Archive

Archive for the ‘Mobilité’ Category

WebCamp Québec 2013 – Conception d’interfaces Web : la mobilité force à « trouver l’universel dans le spécifique »

L’adoption massive par les internautes des plateformes mobiles et la mise en marché graduelle des objets connectés à Internet (télévision, lunettes et autres réfrigérateurs) imposent aux concepteurs d’interfaces un défi de taille : doit-on repenser son site Web chaque fois qu’un nouveau gadget lié au Web voit le jour?

C’est ce que se sont demandé les participants à la discussion sur l’expérience utilisateur au WebCamp de Québec ce mardi 21 mai. François Vachon, un spécialiste en accessibilité qui assistait aux échanges, a joliment résumé ce défi, qui consiste selon lui à « aller chercher l’universel dans le spécifique ». Lire la suite…

Retour sur le WAQ 2013 – Le responsive design est mort. Vive le responsive !

26 février 2013 3 commentaires

Ce billet a été rédigé lors de notre couverture de la troisième édition de l’événement Web à Québec qui s’est tenue du 20 au 22 février 2013.

Aucun doute : le responsive design intéresse beaucoup de monde. La salle était bondée, il faisait chaud et nous étions tous impatients d’entendre Étienne Lemay.

C’est quoi le responsive web design? C’est offrir à l’utilisateur une expérience et une version optimales, peu importe le format de la plateforme utilisée. Le terme responsive design a été proposé pour la première fois en 2010 par Ethan Marcotte, notamment dans son article « Responsive Web Design ». En 2011, le terme continuait à attirer l’attention alors qu’en 2012, il atteignait la seconde position des Top Web Design Trends. Et selon Étienne Lemay, en 2013, le responsive est mort.

Quoi ? Le responsive est mort. Ou omniprésent. J’expliquerai plus loin. Lire la suite…

Catégories :Design, Mobilité Étiquettes :

JIQ 2012 – Les données au service des citoyens et des organisations

20 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils ont aussi pris connaissance d’initiatives fort inspirantes dans notre « présent » politique et démocratique.

Engager les citoyens par les données et l’interaction

De plus en plus de gouvernements et d’administrations publiques « s’emparent » des innovations technologiques, notamment dans le domaine des communications et du partage de données, pour engager les citoyens dans leur processus de prise de décision. Ces gouvernements et administrations aspirent aussi à créer un dialogue, des interactions, entre leurs employés et ceux à qui ils fournissent des services.

David Hume, directeur exécutif, Mobilisation des citoyens, pour le gouvernement de la Colombie-Britannique, a partagé avec nous les résultats de la mise en place du plan numérique de sa province. Nous avons consacré un billet complet à l’élaboration, la bonification et l’évaluation de ce plan.

Marie-Andrée Doran, directrice de l’Institut Technologies de l’information et Sociétés (ITIS) de l’Université Laval, est aussi venue partager avec nous les réalisations de « villes intelligentes ». Une ville intelligente est « prospère, citoyenne et durable », observe Mme Doran. C’est un système de systèmes qui se parlent et fonctionnent de façon intégrée.

La ville de Québec fait partie de ces villes intelligentes mentionnées par la directrice de l’ITIS. Comme la Colombie-Britannique, la capitale s’est engagée dans la voie de la libéralisation de ses données et de la révision de ses services en ligne. Les données ouvertes constituent un « potentiel extraordinaire de services pour les citoyens », a déclaré Gilles Noël, de la Ville de Québec, citant par exemple les trajets optimisés pour les personnes en fauteuil roulant développés aux États-Unis à partir de données municipales en format ouvert.

Être intelligent pour une ville, c’est interagir avec ses citoyens pour tenir compte de leurs points de vue. C’est aussi informer sur toutes les plateformes, notamment mobiles. Depuis un an et demi, Québec invite les citoyens à s’abonner à des alertes sous forme de textos. En fonction du quartier qu’ils habitent, les abonnés reçoivent de l’information personnalisée, comme les heures de début des opérations de déneigement ou des avis sur la tenue d’opérations radar.

Les données, le pétrole du 21e siècle

C’est en comparant les données au pétrole qu’un autre invité de la JIQ, Philippe Nieuwbourg a débuté sa conférence portant sur les enjeux stratégiques du « Big Data ». Le volume, la vitesse et la variété des données que l’on trouve aujourd’hui sur le Web représentent un potentiel considérable pour les entreprises.

En citant Albert Einstein – «Try not to become a man of sucess but rather try to become a man of value » – et en nous présentant sa formule mathématique « (volume+vitesse+variété) x visualisation = valeur », monsieur Nieuwbourg a rapidement démontré que le principal enjeu stratégique du « Big Data » consiste à définir adéquatement la valeur à en retirer par une organisation.

Cet important volume de données en facilite l’exploitation (« data mining »).  Celle-ci, par l’étude du profil et des comportements de consommateurs ou d’utilisateurs, révèle des corrélations permettant de déterminer, voire de créer de nouveaux besoins ou de mieux répondre aux besoins exprimés. Niewbourg souligne que le défi actuel est de mettre en place des systèmes qui traitent les données non pas comme on veut, mais dès qu’elles surgissent.

