles. XKCD en a fait une superbe démonstration:

Figure 2: Capacité d’attention d’un serveur Web, il est bien connu qu’il oublie vite qui nous sommes, ce qui peut nous causer bien des problèmes.

Ce qu’illustre XKCD est un problème commun. Plutôt que de permettre à l’utilisateur d’accéder au contenu désiré, le serveur dirige toujours vers la page d’accueil. Il devient donc virtuellement impossible de consulter la page, à moins de s’envoyer le lien par courriel et d’utiliser un appareil «standard».

Parallèlement, la technique du site dédié permet aussi de trier les contenus qui seront diffusés pour mobiles et, par le fait même, optimiser la navigation des utilisateurs. Or, il y a un risque de «balkanisation», un peu à la manière de ce qui se passait à la fin es années ‘90 avec les fureteurs. J’ai par ailleurs fait un billet sur le sujet sur mon blogue personnel, si ça vous intéresse d’en savoir plus sur le sujet.

En sélectionnant des contenus qui ne sont pas accessibles pour mobiles, nous décidons pour l’utilisateur quel est son réel besoin sans prendre en considération qu’il pourrait décider de consulter un contenu que nous jugeons inutile pour lui.

Finalement, le fait d’avoir un site pour mobile et un site pour appareils «réguliers» implique que chaque page a son propre URL, donc des contenus identiques sont dédoublés. Ce n’est pas un problème majeur, mais il y a des irritants, comme dans les moteurs de recherche ou bien lorsqu’un lien mobile est transféré à un utilisateur d’appareil standard et qui sera forcé de consulter le contenu en version mobile.

Avantages

Il n’y a pas que des inconvénients aux sites mobiles. Un des avantages de cette méthode est l’optimisation. Effectivement, puisque l’on crée un site spécifiquement pour appareils mobiles, il devient possible d’optimiser le code de façon à limiter l’usage souvent restreint de bande passante des appareils.

Les pages sont alors plus rapides à charger et la navigation peut être plus agréable. Parlant de navigation, il est aussi possible de revoir complètement l’approche de navigation à l’intérieur du site pour mettre à profit des fonctions de l’appareil ou bien les particularités de l’écran tactile.

Contrairement à l’approche du design adaptatif, celle-ci repose sur le SGC et des méthodes de détection du fureteur (user agent) qui comportera des gabarits qui seront conçus pour les appareils mobiles. Ainsi, on retrouvera un code HTML, des JS et autres CSS et images qui seront conçus pour les mobiles, d’où la mention d’optimisation.

On peut aussi, dans un site mobile, intégrer la notion de «contenu différencié», donc que l’on décide quel contenu sera visualisé sur mobile en opposition à celui présenté sur le site régulier. Mais attention à la balkanisation!

  • Le site peut être optimisé pour mobile et comporter des gabarits plus légers et des images de plus petite taille, limitant la charge et facilitant le téléchargement sur les réseaux mobiles;
  • Le site étant indépendant du site régulier, on peut sélectionner certains contenus qui ne seront disponibles que dans une version ou l’autre;
  • La gestion de projet peut être simplifiée et il est possible de créer un site mobile une fois le site régulier conçu car l’impact en l’un et l’autre peut être minimal;
  • On peut créer un site mobile qui comporte une application (type HTML5) permettant de faire du transactionnel.

Inconvénients

  • Des erreurs de conception peuvent créer de forts désagréments pour l’utilisateur, par exemple, de forcer l’utilisation de la version mobile;
  • Un utilisateur de tablette avec une résolution élevée ne désirera pas nécessairement utiliser la version mobile qui lui sera imposée par défaut;
  • Tout le contenu du site devrait être accessible en version mobile et régulière, ce qui n’est pas toujours le cas;
  • Il faut souvent dédoubler la gestion du site (version mobile et standard);
  • Certaines technologies ne supportent pas bien la création de sites mobiles (cas vécu…);
  • Il y a un risque de balkanisation du Web.

Responsive design ou design adaptatif

Présentée en 2010, mais popularisée principalement en 2011 par Ethan Marcotte#, la technique du design adaptatif, mieux connue sous le vocable anglais de «Responsive Web design» est une approche permettant d’adapter le contenu à la largeur de l’écran de l’utilisateur, sans tenir compte de l’appareil utilisé.

Figure 2: Le responsive Web design est une technique permettant d’afficher une même page Web de façon différente selon la largeur de l’écran de l’utilisateur.

La technique

Techiquement, c’est relativement simple (en théorie). Le principe se base sur l’adoption récente des dernières technologies Web, comme le HTML5 et le CSS3 par les fabricants de fureteurs.

Tel que présenté dans la figure 1, la technique repose sur l’utilisation d’une différenciation par CSS de la largeur de l’écran (en utilisant les media queries). Ainsi, on pourra appliquer des feuilles de styles selon la largeur de l’écran et afficher ou cacher, disposer différemment ou modifier l’apparence des éléments de contenu de la page.

C’est le paradis, alors!

L’un des avantages indéniables de cette approche, c’est qu’un seul et même site s’adapte au besoin, selon l’écran. Aucune détection particulière du navigateur ou de l’appareil, un seul URL par page. Bref, ça pourrait être le paradis!

Ce n’est pas toujours le cas…

Mettre une approche de design adaptatif dans un site n’est pas toujours de tout repos. L’expertise est encore jeune, de nouvelles approches sont annoncées chaque semaine (ça nous rappelle un peu la période début 2000 où on abandonnait les tableaux pour faire le positionnement en CSS pures). Bref, c’est une méthode récente qui évolue sans cesse et rapidement.

De plus, un gros inconvénient, c’est le code. Si un seul et même site sert les appareils lourds et les appareils légers (mobiles), on a le même rendu HTML et tout ce qui suit (JavaScript et images). Bon, il existe des techniques complexes pour éviter le téléchargement inutile d’images, mais c’est encore assez complexe.

On se retrouve donc avec un site ajusté pour mobiles, mais qui n’est pas optimisé.

Avantages

  • Permet de transposer l’ensemble du contenu d’un site en format adapté pour mobile simplement par l’utilisation de CSS;
  • Il n’est pas nécessaire de modifier le système de gestion de contenu (SGC), ce sont les gabarits qui feront l’ensemble du travail;
  • Il n’y a pas de gestion en double du contenu;
  • Permet d’optimiser l’affichage pour des largeurs d’écrans et non des appareils, ainsi on évite des écueils des différentes plateformes technologiques;
  • On ne retrouve pas le contenu sous deux URL différentes car c’est la même page qui s’affiche dans tous les cas;
  • Les coûts récurrents de maintenance sont réduits par rapport à la création de sites mobiles distincts.

Inconvénients

  • Il ne s’agit pas d’une «optimisation du site pour mobile», car le HTML et les codes JS demeurent les même que pour un site non-mobile, impliquant une surcharge de poids et une lenteur possible du chargement de la page;
  • Il faut que le design adaptatif soit pris en considération dès le début du projet par l’équipe de conception pour créer l’ergonomie, le design et le code en conséquence, en plus d’adapter la gestion de projet;
  • Il peut s’avérer très lourd de faire la gestion de plusieurs CSS en même temps et les impacts du redimensionnement peuvent être parfois difficiles à prévoir et demander plus de temps de corrections;
  • C’est une approche qui peut engendrer des coûts supplémentaires lors du développement, principalement si l’équipe de travail est peu familière avec le design adaptatif, ce qui tend à diminuer une fois l’équipe bien formée;
  • Il n’est pas possible d’afficher le site en «format régulier» car l’affichage s’adapte selon la largeur de l’écran automatiquement.

Design adaptatif «optimisé»?

Depuis peu, on parle de solutions hybrides, où on inclurait des approches de sites dédiés au design adaptatif. Cette méthode hybride est nommée «Responsive Web design with Server Side components», mieux connue sous le vocable RESS.