L’incontournable appui politique

David Hume comme Gilles Noël nous ont rappelé que la mise en place d’initiatives numériques pour engager davantage les citoyens dans la vie publique et démocratique ne peut se faire sans une volonté politique ferme de « s’ouvrir ». M. Hume a évoqué la prise de position de la première ministre de Colombie-Britannique, Kristy Clark, en faveur d’un plan numérique. M. Noël a mentionné que l’accès aux technologies et le passage à la mobilité font partie de la planification stratégique de la Ville de Québec, pour la rendre plus attrayante, notamment auprès des jeunes.

La dernière conférencière de la journée, Monique Savoie , de la Société des arts technologiques (SAT) nous a exprimé son souhait d’un plan numérique pour le Québec. Elle nous a rappelé que nous avons besoin non seulement de citoyens qui consomment les technologies, mais surtout de créateurs qui les exploitent.

Prochain rendez-vous pour la JIQ? 19 novembre 2013.

Joëlle Bernard  et Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À lire aussi sur notre blogue :

JIQ 2012 – Que nous réservent les TI du futur ?

18 décembre 2012 1 commentaire

Note : ce billet est le bilan de 4 E-gouviens à la JIQ 2012. Comme nous n’avons pu couvrir toutes les conférences proposées, ce bilan est nécessairement incomplet. Plusieurs des conférences présentées à la JIQ peuvent être consultées sur leur site Web

C’est un regard résolument tourné vers le futur qu’ont jeté sur l’univers des technologies de l’information les participants à la JIQ 2012. Réunis à Québec le 19 novembre dernier, ils se sont notamment fait demander s’ils étaient prêts à embrasser ce futur connecté, social, mobile et collaboratif, qui s’imposera en tout lieu, en tout temps et dans tout objet du quotidien, de la maison à l’école et à l’hôpital, des plus hautes sphères du gouvernement jusqu’aux services municipaux de proximité.

À lui seul, Réjean Bourgault, cofondateur de 5Déka et membre de la World Future Society, a évoqué plusieurs tendances émergentes qui pourraient bouleverser notre façon de travailler, de communiquer et de vivre en société. Encore. De petites révolutions s’annoncent en transport, en santé, dans le commerce de détail.

En guise de compte rendu de la JIQ 2012, voici quel futur attend le secteur des communications numériques, de la gestion, de l’administration et de l’éducation.

Des équipements toujours plus puissants et plus petits

Sur le plan des équipements informatiques et de l’infrastructure technologique, Réjean Bourgault a sans surprise annoncé la poursuite des efforts de miniaturisation des appareils et l’augmentation de leur performance. « Un ordinateur sera un milliard de fois plus puissant dans 40 ans », prédit-il, mentionnant aussi l’avènement de la technologie Li-Fi (Light Fidelity), ou la possibilité de transférer un haut volume de données à travers des ampoules. Pour en savoir plus, lire cet article de lapresse.ca .

La vidéo, la webdiffusion et la virtualisation : l’image exploitée а toutes les sauces

La popularité de la vidéo en ligne ne se démentira pas, selon le prophète Bourgault, qui voit dans sa boule de cristal une hausse de la popularité des visionnements d’évènements en direct. Une caméra intégrée sur nos lunettes facilitera de telles captations et leur retransmission sur des sites comme YouTube.

Vous ne savez pas comment engager la conversation dans un cocktail où vous vous sentez bien seul? Vos verres de contact équipés eux aussi de caméras balaieront bientôt les invités sur place pour vous permettre d’accéder à leurs profils LinkedIn ou Facebook et ainsi découvrir qui ils sont ou à quoi ils s’intéressent.

Vous ne pouvez assister à une activité de formation comme la JIQ? Pas de souci! Grâce à la virtualisation, vous y déléguerez votre avatar qui réseautera avec ceux de vos collègues. Non seulement prendrez-vous connaissance du contenu des conférences de la Journée grâce à la webdiffusion, mais vous créerez aussi des liens avec les gens sur place.

La vidéo s’insinuera encore plus dans les modes d’apprentissage, croit Réjean Bourgault, mentionnant notamment la plateforme Khan Academy, dont la description sur Google nous apprend que ses 3000 vidéos « couvrent tous les domaines d’apprentissage, de l’arithmétique à la physique, en passant par les finances, l’histoire et des centaines d’habiletés à développer ».

Une vision branchée de l’école de l’avenir

Des livres « 100% multimédias », encore plus interactifs que les livres accessibles par l’intermédiaire des tablettes numériques, et des robots-enseignants, comme il en existe déjà en Corée du Sud, voilà d’autres surprises que nous réserveront les technologies dans le secteur de l’éducation, soutient Réjean Bourgault.

René Marquis, vice-président Éducation chez EXO U, a abondamment cité la Corée du Sud, l’un des pays les plus branchés du monde, dans sa conférence sur l’école 3.0. Dans ce pays d’Asie, tout le matériel scolaire aurait été transféré sur des plateformes virtuelles. Pour contrer la fracture numérique, le gouvernement a donné accès aux technologies à tous les élèves.

Tourné vers l’avenir comme son collègue Bourgault, M. Gagnon prédit l’instauration d’un enseignement davantage personnalisé et individualisé. Outre cette tendance, voici selon lui les tendances qui s’imposeront dans les écoles à long, moyen ou court termes :

  •         l’infonuagique : l’information désormais accessible « en temps réel, partout, tout le temps »
  •         la connectivité constante : nous serons toujours -ou presque!- en ligne
  •         l’entrée en classe des réseaux sociaux, utiles pour échanger de l’information
  •         la croissance de l’usage des téléphones intelligents par les élèves.

M. Gagnon s’est inquiété des conséquences de l’absence de cours d’initiation aux technologies de l’information à l’école. Remarquant qu’au Québec, aucun standard n’encadre l’achat des équipements informatiques et que ceux-ci, par conséquent, ne sont pas compatibles entre eux, il a plaidé en faveur de lignes directrices en la matière.

Les attentes élevées des Y en matière de technologies

Les années à venir verront les Y « envahir » le marché du travail. Les attentes de cette génération en matière d’accès aux technologies sont très élevées. La façon dont les Y ont interagi avec la technologie, les jeux vidéo entre autres, façonne et façonnera leurs comportements de travailleurs, observe Réjean Bourgault.

Des exemples?

  • L’évaluation collective par l’intermédiaire des réseaux sociaux -de médecins, de professeurs, de restaurants, d’hôtels, etc.- gagnera en popularité puisque adoptée massivement par cette génération
  • Les jeunes qui ont obtenu des centaines de promotions dans les jeux vidéo s’attendront à une reconnaissance constante dans leur vie professionnelle
  • Ces jeunes ne comprendront jamais pourquoi ils ne peuvent pas pas utiliser leur propre appareil mobile comme outil de travail dans leur milieu professionnel.

Les gestionnaires reverront complètement leur mode de gestion, croit Réjean Bourgault. Un gestionnaire ne sera plus le seul mentor de l’organisation : s’il veut être au fait des nouvelles technologies ou s’abreuver d’idées neuves, il se choisira lui-même des mentors parmi ses jeunes employés pour éviter d’être dépassé.

Raphaël Thériault, E-Gouv Québec

À voir aussi sur notre blogue :

E-Gouv Québec diffuseur officiel du WAQ 2013!

18 octobre 2012 2 commentaires

Nous sommes très fiers d’annoncer notre partenariat avec l’événement Web à Québec (WAQ) qui se déroulera du 20 au 22 février 2013.

C’est un mariage naturel entre les deux organisations. L’équipe de E-Gouv Québec assurait déjà une couverture sur Twitter en direct des principales conférences depuis la première édition du WAQ en 2011.

À titre de diffuseur officiel, nous pourrons offrir une couverture encore plus complète et variée. Nous ajouterons à nos faits saillants en direct, des articles, des comptes rendus ainsi que des entrevues et des reportages vidéos exclusifs.

Ce partenariat est une excellente nouvelle pour le WAQ et pour nous, mais surtout pour nos abonnés et lecteurs. C’est aussi une occasion supplémentaire pour promouvoir la vitalité des communications numériques à Québec. Merci à toute l’équipe du WAQ pour cette belle opportunité.

Plus que jamais, E-Gouv Québec veille pour vous!

Patrick Parent, E-Gouv Québec

À lire aussi, une partie de notre couverture du WAQ 2012 :

Faire des sites Web pour mobiles – Deuxième partie: Quelles sont les options techniques?

10 septembre 2012 4 commentaires

Cet article est le second d’une trilogie pour aider les spécialistes du Web du gouvernement du Québec à prendre des décisions concernant la création de sites pour mobiles.

Le premier article avait pour objet l’intérêt de faire des sites pour mobiles, alors que le présent billet devrait guider le lecteur vers l’une des diverses méthodes qui peuvent être utilisées pour répondre à la nouvelle clientèle.

Comme il a été vu dans le précédent article, la technologie mobile est en pleine explosion et il n’existe pas de standards bien définis quant à la réalisation des sites. Ainsi, plusieurs méthodes s’offrent à nous et il importe de connaître les avantages et inconvénients de chacune.

Quelles sont les options pour faire un site adapté pour mobile?

La création de sites pour mobiles implique que l’on doive faire un choix quant au type de technique à employer pour optimiser le site sur les appareils. Il existe diverses méthodes ou approches que l’on peut mettre en place, mais aucune n’est parfaite, toutes ont leurs petits désagréments.

Le prochain schéma présente les différentes méthodes que l’on peut mettre en place actuellement, car il y a fort à parier que de nouvelles approches soient développées au cours des prochaines années.

On retrouve sur le blog de Google un article qui expose les différences entre les deux principales techniques.


Figure 1: Présentation de diverses approches de conception de sites adaptés pour mobiles. Dans tous les cas, il s’agit de présenter l’information stockée sur une base de données et de s’assurer d’un affichage optimal pour l’utilisateur.

Le site dédié

L’approche du site dédié pour mobile est celle qui est la plus traditionnelle. Dans les faits, le site dédié est une duplication, un autre site, qui lui est optimisé pour les petits appareils.

Cette approche est la plus sécuritaire et la plus simple, du moins, en apparence. Le tout repose sur une des diverses techniques de détection de l’appareil et on dirige l’utilisateur vers un site créé spécifiquement pour les appareils mobiles.

Les risques

Un site dédié pour appareils mobiles implique que l’on détecte que c’est un appareil mobile. Donc, on doit déterminer quels sont ces appareils, ce qui devient assez complexe.

Avant de poursuivre, je me permets une petite parenthèse…

Vous souvenez-vous ces quelques sites qui ont été créés au début des années 2000 qui, aujourd’hui encore, lorsque consultés avec Chrome, Safari ou Firefox, dernières versions, nous indiquent que notre fureteur est trop vieux et que nous devrions utiliser Internet Explorer 6 ou Netscape 4?