Le développement d’application pour mobile

On parle d’application pour mobiles, du type de celles que l’on retrouve dans les AppStores, les magasins d’applications en ligne. Celles-ci sont conçues pour des technologies spécifiques (iOS, Android, WindowsPhone7 ou BlackBerry). Luke Wroblewski parle de «Device experience», une approche plus large qui englobe plus que seulement le mobile.

Dans le cas qui nous intéresse, les applications peuvent s’avérer fort intéressantes dans certaines situations principalement lorsque l’on doit transiger avec la clientèle (transactionnel) ou bien pour mettre à profit certaines fonctionnalités de l’appareil (contacts, GPS, stockage, méthodes de saisies des données, gyroscope…).

Malgré tout, il faut se demander quel est l’intérêt pour une organisation gouvernementale de développer elle-même une application. Les coûts de conception et d’entretien peuvent facilement monter en flèche et il peut s’avérer difficile de faire la maintenance vu la variété d’appareils ou de versions de systèmes d’exploitation sur le marché. De plus, le développement d’applications par les organismes gouvernementaux va plutôt à l’encontre de l’orientation d’ouverture des données publiques qui permet aux citoyens et aux entreprises de créer des applications à partir de ces données.

Avantages

  • Permet d’optimiser au maximum l’utilisation des fonctions de l’appareil mobile et l’interface utilisateur;
  • Les applications sont spécifiques et peuvent s’avérer fort utiles pour certaines clientèles spécifiques.

Inconvénients

  • Il faut développer pour une technologie spécifique ou dédoubler le travail pour toutes celles que l’on désire supporter;
  • Une application pour téléphone sera mal affichée sur une tablette et nécessitera un nouveau développement;
  • Il faut maintenir l’application à jour;
  • Il s’agit d’un développement complet, avec tout ce que ça implique.

Avant d’aller plus loin, je vois poindre les commentaires au sujet des applications HTML5, comme quoi c’est une option viable. Effectivement, il faudrait penser à regarder de ce côté.

Dans les faits, si je ne m’abuse, c’est ni plus ni moins un site dédié dans lequel on retrouve une application (en HTML5), non?

Données ouvertes et API

L’ouverture des données publiques n’est pas, à proprement parler, une approche pour mobile. Effectivement, on parle ici de rendre disponible diverses données spécifiques, via un site dédié ou bien par l’utilisation d’API («Application programming interface») à des développeurs externes du gouvernement qui pourront alors les utiliser dans leurs développements informatiques.

Ainsi, contrairement à toutes les autres approches présentées, au lieu de faire le travail de mobilité, on propose ici d’offrir les données de façon à ce qu’une autre entité puisse développer une application, un site ou autre en utilisant des données que l’organisation rend disponibles.

Il est impossible de déterminer quels seront les produits développés à partir des données ouvertes, ni même quelle en sera leur utilisation, c’est pourquoi on devrait considérer cette approche comme étant complémentaire à toutes les autres.

Oh, et une partie du boulot a été déjà faite, par le biais du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec (ne manque que la variété des données qui viendra avec le temps).

Finalement, peu importe la solution de mobilité choisie, certaines données devront être offertes pour que la communauté puisse bâtir des solutions avec ces dernières.

Le choix d’une solution

Choisir une approche mobile, voici maintenant le nœud de l’histoire. Comment fait-on pour déterminer ce qui est le meilleur choix pour notre organisation et notre clientèle? Plein d’éléments doivent être pris en ligne de compte. Premièrement, a-t-on réellement besoin d’une approche de mobilité?

Le premier article de la série est assez évocateur. Oui. Bon, maintenant, on fait quoi?

Je tiens à rappeler que cette série d’articles s’adresse principalement aux responsables de sites du gouvernement, donc d’organismes publics, qui ont comme principal objectif de diffuser de l’information et ce, à moindre coûts et avec un maximum de facilité pour l’utilisateur.

Luke Wroblewski, qui nous a gratifié d’un passage au Web à Québec en février dernier, résume très bien les questions que l’on doit se poser lorsqu’on veut faire un choix.