Figure 2: Encore aujourd’hui, des services ont été conçus pour des fureteurs précis et ne tolèrent pas d’autres logiciels (Chrome 20 ici). Des situations semblables vont se produire pour les appareils mobiles. Par exemple, une tablette non reconnue pourrait être vue comme un mobile et forcer l’affichage réservé aux petits écrans sur un écran de haute résolution, ce qui n’est pas souhaitable.

Fin de la parenthèse.

Il arrive aussi que des développeurs bien intentionnés crée de véritables cauchemars pour les utilisateurs mobiles. XKCD en a fait une superbe démonstration:

Figure 2: Capacité d’attention d’un serveur Web, il est bien connu qu’il oublie vite qui nous sommes, ce qui peut nous causer bien des problèmes.

Ce qu’illustre XKCD est un problème commun. Plutôt que de permettre à l’utilisateur d’accéder au contenu désiré, le serveur dirige toujours vers la page d’accueil. Il devient donc virtuellement impossible de consulter la page, à moins de s’envoyer le lien par courriel et d’utiliser un appareil «standard».

Parallèlement, la technique du site dédié permet aussi de trier les contenus qui seront diffusés pour mobiles et, par le fait même, optimiser la navigation des utilisateurs. Or, il y a un risque de «balkanisation», un peu à la manière de ce qui se passait à la fin es années ‘90 avec les fureteurs. J’ai par ailleurs fait un billet sur le sujet sur mon blogue personnel, si ça vous intéresse d’en savoir plus sur le sujet.

En sélectionnant des contenus qui ne sont pas accessibles pour mobiles, nous décidons pour l’utilisateur quel est son réel besoin sans prendre en considération qu’il pourrait décider de consulter un contenu que nous jugeons inutile pour lui.

Finalement, le fait d’avoir un site pour mobile et un site pour appareils «réguliers» implique que chaque page a son propre URL, donc des contenus identiques sont dédoublés. Ce n’est pas un problème majeur, mais il y a des irritants, comme dans les moteurs de recherche ou bien lorsqu’un lien mobile est transféré à un utilisateur d’appareil standard et qui sera forcé de consulter le contenu en version mobile.

Avantages

Il n’y a pas que des inconvénients aux sites mobiles. Un des avantages de cette méthode est l’optimisation. Effectivement, puisque l’on crée un site spécifiquement pour appareils mobiles, il devient possible d’optimiser le code de façon à limiter l’usage souvent restreint de bande passante des appareils.

Les pages sont alors plus rapides à charger et la navigation peut être plus agréable. Parlant de navigation, il est aussi possible de revoir complètement l’approche de navigation à l’intérieur du site pour mettre à profit des fonctions de l’appareil ou bien les particularités de l’écran tactile.

Contrairement à l’approche du design adaptatif, celle-ci repose sur le SGC et des méthodes de détection du fureteur (user agent) qui comportera des gabarits qui seront conçus pour les appareils mobiles. Ainsi, on retrouvera un code HTML, des JS et autres CSS et images qui seront conçus pour les mobiles, d’où la mention d’optimisation.

On peut aussi, dans un site mobile, intégrer la notion de «contenu différencié», donc que l’on décide quel contenu sera visualisé sur mobile en opposition à celui présenté sur le site régulier. Mais attention à la balkanisation!

  • Le site peut être optimisé pour mobile et comporter des gabarits plus légers et des images de plus petite taille, limitant la charge et facilitant le téléchargement sur les réseaux mobiles;
  • Le site étant indépendant du site régulier, on peut sélectionner certains contenus qui ne seront disponibles que dans une version ou l’autre;
  • La gestion de projet peut être simplifiée et il est possible de créer un site mobile une fois le site régulier conçu car l’impact en l’un et l’autre peut être minimal;
  • On peut créer un site mobile qui comporte une application (type HTML5) permettant de faire du transactionnel.

Inconvénients

  • Des erreurs de conception peuvent créer de forts désagréments pour l’utilisateur, par exemple, de forcer l’utilisation de la version mobile;
  • Un utilisateur de tablette avec une résolution élevée ne désirera pas nécessairement utiliser la version mobile qui lui sera imposée par défaut;
  • Tout le contenu du site devrait être accessible en version mobile et régulière, ce qui n’est pas toujours le cas;
  • Il faut souvent dédoubler la gestion du site (version mobile et standard);
  • Certaines technologies ne supportent pas bien la création de sites mobiles (cas vécu…);
  • Il y a un risque de balkanisation du Web.

Responsive design ou design adaptatif

Présentée en 2010, mais popularisée principalement en 2011 par Ethan Marcotte#, la technique du design adaptatif, mieux connue sous le vocable anglais de «Responsive Web design» est une approche permettant d’adapter le contenu à la largeur de l’écran de l’utilisateur, sans tenir compte de l’appareil utilisé.

Figure 2: Le responsive Web design est une technique permettant d’afficher une même page Web de façon différente selon la largeur de l’écran de l’utilisateur.

La technique

Techiquement, c’est relativement simple (en théorie). Le principe se base sur l’adoption récente des dernières technologies Web, comme le HTML5 et le CSS3 par les fabricants de fureteurs.

Tel que présenté dans la figure 1, la technique repose sur l’utilisation d’une différenciation par CSS de la largeur de l’écran (en utilisant les media queries). Ainsi, on pourra appliquer des feuilles de styles selon la largeur de l’écran et afficher ou cacher, disposer différemment ou modifier l’apparence des éléments de contenu de la page.

C’est le paradis, alors!

L’un des avantages indéniables de cette approche, c’est qu’un seul et même site s’adapte au besoin, selon l’écran. Aucune détection particulière du navigateur ou de l’appareil, un seul URL par page. Bref, ça pourrait être le paradis!

Ce n’est pas toujours le cas…

Mettre une approche de design adaptatif dans un site n’est pas toujours de tout repos. L’expertise est encore jeune, de nouvelles approches sont annoncées chaque semaine (ça nous rappelle un peu la période début 2000 où on abandonnait les tableaux pour faire le positionnement en CSS pures). Bref, c’est une méthode récente qui évolue sans cesse et rapidement.

De plus, un gros inconvénient, c’est le code. Si un seul et même site sert les appareils lourds et les appareils légers (mobiles), on a le même rendu HTML et tout ce qui suit (JavaScript et images). Bon, il existe des techniques complexes pour éviter le téléchargement inutile d’images, mais c’est encore assez complexe.

On se retrouve donc avec un site ajusté pour mobiles, mais qui n’est pas optimisé.

Avantages

  • Permet de transposer l’ensemble du contenu d’un site en format adapté pour mobile simplement par l’utilisation de CSS;
  • Il n’est pas nécessaire de modifier le système de gestion de contenu (SGC), ce sont les gabarits qui feront l’ensemble du travail;
  • Il n’y a pas de gestion en double du contenu;
  • Permet d’optimiser l’affichage pour des largeurs d’écrans et non des appareils, ainsi on évite des écueils des différentes plateformes technologiques;
  • On ne retrouve pas le contenu sous deux URL différentes car c’est la même page qui s’affiche dans tous les cas;
  • Les coûts récurrents de maintenance sont réduits par rapport à la création de sites mobiles distincts.

Inconvénients

  • Il ne s’agit pas d’une «optimisation du site pour mobile», car le HTML et les codes JS demeurent les même que pour un site non-mobile, impliquant une surcharge de poids et une lenteur possible du chargement de la page;
  • Il faut que le design adaptatif soit pris en considération dès le début du projet par l’équipe de conception pour créer l’ergonomie, le design et le code en conséquence, en plus d’adapter la gestion de projet;
  • Il peut s’avérer très lourd de faire la gestion de plusieurs CSS en même temps et les impacts du redimensionnement peuvent être parfois difficiles à prévoir et demander plus de temps de corrections;
  • C’est une approche qui peut engendrer des coûts supplémentaires lors du développement, principalement si l’équipe de travail est peu familière avec le design adaptatif, ce qui tend à diminuer une fois l’équipe bien formée;
  • Il n’est pas possible d’afficher le site en «format régulier» car l’affichage s’adapte selon la largeur de l’écran automatiquement.

Design adaptatif «optimisé»?

Depuis peu, on parle de solutions hybrides, où on inclurait des approches de sites dédiés au design adaptatif. Cette méthode hybride est nommée «Responsive Web design with Server Side components», mieux connue sous le vocable RESS.

Le développement d’application pour mobile

On parle d’application pour mobiles, du type de celles que l’on retrouve dans les AppStores, les magasins d’applications en ligne. Celles-ci sont conçues pour des technologies spécifiques (iOS, Android, WindowsPhone7 ou BlackBerry). Luke Wroblewski parle de «Device experience», une approche plus large qui englobe plus que seulement le mobile.

Dans le cas qui nous intéresse, les applications peuvent s’avérer fort intéressantes dans certaines situations principalement lorsque l’on doit transiger avec la clientèle (transactionnel) ou bien pour mettre à profit certaines fonctionnalités de l’appareil (contacts, GPS, stockage, méthodes de saisies des données, gyroscope…).

Malgré tout, il faut se demander quel est l’intérêt pour une organisation gouvernementale de développer elle-même une application. Les coûts de conception et d’entretien peuvent facilement monter en flèche et il peut s’avérer difficile de faire la maintenance vu la variété d’appareils ou de versions de systèmes d’exploitation sur le marché. De plus, le développement d’applications par les organismes gouvernementaux va plutôt à l’encontre de l’orientation d’ouverture des données publiques qui permet aux citoyens et aux entreprises de créer des applications à partir de ces données.

Avantages

  • Permet d’optimiser au maximum l’utilisation des fonctions de l’appareil mobile et l’interface utilisateur;
  • Les applications sont spécifiques et peuvent s’avérer fort utiles pour certaines clientèles spécifiques.

Inconvénients

  • Il faut développer pour une technologie spécifique ou dédoubler le travail pour toutes celles que l’on désire supporter;
  • Une application pour téléphone sera mal affichée sur une tablette et nécessitera un nouveau développement;
  • Il faut maintenir l’application à jour;
  • Il s’agit d’un développement complet, avec tout ce que ça implique.

Avant d’aller plus loin, je vois poindre les commentaires au sujet des applications HTML5, comme quoi c’est une option viable. Effectivement, il faudrait penser à regarder de ce côté.

Dans les faits, si je ne m’abuse, c’est ni plus ni moins un site dédié dans lequel on retrouve une application (en HTML5), non?

Données ouvertes et API

L’ouverture des données publiques n’est pas, à proprement parler, une approche pour mobile. Effectivement, on parle ici de rendre disponible diverses données spécifiques, via un site dédié ou bien par l’utilisation d’API («Application programming interface») à des développeurs externes du gouvernement qui pourront alors les utiliser dans leurs développements informatiques.