Il propose trois options:

  1. Responsive Web design (design adaptatif);
  2. Optimisation pour l’appareil (Device experience);
  3. Design adaptatif avec composants serveurs (RESS).

Pour les besoins de la cause, je vais regrouper les options 1 et 3 sous un même nom, soit design adaptatif. C’est ni plus ni moins des solutions de design adaptatif, mais la 3e comporte un volet de détection de l’appareil et des modifications au niveau du serveur. C’est un «design adaptatif aux stéroïdes», si vous préférez.

Là où on a un élément de précision, c’est au point 2, quand LukeW parle de «Device Experiences». Il traite ici une d’approche à la Netflix, où on fait une application selon le type d’appareil utilisé (ex. mobile Android, iOs, ordinateur, console de jeux…). Bref, du développement d’application très poussée.

Compte tenu du contexte gouvernemental du présent article, je me permet de mettre de côté l’approche de développement d’application, onéreuse et complexe.

À moins d’une raison vraiment exceptionnelle, il y a peu de chances que les coûts engendrés par cette approche puissent être justifiables. Il nous reste donc deux candidats: les sites dédiés (non mentionnés par LukeW) et le design adaptatif.

Lequel choisir? Personnellement, je crois que la majorité des sites gouvernementaux seraient nettement plus viables en offrant une interface réactive à la largeur de l’écran de l’utilisateur plutôt que de rediriger vers un site mobile. La raison est simple: les coûts.

Pourquoi favoriser le design adaptatif?

Lors du design d’un site, on doit créer un visuel et les CSS qui y seront appliqués, de toute façon. Prévoir un montant légèrement plus élevé pour intégrer la notion de design adaptatif n’est pas si sorcier et permet de rejoindre facilement nos utilisateurs peu importe leur outil de visualisation.

La création d’un site mobile dédié nécessite une intervention au niveau de la techno, soit sur le serveur. On parle de redirection, de détection de l’agent utilisateur (user agent), de création d’URL et parfois de gestion particulière au niveau du CMS. Bref, des interventions qu’une équipe de communications devra reléguer à celle du développement et que ces équipes devront reléguer souvent, à leur tour, à l’équipe de gestion des serveurs. Vous voyez le tableau.

Un design adaptatif qui ne comporte qu’une détection de la largeur de l’écran en CSS3 est, en théorie, plus facile à implanter. Une fois le tout en place, ça se maintient relativement bien. Par contre, il faut éviter des pièges.

N’oubliez pas qu’un site adaptatif utilise le même code HTML, les mêmes CSS (ou presque) et le même JavaScript. Il n’est pas rare de voir des sites ne passant tout simplement pas sur mobile, comme celui d’un parti lors de la dernière élection provinciale, qui avait un poids moyen de ses pages de 3,6 Mo sur mobile, en design adaptatif.

Plutôt que de voir le site, on avait un message nous avisant que le fureteur était incapable d’afficher le site.

La mort du site dédié?

Non, le site dédié a encore son utilité. Dans certains contextes, il sera préférable de choisir cette approche. Ne serait-ce que pour des sites ou portions de sites impliquant une saisie par l’utilisateur, des applications Web ou de l’affichage de données important.

On pourrait aussi penser à de gros systèmes gouvernementaux complexes qui pourraient nécessiter un volet mobile multiplateformes et optimisé le plus possible.

Certains sites informationnels seraient peut-être aussi susceptibles de bénéficier d’un volet dédié, si on décide de favoriser une portion du contenu plutôt que de rendre disponible l’ensemble de l’information du site, pour des raisons éditoriales ou autres.

Bref, on doit peser le pour et le contre des deux méthodes avant de se lancer dans l’aventure.

Et la suite?

Le prochain article traitera plus précisément du design adaptatif et de son implication, sa mise en place et de cas vécus dans le cadre de projets gouvernementaux. D’ici là, vous êtes invités à laisser des commentaires sur le blogue de E-Gouv Québec!

Thierry Goulet, E-Gouv Québec

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