Ainsi, contrairement à toutes les autres approches présentées, au lieu de faire le travail de mobilité, on propose ici d’offrir les données de façon à ce qu’une autre entité puisse développer une application, un site ou autre en utilisant des données que l’organisation rend disponibles.

Il est impossible de déterminer quels seront les produits développés à partir des données ouvertes, ni même quelle en sera leur utilisation, c’est pourquoi on devrait considérer cette approche comme étant complémentaire à toutes les autres.

Oh, et une partie du boulot a été déjà faite, par le biais du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec (ne manque que la variété des données qui viendra avec le temps).

Finalement, peu importe la solution de mobilité choisie, certaines données devront être offertes pour que la communauté puisse bâtir des solutions avec ces dernières.

Le choix d’une solution

Choisir une approche mobile, voici maintenant le nœud de l’histoire. Comment fait-on pour déterminer ce qui est le meilleur choix pour notre organisation et notre clientèle? Plein d’éléments doivent être pris en ligne de compte. Premièrement, a-t-on réellement besoin d’une approche de mobilité?

Le premier article de la série est assez évocateur. Oui. Bon, maintenant, on fait quoi?

Je tiens à rappeler que cette série d’articles s’adresse principalement aux responsables de sites du gouvernement, donc d’organismes publics, qui ont comme principal objectif de diffuser de l’information et ce, à moindre coûts et avec un maximum de facilité pour l’utilisateur.

Luke Wroblewski, qui nous a gratifié d’un passage au Web à Québec en février dernier, résume très bien les questions que l’on doit se poser lorsqu’on veut faire un choix.

Il propose trois options:

  1. Responsive Web design (design adaptatif);
  2. Optimisation pour l’appareil (Device experience);
  3. Design adaptatif avec composants serveurs (RESS).

Pour les besoins de la cause, je vais regrouper les options 1 et 3 sous un même nom, soit design adaptatif. C’est ni plus ni moins des solutions de design adaptatif, mais la 3e comporte un volet de détection de l’appareil et des modifications au niveau du serveur. C’est un «design adaptatif aux stéroïdes», si vous préférez.

Là où on a un élément de précision, c’est au point 2, quand LukeW parle de «Device Experiences». Il traite ici une d’approche à la Netflix, où on fait une application selon le type d’appareil utilisé (ex. mobile Android, iOs, ordinateur, console de jeux…). Bref, du développement d’application très poussée.

Compte tenu du contexte gouvernemental du présent article, je me permet de mettre de côté l’approche de développement d’application, onéreuse et complexe.

À moins d’une raison vraiment exceptionnelle, il y a peu de chances que les coûts engendrés par cette approche puissent être justifiables. Il nous reste donc deux candidats: les sites dédiés (non mentionnés par LukeW) et le design adaptatif.

Lequel choisir? Personnellement, je crois que la majorité des sites gouvernementaux seraient nettement plus viables en offrant une interface réactive à la largeur de l’écran de l’utilisateur plutôt que de rediriger vers un site mobile. La raison est simple: les coûts.

Pourquoi favoriser le design adaptatif?

Lors du design d’un site, on doit créer un visuel et les CSS qui y seront appliqués, de toute façon. Prévoir un montant légèrement plus élevé pour intégrer la notion de design adaptatif n’est pas si sorcier et permet de rejoindre facilement nos utilisateurs peu importe leur outil de visualisation.

La création d’un site mobile dédié nécessite une intervention au niveau de la techno, soit sur le serveur. On parle de redirection, de détection de l’agent utilisateur (user agent), de création d’URL et parfois de gestion particulière au niveau du CMS. Bref, des interventions qu’une équipe de communications devra reléguer à celle du développement et que ces équipes devront reléguer souvent, à leur tour, à l’équipe de gestion des serveurs. Vous voyez le tableau.

Un design adaptatif qui ne comporte qu’une détection de la largeur de l’écran en CSS3 est, en théorie, plus facile à implanter. Une fois le tout en place, ça se maintient relativement bien. Par contre, il faut éviter des pièges.

N’oubliez pas qu’un site adaptatif utilise le même code HTML, les mêmes CSS (ou presque) et le même JavaScript. Il n’est pas rare de voir des sites ne passant tout simplement pas sur mobile, comme celui d’un parti lors de la dernière élection provinciale, qui avait un poids moyen de ses pages de 3,6 Mo sur mobile, en design adaptatif.

Plutôt que de voir le site, on avait un message nous avisant que le fureteur était incapable d’afficher le site.

La mort du site dédié?

Non, le site dédié a encore son utilité. Dans certains contextes, il sera préférable de choisir cette approche. Ne serait-ce que pour des sites ou portions de sites impliquant une saisie par l’utilisateur, des applications Web ou de l’affichage de données important.

On pourrait aussi penser à de gros systèmes gouvernementaux complexes qui pourraient nécessiter un volet mobile multiplateformes et optimisé le plus possible.

Certains sites informationnels seraient peut-être aussi susceptibles de bénéficier d’un volet dédié, si on décide de favoriser une portion du contenu plutôt que de rendre disponible l’ensemble de l’information du site, pour des raisons éditoriales ou autres.

Bref, on doit peser le pour et le contre des deux méthodes avant de se lancer dans l’aventure.

Et la suite?

Le prochain article traitera plus précisément du design adaptatif et de son implication, sa mise en place et de cas vécus dans le cadre de projets gouvernementaux. D’ici là, vous êtes invités à laisser des commentaires sur le blogue de E-Gouv Québec!

Thierry Goulet, E-Gouv Québec

Faire des sites pour mobiles – première partie: Pourquoi faire des sites pour mobiles?

4 juin 2012 4 commentaires

De plus en plus, dans les projets Web, nous nous faisons demander s’il faut tenir compte du mobile, et surtout, comment s’y prendre. Puisque c’est une tendance lourde actuellement, E-Gouv Québec a décidé de vous présenter une série d’articles qui pourront démystifier ce qu’est le mobile et comment nous devrions aborder le sujet.

Cette série se découpe en trois volets:

Il est à noter que ces articles sont principalement destinés au personnel de la fonction publique du gouvernement du Québec, mais il est certain que bien des informations pourront être utiles pour bien d’autres personnes.

De plus, si vous désirez avoir un cours technique sur les méthodes du design adaptatif, vous n’êtes pas au bon endroit. Elles seront abordées en survol, sans plus. Je vous invite à faire quelques recherches plus poussées et peut-être même de regarder des «frameworks» si le coeur vous en dit!

Première partie: Pourquoi faire des sites pour mobiles?

C’est indéniable, on ne peut plus se cacher la tête dans le sable, le mobile est là pour rester. Effectivement, depuis la sortie du premier iPhone de Apple, il y a eu une révolution dans le monde de la consommation d’Internet sur petits appareils.

Alors, pourquoi doit-on faire de sites pour ces appareils? parce que nos utilisateurs sont de plus en plus sur ces plateformes. Selon les calculs, les pays, la langue ou tout autres facteurs, d’ici quelques années, le nombres de bidules électroniques branchés nous permettant d’accéder au Web dépasseront les ordinateurs de bureau. Ainsi, on passera plus de temps et consultera plus de sites sur nos tablettes, téléphones, consoles de jeux portables ou toute autre future variante.

Donc, ça va de soi, nous devons nous assurer que nos sites soient le plus possibles utilisables et adaptés à cette clientèle grandissante. Et détrompez-vous, ce ne sont pas tous des jeunes! Pour preuve, le président Obama a tout récemment déposé une directive obligeant les organisations publiques majeures à offrir des sites pour mobiles d’ici un an! La clientèle justifie le moyen.

Alors, comment s’y prendre? Que doit-on y retrouver? Ces questions, les prochains articles tenteront d’y répondre. Le premier se veut surtout une démystification de ce qu’est le mobile et comment s’y retrouver.

Ok, alors, le mobile, c’est quoi?

La mobilité est une manière relativement récente d’accéder au Web. Traditionnellement, on considérait que l’internaute accéderait au Web par le biais d’un ordinateur de table, avec un écran d’une résolution standard et utiliserait un clavier et une souris.

Une définition simple, voire simpliste, de la mobilité serait la suivante:

Capacité d’accéder au Web sur un appareil tout en permettant à l’internaute de demeurer en mouvement.

Cette définition a plusieurs implications :

  • l’appareil doit être de taille réduite;
  • la méthode d’accès au Web n’est pas définie ou connue;
  • le type d’accès peut être variable;
  • le type d’affichage est variable.

Partant de ce constat, le marché actuel (premier trimestre 2012) est en complète explosion. On retrouve divers appareils pouvant correspondre à cette définition :

  • Feature phone, ou téléphone cellulaire avec fonctions améliorées.
  • Ordiphones ou téléphones intelligents (tailles variables).
  • Tablettes (généralement 10, 9, 7 pouces).
  • Hybrides : Phablets, téléphones intelligents de grande taille ou Padphones, des téléphones qui peuvent être couplés à une tablette.

Figure 1: Un téléphone intelligent, une phablet et une tablette Samsung pour présenter les variantes de tailles. Source Zomgnetwork.com.

Figure 2: Le Padfone®, un padphone de Asus prévu au courant de l’année 2012. Source Asus.com

On pourrait ajouter que de nouvelles technologies pourraient avoir des implications sur ce qu’est la mobilité ou ce que sera la mobilité. On a qu’à penser à la technologie Glass de Google qui pourrait, au même titre que le iPhone en 2007, bouleverser l’univers de la mobilité… ou pas du tout.

Tel que le mentionne Ethan Marcotte, dans son livre « Responsive Web design » :

«… nous concevons pour plus d’appareil, plus de modes de saisie [de données], plus de résolutions [d’écrans] que jamais auparavant. Le Web a évolué au-delà de l’ordinateur de bureau, et on a franchi le point de non-retour. »

Des initiatives, telles que Future Friendly, tente de promouvoir l’ouverture vers l’avenir en concevant des sites qui seront susceptibles de s’adapter aux technologies et aux approches d’accès au Web que l’on ne peut même pas prévoir :

« La rupture ne peut que s’accélérer. La quantité et la diversité d’appareils connectés – dont plusieurs n’ont même pas encore été imaginés – va exploser, tout comme la quantité et la diversité des utilisateurs de ces appareils dans le monde. Nos standards, processus et infrastructures actuels ne pourront tenir le coup. »

Finalement, même le World Wide Web Consortium, via son initiative de mobilité, reconnaît que l’on doit s’assurer d’une portabilité maximale de l’information de façon indépendante de l’appareil utilisé :

«La mission du W3C inclus la nécessité de s’assurer que le Web soit disponible sur le plus d’appareils possible. Avec l’apparition grandissante d’appareils mobiles puissants dernièrement, le rôle du Web comme plateforme de contenu, d’applications et de services prend encore plus d’importance.»

Des fonctions augmentées

L’un des gros avantages de la mobilité, c’est la capacité qu’ont les appareils avec l’ensemble des trucs déjà embarqués. Ainsi, contrairement à un ordinateur de bureau, qui nécessite souvent des ajouts manuels ou bien qui ne possèdent pas tous les mêmes périphériques, on peut considérer que pratiquement tous les appareils mobiles permettent un acccès à ces fonctions:

  • la géolocalisation (GPS);
  • l’appareil photo;
  • le carnet de contacts;
  • le téléphone;
  • les SMS;
  • la reconnaissance vocale;
  • les écrans tactiles…

L’un des avantages indéniables de la mobilité est donc de mettre à profit ces technologies pour aider l’utilisateur à remplir sa tâche. La manière d’utiliser ces fonctions, le moment et les avantages ne feront pas l’objet du présent document car il est difficile de répondre de façon précise à des problèmes encore inconnus et aux méthodes en constante évolution. Voici malgré tout quelques exemples :

  • Alertes par SMS lors que dans une file d’attente (à l’urgence) ou bien lorsqu’un paiement est arrivé (une joie!).
  • Transmettre un document photographié par courriel (plutôt que le numériser).
  • Utiliser le lieu géographique pour trouver le bureau le plus proche (facile, celle-là).

On devrait toujours s’assurer de simplifier la vie de l’internaute. Il est donc souhaitable que soient prises en considération ces technologies lorsqu’un appareil mobile est utilisé pour transiger avec le gouvernement.

Au-delà de la technologie, il y a des gens…

La notion de mobilité va au-delà de la technologie. On parle ici d’une manière totalement nouvelle d’interagir avec l’information, qui peut varier selon des éléments liés :

  • au contexte (le lieu, le temps, l’environnement…);
  • à la technologie;
  • à la tâche à effectuer;
  • à bien d’autres choses…

L’utilisateur qui utilise son mobile le fera généralement pour répondre à un besoin immédiat. Il aura besoin d’une information, de faire une tâche ou bien d’entrer en contact avec quelqu’un immédiatement.

Il est donc important de mettre l’utilisateur au centre et de toujours se rappeler du besoin initial du site. On doit s’assurer que ce qui sera fait remplira le besoin.

L’utilisateur d’un service gouvernemental sur le Web, qu’il soit sur mobile ou non, a un besoin précis. Le site doit y répondre.

Quelle est la situation actuelle du mobile?

Le principal constat que l’on peut faire à la vue de l’écosystème et du marché de la mobilité, c’est qu’il n’y a pas de standard, ni de chemin bien défini. Ce manque de maturité a comme effet que le développement pour mobile est un champ d’expertise en pleine évolution où la majorité des acteurs agissent par essais et erreurs.

L’utilisation des appareils mobiles est exponentiel. Comme le démontre des sondages de la firme Ipsos, la pénétration des appareils intelligents a crû de 10% soit à 34% en janvier 2012, pour une période de seulement six mois.

Effectivement, le marché des téléphones mobiles se convertis rapidement des téléphones traditionnels (feature phones) aux téléphones intelligents (13% d’augmentation) et aux tablettes (66% d’augmentation).

De plus en plus d’utilisateurs d’ordinateurs de bureau faisant face au besoin de changer leur appareil se tourne vers des tablettes, ce qui change la donne. Le prochain graphique démontre l’évolution des marchés au cours des dernières années, on y remarque notamment que, pour la première fois, le marché des PC est en déclin et se partage approximativement 50/50 avec le marché mobile, qui, lui est en explosion.

Figure 3: Évolution du marché traditionnel versus les marchés mobiles au cours des dernières années. Source gigaom.com


Que doit-on en conclure?

Voilà, que faut-il conclure de tout ce charabia? En fait, le mobile est là pour rester, et il est éclaté, voire complètement anarchique. Ainsi :

  • le marché est en constante évolution et en changement, au profit des appareils mobiles;
  • il n’y a pas de standards de conception, de systèmes d’exploitation, de tailles d’écrans ou bien de fonctionnalités;
  • le Web mobile est là pour rester et les utilisateurs seront de plus en plus nombreux à accéder au Web par mobiles;
  • les appareils mobiles disposent d’avantages indéniables et de limitations parfois fâcheuses…

Ainsi, il n’y a pas de standards sur la conception de sites pour mobiles, mais on se doit de satisfaire cette clientèle grandissante. Le prochain article vous présentera les choix qui s’offrent à vous pour concevoir vos sites pour mobiles, car, même Barack Obama le dit: les grandes organisations doivent faire des sites qui seront utilisables pour téléphones intelligents!

Ne manquez pas le prochain article sur le même sujet :  Quelle sont les options techniques?

Thierry Goulet, stratège Web, Gouvernement du Québec
Collaboration spéciale

———–

Biographie de Thierry Goulet : Thierry est stratège Web au gouvernement du Québec. Il est un passionné du Web, des technos et, surtout, il tente de faire avancer le gouvernement dans son utilisation des technologies pour rendre des services aux citoyens. Vous pouvez aussi le lire  sur son blogue.

%d blogueurs aiment cette page :